INCENDIE DU CHATEAU NEUF (31 JANVIER
Si les Archives Nationales offrent une mine de documents inédits sur les résidences royales pendant la Restauration et la Monarchie de juillet, il n’en est pas de même en ce qui regarde le Second Empire. Certes, les pièces de comptabilité ayant trait aux palais impériaux forment aux Archives de volumineux dossiers ; mais l'intérêt de ces mandats de paie- ment et de ces récépissés, tous imprimés, et ne portant qu’un chiffre, une date et des signatures, est nul. Toute correspondance officielle, tout mémoire de fournisseur ou d’entrepreneur, tout inventaire à disparu. Cette lacune considérable est-elle due aux incendies de 1870 et 1871 ? C’est probable, et presque sûr, au moins quant aux inventaires.
De 1852 à 1860, date de sa mort, Jérôme Bonaparte, ex-roi de Westphalie et président du Sénat impérial, occupe Meudon, où la reine, sa seconde femme, avait déjà passé l'été de 1812. De la mort de ce prince à la chute du régime, son fils, le prince Napoléon, gardera la jouissance de Meudon. C'est là que la princesse Clotilde, fille du roi Victor-Emmanuel, mettra au monde son second fils, le prince Louis, le 16 juillet 1864.
« Les environs de Paris illustrés » (1) d'Adolphe Joanne, ouvrage publié en 1856, contiennent une agréable peinture de Meudon au début du second empire :
«On monte par plusieurs degrés au vestibule, dans lequel