CHAPITRE SIXIEME
1. Les beaux projets du plafond de la Reine sont aux Archives Nationales, O" 1773. Ils sont en couleur et portent la date du 29 août 1770. Un d'eux comporte une grande peinture centrale ayant pour sujet le char d'Apollon. Le même carton contient un plan détaillé de Gabriel, pour l'installation de la Dauphine dans l'appartement et les cabinets de Marie Leczinska.
2. Archives Nationales, O' 1800. Ce dossier comprend la pièce suivante dressée par Lécuyer, le 19 août 1770 : »
« État de ce qu'il en coûtera pour refaire tous les ornements et figures du plafond de la chambre de Madame la Dauphine, à l'exception des quatre cartels sur les faces à conserver, qui sont en carton et fort bons, — suivant les détails très justes des sr" Rousseau et Brancour, ce dernier ayant opéré sur l'ancien mémoire, qui a été arrêté et payé il y a plusieurs années. — Au sr Rousseau, pour les sculptures et architectures en carton: 16.400 I. ; en maçonnerie, échafauds, menuiserie, serrurerie, charbon et lumière: 4.6001.(21.000 livres). — Au sr Brancour, en dorures neuves et raccordement des anciennes : 20.65o 1. ; dorures neuves sur plusieurs portes et croisées, grattage, charbon, lumière et autres: 5. 000 1. (25. 65o livres). — Au sr Vernet, pour différentes peintures à faire et à rétablir, 4.000 livres. — Total : 5o.65o livres. — Lesdits Rousseau et Brancour demandent six mois, pour faire les ouvrages ci-dessus, et 8.000 livres tous les mois à commencer à la fin de celui-ci, ne pouvant s'en charger qu'autant que ces conditions auront lieu. »
3. La présence, à côté des armes de France, des armes de Navarre, que Soulié a prises pour celles d'Autriche (t. II, p. 168), lui a fait croire que les hauts-reliefs des angles remonteraient à l'époque de Louis XIV et au plafond fait pour la reine Marie-Thérèse. Nous avons vu que le plafond a été refait en 1735 pour la fille du roi de Pologne, et il eût été naturel de penser que l'aigle bicéphale introduite dans les angles se rattachait à la dauphine Marie-Antoinette. — L'ameublement de la chambre royale est décrit, d'après les anciens inventaires, dans mon étude sur Le Mobilier de Marie-Antoinette (Galette des Beaux-Arts de 1896, t. II, p. 89-102).