‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 65 sur 129 · ao · texte numérisé non relu

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Il est toujôws facile, avec un peu d'habitude, de f eçonnaître i& boJB de chêne recrut, l^orsque plusieurs çi^ples

ont pBasé mur cette matière^ noua aVooas yu qm Q'oat; plus difflcitd. Quaûiû le bois est très-^divâé ^ iorsqu'U tmt p$r exemple à l'état de sciiai^, TaiabàiTaô peut être coosidèrable» Il semble que ce soit là une questioa \)im miuce, et d^une bien rare opportunité : c'est vrai ; il peut arriver cependant qu'en expertise légale, il puisse être utile de savoir distinguer la sciure de bois de chêne de celle des bois les plus communément employés , comme le hêtre , le saplû , le châtaignier, Tonn-e , etc. Nous nous sommes livré à <5ette recherche , et nous consignons î<5i les résultats principaux auxquels nous, sommes arrivé , à titre Ûb renseignements ou da curiosité.

Los réaetils que Ton peut employeur pour la distinction de la sdu«e un éhène de «elle des antres essenees, soqt ceux qui ^mmuniqiïent À cefs matières des colorations différentes. Lei^ acides étendus , las solutions alcalines ^ produisent ces résultats. Cependant oes sabstancaB isç «iraient parfaiteipaent oonvenir à la recherche (Jont nous parlons, parce qu'il est souvent difflcile d^ propor*tionner la quantité du réactif à la quantité de matière ligneuse, et qu'on p^çut ainsi arriver à produire des teinter variées avec la même sciure et le même réactif.

L'eflai)ioi de réactife ga?eu3( n'offre pas oes inconvénients ; ils déterminent toujours te$ même^ t^int^s pwr le m^pa^ temps d'^i^on.

Si l'on place, pw exemple, sur d«s plaques .d© verre , disposées sous uiaeetedie, de petites quantités de sciures de difTérents bois ; si l'on introduit sous cette cloûh^e un petit verre & expérience ou une capsule contenajnt le mélange 4'acides qui coastitue Teau régale , Je? vapeurs nitreus^ qui se d^égag^nt lentement de -çù Jiquid^ réa- ^ent ientement aus^ sur les matières Ugn^^oses et 4es <K)lor<eat div^ement^

Si, au lieu d^eau régale, on introduisait sous la cloche un peu d'iode, les vapeurs de ce corps produiraient aussi sur les bois en poudre des teintes particulières.

Il en serait de même d'un mélange d'acide chlorhydrique et de peroxyde de manganèse, même à froid.

Enfin les vapeurs d'une solution concentrée d'ammoniaque détermineront aussi des réactions spéciales.

Ce sont ces quatre réactifs gazeux que j'ai employés : vapeurs nitreuses, vapeurs ammoniacales, vapeurs d'iode et de chlore.

Ce qu'il y a d'avantageux, c'est que l'on peut non-seulement user de chacun de ces réactifs isolément, mais qu'on peut aussi les faire se succéder les uns aux autres dans des ordres difiérents., et obtenir ainsi un nombre fort considérable de réactions, dont quelques-unes sont suffisamment caractéristiques.

Rien n'est plus facile que de distinguer la sciure de bois de chêne de celles du frêne, de l'orme, du hêtre, du buis, du pin, du sapin, du gaïac. Sous une cloche en verre, disposez quelques plaques de verre , et sur chacune une pincée de sciure ; placez auprès une capsule pleine d'ammoniaque liquide. Le lendemain , la sciure de chêne sera devenue d'un brun presque noir ; les autres auront peu changé de teinte, si ce n'est le gaïac qui sera devenu ^vert. Cette réaction est tellement caractéristique que des mélanges de sciures de chêne, d'orme ou de hêtre, etc., peuvent ainsi être reconnus.

Malheureusement le châtaignier présente identiquement les mêmes réactions : impossible de distinguer l'un de l'autre ces deux bois à l'état de division. Leur analogie, nous l'avons dit, est déjà très-grande chez les pièces ouyrées et très^anciennes : cette similitude]» en présence de

Taction prolongée des agents atmosphériques et des réactifs, tient évidemment à une grande ressemblance dans la

composition chimique.

Le chlore, l'iode, les vapeurs acides, agissent de la même façon sur le chêne et le châtaignier divisés.

L'action de l'ammoniaque, succédant à celle des vapeurs acides de Teau régale, communique cependant au châtaignier une teinte brune un peu rosée ; mais cette distinction est insuffisante.

Il en est de même de la différence des teintes que reprennent à Tair ces . deux bois divisés , quand on les a successivement traités par l'ammoniaque et les vapeurs acides.

En résumé , les vapeurs ammoniacales suffisent à distinguer le bois de chêne divisé de tous les autres bois, sauf de celui de châtaignier. »

Nous avons dit que la durée du bois de chêne, et son inaltérabilité, étaient les deux qualités qui le faisaient rechercher pour les constructions navales.

Les auteurs qui se sont occupés d'hygiène navale ont établi que le chêne était aussi l'essence ligneuse qui, par ses propriétés hygiéniques, convenait le mieux à l'édilication de ces étroites demeures, où tant d'hommes se trouvent accumulés.

Dès 1832, Forget écrivait : < L'hygiène météorologique d'un navire commence pour ainsi dire sur le chantier : du choix du bois de construction dépend souvent la salubrité future du bâtiment. »

Plus tard, M. le professeur Fonssagrives, dans son Traité

d'hyffiiM 'Mmki, a formulé i^ vpàm^ pe^AÀ» ^n )a prmsant : « Les qa«Utô9 aautiqu^ du bol^ 4q abé96 { nom

dirions presque les qualités hygiéniqu^^, taPt ^16$ Wnt intimement confondues}^ diffèrent suivant unç foulç de circonstances. »

Tant que le chêne ee conserve inaltéré , 19s matières organiques de sa substance ne peuvent avoir d'ûiflu^ci fâcheuse sur la santé des hommes ; et comme ?*egt f^he? lui que les altérations sont les plus tardives ei 1^^ mQîm actives quand eUe9 commencent , r^xceUeno^ dç ses propriété3 nautiques peut avoir pour cpuséqueuce ses qualités

hygiéniques.

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