DS
Et ces torrents d'âme et de vie, Et ce mystérieux sommeil,
Et cette sève rajeunie
Qui remonte avec le soleil ;
Cette intelligence divine
Qui presse, calcule, devine,
Et s'organise pour sa fin ;
Et cette force qui renferme
Dans un gland le germe du germe D'êtres sans nombres et sans fin ;
Et ces mondes de créatures ” Qui naissent et vivent de lui,
Y puisent être et nourriture
Dans les siècles comme aujourd’hui ; Tout cela n’est qu’un gland fragile Qui tombe sur le roc stérile,
Du bec de l'aile ou du vautour ;
Ce n’est qu'une aride poussière
Que le vent sème en sa carrière
Et qu'échauffe un rayon du jour!
Et moi je dis : « Seigneur, c’est toi seul], c’est ta force, Ta sagesse et ta volonté, Ta vie et ta fécondité, Ta prévoyance et ta bonté |
Le ver trouve ton nom gravé sous son écorce
Et mon œil dans sa masse et son éternité ! »