RP
A ——————————#î5 > Sp —— © +
Quercus mbur sessilifiora communis
Note, — Les lignes horizontales n'ind vent que les points extrèmes insi le Quercus cornea nehine et dans la uerous spicata apparaît mul à Java, inclusiveeur des lignes horizon- Ule, n'est pas non plus mortioonelle à l'étendue
dique éspo, puisque ces lignes ne Bésarent que des longitudes
“Quorcus Persion —> .Querous baloot- Quercus dealbata—>
Q: la p pacs ———>
Quereus lamellosa > - Quercus lanceaefolia >.
Quercus spicata > Q iflora S Q. argentata Quercus pruïnusa: > QUES DO Ua — >
Quercus coruea- = Quorous thalassica
Quorcus aliena—
Quorcus serrala-
l'raeLeau D.
Distribution géographique DU GENRE QUERCUS
à la surface dela Terre
DA 2 le HISTOIRE DU CHÈNE re OUT POSER mi, LAN ÿ
D vi & É
l'équateur aux limites septentrionales de la végétation ; mais elles ne sont pas également réparties sur cette large zône. Certaines régions ont le privilége d’en contenir un plus grand nombre. Nous avons déjà montré la pauvreté de l'Afrique et la richesse de l'Asie et de l'Amérique ; nous avons essayé, dans le tableau D, qui représente lhémisphère nord projeté sur le plan de l'équateur, de figurer l'abondance de telle ou telle région en espèces de chênes, à l’aide de teintes graduées ; on à par là une idée d'ensemble de la répartition des chênes à la surface de la terre.
Voici cette distribution numériquement :
Nombre
CONTRÉES. d’Espèces (1).
LT ER Sr an De Ge RÉ PIE ANSE es 94 PROD SUR RAT en Maine Boedenine tee 69 Éd TS de LE. 2e du JOMUE : 2-1 46 PE TE ME eq, AN Eee te ON ar Er 30 A D RL din. ne s MU ete ue ce 29 HE RTE Ne MR EN Tr 2 PO RE 2 27 TION RP EMI TPS TT 26 ie LU OTT IE RO Ra, A 56e AE 23 Provinces du Ceutre-Amérique..:.............. 23 Com AC OIOEMME EE, dons codés» à 2 a Mae RC à 13 Chine PMR 1 n à mode so et dune de do Se 11 EE ie me cc ee ce 10 Nouvean Mettes"2#" #0 2, «, 9 rent ir NÉ MoN et RUE 8 Moluques, Célebes, Philippines. ............... 8 AO PA Us ee en CRU da 6
(4) L’addition donnerait un chiffre supérieur au nombre des espèces, puisqu'un cerlain nombre d’entre elles sont communes à plusieurs régions.
Si l’on compare maintenant le nombre des espèces à l'étendue des territoires, l’ordre précédent sera profondément modifié, et les régions sus-indiquées prendront rang comme il suit :
1 Java. 9 Provinces du Centre-Amérique. 2 Sumatra. 10 Orégon, Californie.
3 Japon. 11 Nouveau Mexique.
4 Mexique. 12 États-Unis de l'Est.
5 Moluques, etc. 13 Europe.
6 Bornéo. 14 Chine septentrionale.
7 Asie-Mineure. 15 Chine méridionale.
8 Perse. 16 Afrique.
Le fait que les chmats chauds renferment plus d'espèces que les froids se véritie donc, pour le chêne, en ne tenant pas compte de l'Afrique. L’Orégon, la Californie, les États- Unis de lPEst, l’Europe, la Chine septentrionale, qui occupent les mêmes latitudes à peu près, se rapprochent aussi sur le tableau précédent, qui indique le nombre d'espèces querciennes, par rapport à l'étendue superficielle.
M. Dalton-Hooker fait observer que si Java, Sumatra, etc, contiennent plus d'espèces que l’Europe, c’est dans ce dernier pays que les variations ou sous-espèces sont les plus nombreuses ; le Quercus robur en est un exemple : sur de vastes étendues, les chênes peuvent en effet aller à la rencontre des causes de la variabilité.
Ce sont les grandes îles de l'Asie qui sont les plus riches ; le Mexique est remarquable aussi, l’Asie-Mineure et la Perse, régions intermédiaires entre l’Europe et l’extrême orient, sont encore des stations privilégiées pour le chêne. Viennent ensuite le Centre-Amérique et les différentes parties de l’Union : l’Europe, on le voit, est presque au dernier rang avec ses 69 formes.
‘ Si les grandes îles de l’Asie sont riches en chênes, il n’en est pas de même dans le Nouveau-Monde. Aucune espèce n’a été signalée ni dans les grandes ni dans les petites Antilles. Cependant les communications sont aussi faciles entre le continent américain et ces îles qu'entre l'Asie et les terres de l’Archipel de la Sonde. La Floride descend vers les Antilles, comme la presqu'île de Malacca descend vers Sumatra ; de plus, le Yucatan semble vouloir aussi rattacher Cuba au continent dont un détroit peu large la sépare. De la grande île espagnole, la communication eût été ensuite aussi facile avec les autres Antilles qu'elle l'est entre Sumatra, Java, Bornéo, etc. Le climat des Antilles était favorable à la rencontre des espèces querciennes de la Floride et de la Géorgie, avec celles du Centre-Amérique, venues par le Yucatan ; cependant pas un chêne n’a traversé les détroits.
L'Europe, au contraire, offre beaucoup d’analogie avec l'Asie ; les stations insulaires du genre Quercus y sont multipliées ; la Grande-Bretagne, l'Irlande, la Corse, la Sardaigne, les Baléares, la Sicile offrent un grand nombre d'espèces. Nous ferons observer ici que Madère, les Canaries, les îles du Cap-Vert, les Açores n’ont pas de chênes et sont sous ce rapport plutôt américaines qu’européennes ou africaines.
Nous avons dit plus haut que les contrées les plus chaudes du globe étaient celles qui contenaient le plus d'espèces, et que cette loi se vérifiait en partie pour le chène. La ligne, qui passerait par les points du globe les plus riches en Quercus, n'offrirait cependant pas un parallélisme parfait avec l'équateur thermal ; si la limite inférieure des chênes ne se confond ni avec l'équateur thermal, ni avec une autre ligne isotherme, la limite supérieure du genre forme au contraire une trace qui
concorde avec une des lignes isothermes du globe ; beaucoup moins élevée en Asie et en Amérique, elle se redresse en Europe sur les côtes de Norwége et atteint le 62° parallèle.
En Europe, les plus belles espèces de chênes et les plus utiles, les Q. robur pedunculata et Q. robur sessiliflora préfèrent les parties tempérées de cette région, et réussissent admirablement dans sa zône moyenne.
Non-seulement le nombre des espèces décroît à mesure qu'on s’élève vers le nord, mais le nombre des individus qui les représentent diminuent aussi. Les chênes deviennent rares au-dessus des grands lacs et du Saint-Laurent (1); ils ne dépassent pas en Suède le 62° degré latitude nord, et dans l'extrême orient on n’en rencontre plus audessus du 40° degré latitude nord.
Presque toujours il est facile de saisir les causes qui font varier l'élévation en latitude des espèces. En Norwége, c’est le Gulfstream qui amène les chênes si haut ; en Écosse, le même phénomène permet aux ehênes verts et aux chênes liéges de vivre en pleine terre à Edimbourg, où la température est humide, et les nuits étoilées fort rares.
Faisons observer, en finissant, que c’est entre 100 et 110° de longitude occidentale, et entre 100 et 110° de longitude orientale, d’un côté au Mexique et de l’autre à Java, mais à égales distances du méridien de Paris, dans les deux sens, que la multiplicité des espèces de chênes atteint son intensité maxima.
(1) Les États les plus favorisés de l'Union, pour le nombre des espèces de chêne, sont, par ordre :
Virginie. Maryland.
Caroline. New-Jersey.
Géorgie. Kentucky.
Pensylvanie. Floride.
"7 De
Les chênes ne sont pas les seules espèces d’un même genre, vivant sous des climats très-divers ; celles du genre Solanum, par exemple, sont éprouvées par des températures encore plus divergentes ; mais peu de genres sont moins modifiés par des milieux aussi différents pour la - chaleur.
Le Quercus robur peduncalata du nord de la Suède est un grand arbre, aussi bien que le Quercus littoralis, qui habite les rivages torrides de Java. Disons cependant que des différences profondes dans la qualité des bois fournis par eux existent entre les chênes des contrées chaudes et ceux des contrées froides, dans la même espèce. Amollis par des climats brülants, hâtés dans leur végétation, aucun des chènes des zones dont la température est très-élevée ne vaut, pour la solidité et la durée, les chênes du nord de l’Europe ou ceux du nord de l'Amérique. Les Anglais ont vérifié ce fait pour des chênes venus dans leurs cultures au Cap.