Gallia Purpurata, op. cit., p. 608 et seq
7. André du Chesne, Les antiquilez etrecherches des villes, chasteaux etplaces plus remarquables de toute la France. Paris-Petitpas, 1609, p. 286.
8. Jacques du Breul, Le Théâtre des Antiquitez: de Paris, 1639. Supplément, p. 90. :
9. Œuvres complètes de Michel de L'Hospital, Chancelier de France. Paris- Boulland, 1825. Livre 1°*, Ep. 16.
10. Il semble intéressant de reproduire ici une série de textes d’époques et de valeurs diverses relatifs à la grotte de Meudon. Plusieurs d’entre eux ont déjà été publiés par M. Louis Dimier dans son bel ouvrage consacré au Primatice, mais les apports supplémentaires nous fourniront des précisions nouvelles,
Vasari : « Le Vite dei piu celebri pittori, scultori ed architetti » (Florence- Salani, 1905. p.988 et 989) : « Ha fatto il Primaticcio infiniti ornamenti al cardinale di Lorena in un suo grandissimo palazzo chiamato la Grotta ma tanto straordinario di grandezza, che a somiglianza degli antichi cosi faiti edificj potrebbe chiamarsi le Terme, per la infinità e Srandezza delle logge, : scalé e camere pubbliche e private che vi sono, E, par tacere l’altre particolarità, è bellisima una stanza chiamata il Padiglione per essere tutta adorna con partimenti di cornici, che hanno la veduta di sotto in sù, piena di molte figure, chescortano nel medesimo modo e sono bellissime.Di sotio è poi una stanza grande con alcune fontane lovorate di stucchi e piene di figure tutte tonde e di spartimenti di conchiglie e altre cose marittime e naturali ; che sono cosa maravigliosa e bella oltremodo; e la volta à similmente tulta lavorata di stucchi ottimamente per man di Domenico del Barbiere, pittore fiorentino, che è non pure eccelente in questa sorte di rilievi, ma ancora nel disegno onde in alcune cose che ha colorite, ha dato saggio di rarissimo ingegno. Nel medesimo luogo ha lavorato ancora molte figure di stucco, pur tonde, uno scultore similmente dei nostri paesi, chiamato Ponzio; che si è portato benissimo. »
Un manuscrit découvert par Benjamin Fillon et attribué à Palissy compte un passage relatif à Meudon, C’est le « Devis d’une grotte pour la Reine mère du Roy ».s, d. (Beriy. Topographie historique du vieux Paris. Paris. Imprimerie Impériale, 1866.T, II, p. 42).
« La Royne mère m'a donné charge entendre si vous lui sçauriez donner quelque devis ou portraict ou modelle de quelque ordonnance et façon estrange d’une grotte qu’elle a voulu fère construire en quelque lieu délectable de ses terres ; laquelle grotte elle prétend édifyer, enrichir et aorner de plusieurs jaspes estranges et de marbres, pourfires, couralz et diverses quoquilles, en la forme et manière de celle que monseigneur le cardinal de Lorraine a faict construire à Mudon.…
« Demande, Et pourquoy dis-tu qu’elle seroit de plus longue durée que
celle de Mudon ?
« Response. Parce que les enrichissemens en dedans de celle de Mudon
sont cymentés et placqués, rapportés de plusieurs pièces, lesquelz seront subgects a estre desrobés au changement des seigneurs du lieu ; mais il ne sera pas ainsi de celle qui sera faicte de mon art, parce que toute l’œuvre de terre qui sera pardedans sera massonnée et lyée avecques la muraille du dehors... » f
La grotte du parc des Tuileries, créée par Palissy en 1570, fut ornée de de grandes sculptures en terre émaillée, mais aussi de divers caissons désignés comme : « La plasse là où l’on peult mestre des émailles de terre cuyte ».Le dessin qui en subsiste dans la Collection Destailleur, est très explicite.
André du Chesne, Les antiquitez el recherches des villes, chasteaux et places plus remarquables de toute la France. Paris-Petitpas, 1609. p. 236... « feu M. le Cardinal de Lorraine y fit dresser (à Meudon) dans le bois vne admirable et merueilleuse grote enrichie d’appuis et d’amortissemens de pierre taillée à iour, a petites tourelles tournées et massonnées à cul de lampe (ce dernier point montre une confusion évidente avec les tours du château), pauée d’vn paué de porphyre bastard (mosaïque), moucheté de taches blanches, rouges, verdes, grises, et de cent couleurs differentes, netloyée par des esgouts faits à gargouilles et muflles de Lion : le frontispice a grandes colomnes canelées et rudentées, garuies de leurs bases, chapiteaux, architraues, frises, corniches et mouleures de bonne grace et juste proportion : le vase et taillouer soutenu sur les testes des Vertus approchâtes à la moyenne proportion des colosses, enrichies de fueilles d’Acanthe, et Branche vrsinn, pour soustenir le plinthe de ce bastiment, si bien conduit, et si bien achevé qu’il n’eust pas sçeu rougir pour les antiques si les troubles n’y eussêt fait d’irréparables ruines ces dernières années, et sur tout aux tuiaux, qu'elles ont rôpus. »
Le P. Bouteroue (« Le petit Olympe d’Issy, à la Royne Marguerite Duchesse de Valloys », 1609. p. 5).
NS
. « Mais surtout Meudon se recrée De voir au plus haut de son front La Grotte jadis consacrée,
AVX MVSES de HENRY SECOND (1)
Grotte de marbre et de porphire, Ou l’artifice a contrefaict
Vn rocher que Nature admire
Ei croit qu'elle mesme la faict, C’estoit bien l’age d’or à l'heure Que ce Roy libéralement
Donnoit aux muses pour demeure,
Va si superbe bastiment, »
Goelnitz (Ulysses belgico-gallicus, Leyde, 1631.p. 170-171):
« Intus Grotta elegantis structuræ improviso adventantes adspergens. Conclavia marmoreis statuis ornata. Ibi Parisii in marmoreo speculo ad caminum ostenduntur. Hic e marmore Julius Cœsar, Octavius Tiberius, Caligula, Nero, Otto, Aristoteles, Demosthenes, Cicero videntur, Omnia olim elegantiora priusquam Gallia intestinis bellis mota et hic furiarum vestigia posuit. »
Le Roy, curé de Meudon (op. cit.) :
« … nec domus ulla est
Queæ tot marmoreis niteat, pictisque figuris, Est & Aristotelis vultus, vultusque Platonis Spectandus Pario de marmore, marmore ipso Et cernenda datur populosa Lutetia latè
Que se oculis offert...
Est termis sacratus honos, musisque dicatus Henrici, Regis, patris patriæque secundi Splendidius illo tectum non visitur usquam, Turris Ronsardi, Turris Meduana per hortos, Per sylvas adeunda tibi est, sunt dœdala lucis Obvia, Phæbus & hic Musæ Driadesque puellæ Sedes fixere, & lœtas duxere choreas. »
Lebeuf, au xvur siècle (loc. eit., T. III, p. 234) : « Dans la grotte étoit Pinscription : Quieti et Musis Henrici II, Galliæ PR, PP. PPS. »