‹ Histoire du cheval chez tous les peuples de la terreChapitre 15 sur 24 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Chevau armorietiiii : Le Oanemaik, leHolstein, 1« TurtaDiiMrg, la BélgiqM,' la BfefièK, la Holtande, le Hanovre m lé KaeUiBMliaqirg; CàsHm âH i

La grande et forte race de chevaux ai ancienne et si renommée du carrossier armoricain occape sur la carte da

monde un espace de huit degrés en\iroii. IN'ous la retrou-' vons en France depuis la Bretagne jusqu'aux vertes vallées du Calaisis» et» en Angielerre, depuis la pomte de Falmouth jusqu'à la Tweed, qui sépare ce royaume de FÉcosse. Nous allons nous occuper ici de quelques contrées spéciales que Fou a ccmsidérées comme le berceau de la forte espèce de tirage, en opposition avec la race légère, dont le berceau est attribué à l'Orieut. Ces deux types , comme tous ceux qui existent sur la surface de la terre, sont le produit du sol et du climat. Comme tous les antres, ils peuvent se modifier en changeant de latitude, ou par les suius ei 1 iu-

teliigeoce de Thomme. H est prouvé maintenaiit qu'on peut fitife descendre la plus pure race de rOrient au deroier degré de la dégénération ou a Tampleur la plus exagérée ; et, si Ton ne peut pas également ramener le grossier cheval de trait au type graeieux du cheval d'Orient* c'est qu'il est en toutes choses plus facile de descendre que de monter.

Fkcilis dcMenms Atemo est, Sed moaregndiim sapetuque adiré td ton», Hocopus, hic labor.

Le cheval qui mérite à tous égards d'être placé en téte de

cette famille est le cheval danois, formant le demi» i aimoau de cette chaîne inaguitique qui, depuis la pointe du Conquête dans la petite Bretagne» longe TEurope maritime jusqu'à la pointe Skogen, au diocèse d*Alborgf et qui, sous le nom de destrier au moyen âge et de carrossier au nôtre, est et fut le cheval de tous les services» soit en paix, soit en guerre. Le Danemark est, comme noos l'avons vu, un pays irès-aacieunement renommé pour sa race c)ievaline» nous avons dit ailleurs que son nom Agnifle : Protfiitee dtô ton* mes de ehemd. Les Romams Ihisaient grand cas des chevaux danois, qu'ils attelaient a leurs clmrs et qui Ibrinaient en grande partie la monture des chevaliers, l'endant tout le moyen âge« le cheval dsoms ftn recherché par les honunes d'armes, principalement comme cheval de tournoi ou cheval de bataille, c'était le grand cheval des légendes, d'où est ^ mm le proverhe i MofU^ sur m grands ckevem. Le cheval danois, en effet, était remarquable p»r sa haute taille, sa tête fière ornée de petites oreilles , son chanfrein busqué, et ses lèvm Met^ipâminHm t» d&k$ un wn^, eemme

disaient les anciens ëcuyers. Son encolure était rouée et majestueuse , ses épaules étaient un peu rondes, ses membres forts^ fiels et bien dessinés» sa crinière et sa qoeoe épaisses et ondoyantes, ses pieds un peu trop larges, ce qu'il devait à Thumidité du sol et des prairies.

Mais ce qai le faisait remarquer snrtoat, c'était son beau poiï pie, tigré on Wanc comme le lait, qui lui donnait un cachet tout particulier et tout différent des autres races. Le cheval danois provenait da croisement des chevaux orien* taux avecles juments indigènes; il est probable que e'é. taient des chevaux venant d'Espagne et de Barharie, chez lesquels dominait la forme de téte que Ton appelle busquée^ ce qui, joint à la consanguinité et \ la mode qui exagère tout, fit arriver cette particularité à un degré tel, qu'elle devint une véritable difibrmité. Les contrées les plus favorables pour l'élève du cheval sont TOldembourg et le Jutland. Ces chevaux à la vaste poitrine, à la démarche altiere, et doués en général de la plus grande docilité, se trouvèrent tout formés quand l'usage des carrosses et des voilures s^troduîsit dans les mœurs publiques , vers le seizième siècle. Aussi, non-seulement les rois et les grands seigneurs en faisaient venir pour traîner leurs équipages, mais, quand l'Europe s'occupa systématiquement de l'élevage du cheval, elle prit pour modèle du carrossier le cheval d.uiois. Le vieil auteur Winier le cite parmi les principaux types d'amélioration pour la formation d'un haras* Quel que soit, en effet, le jugement favorable ou défavorable que l'on puisse porter sur Teflet que ce croisement produisit dans les races européennes, et principalement dans les races françaises, on doit reconnaître que pendant deux siècles environ, ainsi que nous le verrons plus loin, le cheval dout nous avons

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