RÉSISTANCE DU BOIS DE CHÊNE
Les bois peuvent résister à des forces perpendiculaires à leur axe, ou bien à des forces d'allongement et d'écrasement.
Parlons d'abord de la résistance aux forces perpendiculaires à l'axe de la pièce.
Par réquarrissage, on peut retirer d'un bois rond de chêne des pièces ayant pour section principale soit le carré inscrit, soit un des rectangles inscrits. La résistance à l'effort perpendiculaire, au sens des fibres, sera plus considérable dans la pièce rectangulaire que dans la pièce carrée.
La résistance variera suivant la façon dont elle sera soutenue par une ou par ses deux extrémités. Enfin, sui-
(1) De Rumford avait trouvé que les densilés réelles des bois étuvés étaient :
Chêne i53M
Hêtre 1628,4
Peuplier i485,4
* Tilleul i484,6
Sapin 1462,0
vant le mode d'application des poids, sur placeurs points ou sur Qù sfeul, et dans ce derni^ cas, suivant la place de ce point énti'é les deux bouts de 4a tige ligneuse.
M. Barlow a fait entrer ces éléments variables , longueur, largeur, épaisseur de la pièce, poids appliqué, etc., dans des formules dont la solution donne la résistance des bois, dans toutes les circonstances. Une seule donnée de ces formules ne varie pas, c'est ce que M. Barlow nomme la constante de chaque ôâpèce ligneuse, constante qui a été déterminée par lui avec le plus grand soin.
L'ordi^ de résistance des bois, jusqu'à la limite de la rupture, sera celui de leurs constcmtesy quand ces bois seront essayés dans les mêmes conditions. Le tableau suivant indiquera donc le rang du chêne, au point de vue de la résistance de son bois, aux efforts perpendiculaires , jusqu'à la limite de rupture :