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ouverts pour l'ameublement de Meudon (17). Le sculpteur Bénier remplace aux frontons les armes mutilées du grand dauphin par les insignes de l'empire. A l'automne de cette année, on arrache les derniers débris de l’ancien parterre du Château Vieux: « de vieilles Bordures en Buis, des souches D'ifs et de vieilles Charmilles qui existaient sur L'Emplacement destiné à faire le Prolongement de L'esplanade du Palais de Meudon (17). »
En 1811, quatre-vingt-dix mille francs, encore, sont alloués pour compléter le mobilier. Devant le palais, on refait le bassin de l’orangerie (16).
Le palais restauré comprend, au rez-de-chaussée, qu’à présent l’on intitule le Grand Entresol, deux Appartements de Prince. A l'étage noble, l'appartement de Leurs Majestés se trouve situé exactement comme celui du grand dauphin: la Salle des Gardes est transformée en Grande Salle à manger; la Grande Antichambre est devenue le Grand Salon et la Petite Antichambre, le Deuxième Salon (voir fig. 27). La Grande Chambre à Coucher, la Galerie et le Cabinet n'ont perdu ni leur nom ni leur destination.
L'Arrière-Cabinet de Monseigneur est changé en salle de bains. La chambre qui ouvre sur le parc est maintenant la Deuxième Chambre à Coucher; et les deux pièces contigués, cabinet et garde-robe, fondues en une seule, sont intitulées Petit-Salon-Cabinet. La troisième chambre du grand appartement sert de seconde salle à manger. Trois Appartements de Princes occupent ce même étage. Au-dessus, une série de logements est affectée aux Grands Dignitaires.
Le mobilier du palais, dont les premières commandes datent de 1807, est au complet vers la fin de 1811. L’excellent inventaire qui en fut dressé alors est un précieux document sur l’ameublement et la décoration de style empire.
Ce qui frappe le plus les contemporains (18) dans cet ensemble splendide, qu’ils célèbrent à l'envi, et son caractère