MATÉRIEL | RENDEMENT
M.) sur pied annuel £ NOMS DES FORETS. a. 2 BOIS D'ŒUVRE bois de marine,|bois de marine.
Edough............. 6.401* 167% 1.7005 Beni-Salah..... CRD 57.750 1.877 »
Ouai-Jroug.......... 90.090 2.900 24.000 Beni-Tour’hal ....... 13.000 440 3.600 Wnad-Tazas "0: » 292 240 Kalf-Gouléa ......... 7.000 244 2.000 Fedj-el-Macta. ....... 15.000 287 3.000 Ouled-Beschia ....... 11.250 366 3.000 Beni-Zondaï......... 15.000 487 4.000 Djebel-Mecid ........ » 146 1.200 Ouled-Dyah......... Ê 187 4.000
L'industrie commençait à faire à cette époque une terrible concurrence à la marine, et à lui disputer les chênes l'argent à la main. Le développement considérable des voies ferrées, l'agrandissement des travaux de mines, et particulièrement le développement de notre commerce de vins exigaient d'énormes quantités des meilleures pièces de chêne. Les fournisseurs rencontraient donc des difficul-
tés de plus en plus grandes à se procurer des bois de marine.
L'enquête faite, en 1849, sur les dépenses de la marine anglaise, signalait aussi la difficulté des approvisionnements en bois de chêne ; le rapport disait: « La contribution du chêne anglais, propre à l'usage de la marine royale, est bornée ; si tout ce qui est annuellement coupé dans les forêts de l’Angleterre était envoyé dans les ports du royaume, cette quantité serait tout au plus suffisante
pour alimenter les besoins de la marine dans la même année. »
Il vint un moment où l'attention du gouvernement fran-
çais se porta de nouveau sur cette question, liée si étroitement à notre état naval.
Le 16 octobre 1858, un décret impérial rappela à l’administration forestière que les futaies de l'Etat étaient autre chose qu’une des sources des revenus publics, et qu’il fallait des chênes à la marine. Comme en 1827, toute intervention de la marine dans les forêts était encore écartée, mais une amélioration considérable était cependant réalisée. L'Etat se cédait à lui-même les bois dont il avait besoin sans intermédiaire onéreux. Voici du reste les
passages les plus importants de ce décret, au point de vue où nous nous sommes placé.