‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 18 sur 61 · Saint-Simon, t. XIII, p. 86. Narbonne, Journal , p · texte numérisé non relu

Saint-Simon, t. XIII, p. 86. Narbonne, Journal , p

10. S.iint-Simon parle de « l'appartement bas de Monseigneur, où M. le duc d'Orléans était mort et que M. le Duc avait eu ensuite » (t. XVI, p. 260); et Villars nous apprend, en mars 1728, que « le Roi donna à M. le duc d'Orléans l'appartement qu'avait M. le Duc » [Mémoires du maréchal de Yillars, éd. Vogué, t. V, p. 124).

1 1. Les travaux ont commencé en 1712. L'état des « ouvrages à faire » pour cette année prévoit une dépense de 80.000 livres pour la décoration de marbre, sculpture et dorure du « nouveau salon près de la Chapelle » (Archives Nationales, O1 1795).

12. Il n'y a plus que trois fenêtres du côté de la cour de la Chapelle, depuis que l'aile de Gabriel, plus large, a remplacé celle de Le Vau; l'équilibre architectural du Salon d'Hercule y a gagné. Cet élargissement était, d'ailleurs, prévu dans les plans de reconstruction de Mansart.

i3. L'installation des figures de la Gloire tenant le portrait de Louis XV, par Vassé, et de la Magnanimité, par Bousseau, est de 1730, d'après un feuillet descriptif détaché d'un album du Roi (Cabinet des Estampes, Va 364).

14. Les paiements à Vassé pour le Salon d'Hercule vont de 1729 au 18 juillet 1736. Le détail n'est donné que pour les « ouvrages de bronze doré d'or moulu qu'il a faits pour la cheminée du Salon de marbre près la Chapelle » et qui ont été payés 9.230 livres (Archives Nationales, Ol2236). Ils comprennent l'admirable tête d'Hercule au centre de la cheminée et probablement le cadre qui la surmonte. Le marbrier du salon est Claude Tarlé.

i5. La première mention que j'ai rencontrée du sieur « Verberckt », en association avec les anciens sculpteurs des Bâtiments, est de l'année 1730, pour travaux à Versailles dans l'appartement de la Reine. Une mention plus précise est faite, au 20 octobre 1732, pour des travaux de Marly (0'223o, 22Jh). En 1733, Verberckt travaille encore avec Le Goupil; en 1734, son nom parait tout seul dans les diverses maisons royales où fonctionne son atelier (0*2233, 2234). Jacques Verberckt a dans Jal une biographie complète. Né à Anvers en 1704, venu de bonne heure à Paris, où il s'est marié deux fois, la seconde fois en 1735 avec la fille du sculpteur Le Goupil, nommé lui-même sculpteur du Roi, logé au Louvre, il a été agréé à l'Académie royale de peinture et de sculpture, le 3i janvier 1733.

16. Bruzen de La Martinière, Grand dictionnaire géographique, Paris, 1741, t. VI ; art. Versailles.

17. Le portrait de Louis XIV, jadis au Salon de l'Abondance, fut retrouvé par l'anglais Craufurd dans une de ces échoppes parisiennes que la Révolution avait remplies à vil prix d'objets précieux; au retour de Louis XVIII, cet amateur l'offrit au Roi. (V. la notice de Barrière sur Craufurd, en tète des Mémoires de Madame du Hausset, éd. Didot, p. 27, où le tableau est attribué à Le Brun).

18. Archives Nationales, 0'2229. Fernand Engerand, Inventaire des tableaux commandés et achetés par la direction des Bâtiments du Roi {1709-1792), Paris, 1901, p. 280. Éloge de Le Moyne par le comte de Caylus, lu à l'Académie royale le 6 juillet 1748, dans les Vies des Premiers Peintres du Roi depuis M. Le Brun jusqu'à présent, Paris, 1752, t. II, p. 102.

19. Vie manuscrite de François Le Moyne, par D. Nonnotte, publiée par Jules Gauthier dans le vol. XXVI de lu Réunion des Sociétés des Beaux-Arts, Paris, 1902, p. 528-529.

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