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fait le portrait convenait merveilieiisernent au service auquel il était deslint). Le beau cbeval danois, par ses qualités, et même par ses défauis» est le carrossier parfait. Getle téte superbement et fièrement porlée, cette ganache mince qui permet a l'encolure le plus beau ramener, ces allures trides et cadencées, celle crinière ondoyante, cette queue attachée hant, ce rein un peu bas qui fait paraître Teo** Golure plus relevée, enfin ce poil si brillant sous l'équipage, tel était, tel est encore le carrossier, mais les carrosses ne sont plus !
' Les rois de Danemark possédaient depuis de longs sièdes près de Copenhague un haras magnifique, ou naguère encore on entretenait près. de deux mille chevaux; ces chevaux étaient marqués par une lettre initiale à une cuisse, et à l'antre par la date de leur naissance. Cette coutume, empruntée k l'Espagne, vient encore corroborer l'opinion que nous avons émise que les premiers producteurs employés, en Danemark étaient des dievaux espagnols.
Le duché de Schleswig-Holstein, qui touche au Danemark, peut lui être comparé pour le genre de son espèce chevaline ; cependant la nature des prairies de cette province donne an cheval des formes plus massives, ei plus d'empâtement dans les extrémités; mais des soins habites, et d'heureuses introductions de types étrangers, ont modifié ces dispositions naturelles. Aussi les chevaux du Holstein se sont-ils tait une haute réputation parmi les espèces carrossières. L'agriculture^ Télève des bestiaux, et Téducaiion du cheval particulièrement, ont fait de remarquables progrès dans celte contrée. L'iFiiporiaûou des chevaux est une des principales branches du commerce; et, grâce aux inialigables et patriotiques efforts du duc de Schleswig-Holstein.
Âugttstenbarg , qui a iolroduil le cheval de pur saDg dans ses Étals, le cheval du Holsteio $*est placé en première ligne parmi les espèces dites du Nord. Nous devons ici rendre UD double bommage au due bippiatre, auteur d'escellenls ouvrages sur la question chevaline, il a encore formé luimême, dans Tilc d Alben, le haras d*Augustenburg. Bien que cet établissement date seulement de quelques années , il compte déjk parmi les plus importants de l'Europe. Le système d'amélioration suivi dans le Holstein est celui de l'Angleterre; pour un esprit judicieux, il n'y avait pas d'autre marche k suivre : les mêmes causes produisent les mêmes résultats dans des circonstances pareilles. Les phénomènes identiques de sol et de climat se relrouveut dans ces deui pays sous des latitudes égales; il n'y avait donc qu'k transporter la race anglaise sur les bords de TElbe, eu la soumettant aux lois qui président à sa conservation, pour la voir se continuer aussi parfaite.
Maintenant, non^^ulement le Holstein sufiit à sa consommaiioii , mais encore, ainsi que nous l'avons dit, il taurnit à l'exportation , concurremment avec le Mecklem* bourg et le Hanovre, une grande partie des chevaux que les Etats inhabiles vont mendier honteusement h leur porte.
Le WMvUmhen} n'était pas spécialement renommé pour ses races chevalines, et encore maintenant Tamélioration qui s'y est développée tienl-elle plus aux soins intelligents et à la volonté terme des souverains de ce pays qu'h ces causes naturelles qui indiquent à l'homme la voie industrielle dans laquelle il doit marcher. Déjà, vers la On du dixseptième .sit cle, des haras avaieiil éié c réés sur les mêmes bases que ceux d'aujourd'hui. Ces haras arrivèrent h un haut degré de pt-ospérilé sous le règne du duc Charles*
Alexandre , et l'exportation des chevaux , signe éclatant de la prospérité hippiqae d'un pays, rapporte au Wurtemberg des sommes considérables.
Les guerres et les invasions vinrent modifier cet état de choses. Ce pays eut beaucoup à souiïrir des troubles qui signalèrent la fin du siècle dernier et le commencement de celui-ci; et, malgré la sollicitude éclairée de Frédéric II, et les sages règlements qu'il ût a ce sujet, la campagne désastreuse de 1812 ruina pour plusieurs années Findostrie chevaline du Wurtemberg. Cependant le gouvernement ne se découragea pas ; des les premiers jours de paix^ les haras furent rétablis et sagement administrés; on comprit que la prospérité hippique tenait à l'écoulement facile et avantageux des produits ; le roi ordonna que ses écuries ne fussent montées qu'en chevaux indigènes, l'exemple de la cour fit loi, comme il est d'usage, et en ptu iraniiées le Wurtemberg fut en état non-seulement d6 remonter sa cavalerie et de faire £ace à tous les besoins du luxe et du commerce intérieur, mais encore de foomir un nombre considérable de chevaux h Texportatioa étran* gère. L'importation, au contraire, se borna exclusivement aux étalons et auxj'uments de races distinguées destinées à l'amélioration.
Le principal haras est celui de Marbach, situé à peu de distance de Stuttgard, au bailliage de Musingen, dansua paisible et silencieux vallon , sur la gauche de la rivière de TAlp; il se compose de juments des races orientale, anglaise, française, hongroise, mecklembourgeoise, et trotteuse de rOstfriesland. Les étalons, qui font l'hiver le service des écuries de la cour, appartiennent aux races arabes et anglaises.
L'amélioratioiie^lKiséeprincipalemeiit» comme dans plasieors ham d'Autriche, sur le sang arabe , et les résultats
qui en sont la suite prouvent que la réussiie dans les choses de la nature ne tient pas autant a l'absolutisme dans la forme qu'il la persévérance et surtout à fintelligence dans le fond des idées; qu'importe, en cûet, que la lumière soU prise à tel ou tel flambeau pourvu que ce soit la lumière?
Le cheval de la Belgique moderne est l'ancien cheval flamand, dont le nom a, dit-on» servi k faire donner le sobri* quet de flandrin à un homme grand et efllanqué. Cette dénomination peint du reste assez bien le cheval de cette contrée, qui n*a jamais en d'autre réputation que celle du poids et de la taille. C'est principalement le type du cheval flamand qui domine dans les tableaux de bataille du dixhuitième siècle; l'école flamande, en eflSst, fut en v(^ue à cette époque, et recherchée pour la vérité et le naturel de son faire. Les peintres de ce pays copièrent le cheval qu'ils avaient sons les yeux, il s*y joignit un certain mélange da type antique, que l'on baptisa du nom de cheval héroïque, et Tusage s'introduisit de lu onier les combattants, héros et rois, sur on monstre fabuleux qui n'a jamais existé que sur la toile.
Un grand nombre de persoimes et même d'artistes pensent encore que les hommes d'armes du moyen âge étaient montés sur des chevaux de cette espèce, représentés au jourd hui par notre cheval de trait : une forte tête, une encolure épaisse, une crinière .abondante, une croupe arrondie, des membres chargés de crins, et des pieds larges et plats; tandis que les anciens bas-reliefs, les vitraux et les vignettes des missels, les tapisseries antiques et les sceaux des Chartres les peignent sous l'aspect qui leur appartient.
celui du plus beau et du plus vigoureux demi-saug de notre époque. Souvent même on se servaii des dievaux de par saog, témoins les chevamx ramenés par Richard, le dieval espagnol de Guillaume le Conquérant, et une foule d'autres. Nous traiterons ailleurs la question du cheval artistique. Revenons au ehevai belge.
Depuis plusieurs années que la Belgique forme un État séparé, la sagesse de ses habitants, Fhabileté de son roi, loi ont Élit des loisirs de |faix et de confiance qui ont élevé au premier rang sa situation agricole, déjk si faTOrisée par h nature. La quesiiou chevaline y a été étudiée avec une conscience et une hauteur de vues qui méritent tous les éloges. Le système anglais y est adopté avec tous ses développements, des courses ont lieu sur plusieurs hippodromes, ft des éleveurs intelligents et zélés s'elKorcent de placer la Belgique au nombre des contrées hippiques de l'ancien eoDli« nent.
La Bavière, séparée par le Khin, nous oiïre une partie presque française, qui a conservé nos institutions et nos lois; c'est de celle-ci dont nous parlerons d'abord
La Bavière rhénane est 1 ancien pa)s de Deux-Ponts, dont les races chevalines avaient acquis une haute répuution. Le haras de Deux-Ponts avait été fondé par le duc Christian, il était luruié de chevaux et de juaKMits d'origine orientale. Le mérite des reproducteurs était éprouvé par des chasses à courre, qui remplaçaient à cette époque les courses encore inusitées, comme institution, sur le continent. Ou sait qu'après la conquête de la Bavière, laite par la France, le haras de Deux-Ponts fut conservé, que d'excellents étalons arabes y forent placés, et qu'il acquit, sous rhabile direction de M. Slrubberg, une grande prospérité.
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Lors de Tinvasiou de 1814, tous les élalous iureat amenés en France et pkeés la plupart au haras de RoBîèfes.
Redevenu bavarois en 4815 , le vieux haras répara ses pertes, des chevaux supérieurs de race orientale y furent conduits, ainsi que quelques belles juments anglaises ; on ' y remarque enfin plosieura étalons des diverses races allemandes, et même de race l'iançaise. Quoi qu'il en soit de ces éléments variés , le système qui domine est cahii de ramélioration par les races orientales, et peat-étre nulle paiL les croisements du sang orienlal pur avec la jument du Nord n'a produit des résultats plus brillants par leur forme et leurs qualités que dans la Bavière. L'existence du cheval deux-pontois était un de ces phénomènes physiologiques qui donnent un sj puissant intérêt à la science chevaline. Procédant comme le eheval anglais du cheval d'Orient, il en avait la grâce et la fierté, le liant et la souplesse, mais il n'avait pas, comme son illustre rival, subi la terrible épreuve des courses, baptême indispensable sans lequel le noble sang perd, dans nos firoids climats, la chaleur qu'il a puisée aux rayons du soleil. Cependant, il faut le dire, les chasses, l'attelage, le service du manège ou de la guerre» smaient aussi h développer chez le cheval de Deux- Ponts ses qualités natives, et à désigner les t}pes d'amélioration ; aussi les hommes de guerre principalement avaient^ ils en hante estime cette variété câèbre dont la France a possédé longtemps une branche importante, mais qu'elle n'a su ni conserver, ni transformer utilement, comme nous le dirons plus loin.
La vieille Bavière possède le haras de Rohrenfeld, qui appartient en proprci aii roi ; les f'Ialoiis l'ont en hiver le service des écuries de ia cour, et reviennent au printemps -
aa haïas. Ainsi qu'à Deiix-Poiiti, ie type oriental domme
comme reproducteur ; cependant, depuis quelques années, le uoiiibre des éuious anglais tend a s'accroître.
L'amélioration qoi se développe dans le paya est die principalement, eomme dans les aoties États d'Allemagne, au soin qu'oui eu les gouvernements d'eocouiager la vente des produits chez les éleveurs en proscrivant le cheval étranger, et en favorisant an eontraire l'exportation.
Le sysiome des primes y est bien entend u , elles sont distribuées avec un grand éclat. Le montant de la prime, [)ayée à Vélevenr en éeus nmfs^ est contenu dans une bonne en suie aux couleurs nationales, blanc et bleu clair. On y ajoute un I lendard en soie blancbe, sur lequel est brodée la lettre initiale du nom du prince régnant, avec cette inscription :
Der Landes Vater dem tkatigen Burger,
(Le père dn pays an dtoyai intentent.)
Les courses de chevaux ont été introduites en Bsvièie depuis quelques années, mais elles oui peu progressé; les principales ont lieu k Munich lors de la grande féte agricole du mois d'oetobre s Oetober FesU
La Hollande n'est point un pays hippique. Ce sol arli- Bdel, conquis sur la mer par un peuple industrieux, ne fournit que des plantes aqueuses et sans saveur; Tair, consiaïuinont impréi^né d'bumidité» pousse au développement anormal de la masse lymphatique; et, quelques soins que rhomme puisse prendre, il ne peut vaincre la nature an point de la forcer a produire un noble et vigoureux coursier Ik où ses lois éternelles s'y opposent. Le cheval hollandais offre le type des'plus fortes races de trait, il est de haute taille, son eorps est long, sa croupe avalée, ses hao-
ches aont MdllAnies, ses membres épa» ei ehangés de loup poils, enfin ses pieds sont larges et plats; On voit les plus
beaux types de cette espèce traîner ûam les rue^» de Londres le fourgon du marchand de bière» couverte de briUants harnais et omës de pompons rouges.
Le meilleur cheval de la lloliaiide est le cheval frison, renommé autrefois parmi les fortes races de r£arope; son poil était noir, c'était encore le cheval d'Ârmorique, mais arrivé à son plus lumt dei^rë de force corporelle. Ctîj>eii(Jaiit, à côté de cette race mdigène, ie patient et judicieux Batave avait trouvé mo^fen de créer une espèce spéciale dont il avait développé la vitesse ^ l'énergie. Lé cheval hartdrme, ou fort trotteur , fut célèbre parliculièremeut a la lin du siècle dernier ; le hartdrave était ordinairement de couleur sombre, noir ou bai bran ; sa poitrine était profmide, sa tête lourde, ses membres secs et cependaut communs vers les extrémités ; sa taille était élevée, et son arrière*main offrait, vers les hanches surtout, une grande puissance d'o^ gaiiisalion. L'allure de ces chevaux était uue espèce de Irot désuni, tenant ie milieu entre le traquenard, le pas relevé et le trot de course des Anglais et des Amérioaina.
A l'époque encore peu éloignée où le continent n'avait point de routes voiturables, et où par conséquent ie cheval de sdle était le seul moyen de transport rapide pour le plaisir ou pour les affoires, le cheval hartdrave eut, comme nous Vavons dit, son ère de célébrité; mais, maintenant que d'incroyables^ améliorations ont moditié par toute r£urope fanden système de voirie, ce genre de cheval a été remplacé chez les gens de luxe par le cheval anglais et allemand. 11 s'en va comme s'en vont toutes choses, comme s'en vont
-Idoles iiistilulions qai ii'oot plus de bases, les dieux qui n'ooi plus d'autels.
La race du Hanovre était peu estimée autrefois, quoique ce pays Iburiùt depuis ioDglemps un très-grand nonihre de chevaux au commefce extérieur. C'était plutét par leur boa marché que par leurs qualités qu'ils trouvaient faeilement acquéreur. Mais depuis plusieurs années de grands changements ont eu lieu, les méthodes anglaises ont été adoptées dans ce royaume , des chevaux supérieurs, et même de nombreuses poulimères. y ont été iiilroduits; mauiteuaiil le cheval hanovrieu se l'ait remarquer non-seulement par la régularité de sa conformation et sa docilité de caractère, mais encore par les qualités physiques qu'on lui avait refti^ s»ees jusqu'ici. On n'admet dans les haras du Hanovre que des chevaux prouvés par les courses; aussi, après TAngieterre, le Hanovre est-*il la nation d'Ënrope qui possède relativement le pins d hippodromes. On a compris aussi qoe le plus puissant mobile de Tamélioration était la vente laciie et assurée des produits, et par conséquent rexclusiondi cheval étranger ; tous les efforts du gouvernement se sont portés dans ce sens..
L'établissement des haras date, en Hanovre, de TaD* née 1736; les deux principaux furent celui de Celle et celui de Hanovre. Les étalons de ce dernier étaient ks chevaux des écuries du roi ; plus tard, deux autres furent créés : Neuhaus, dans la forêt de Solingen, et Mensen, dans le cercle Uoya. Un demi-siècle avait suffi pour développer en Hanovre une haute prospérité chevaline. Vers 1800, cette industrie ^t la principale richesse du pays , l'exportation montait annuellement k près de six mille létes. Le Hanovre mi hoauroup à souflirir, comme tous les pays
Yoisiiii du AhiD, des guerres et de» iovaaions qui signalèrent TaYénement do quatorzième siècle. L'industrie chevaline
spécialement lut anéantie, mais elle se releva vers la fin de 1813, et depuis ce temps sa prospérité va toujours en croissant, par suite de la facilité avec laquelle se fait le commerce du cheval hanovrien, qui, comme nous l'avons dit, joint au mérite de la conformation celui de la douceur et d'un diesss^e parfait. Il £iut le dire aussi, rintelligence des gonvernants a répondu h celle des éleveurs : les uns et les autres ont compris qu'ils devaient s'unir dans une même ' pensée et marcher d'accord au même but. Aussi, tandis que l'administration introduisait les types améllorateurs les plus perfecti<»i)iiés, et favorisait chez les éleveurs Técoulement des produits, ceux-ci répudiaient les anciens chevaux, les bannissaient de tous leurs services, même de celui du labourage, et consacraient tous leurs soins h cette espèce de chevaux a deux tins, propre à la guerre, à la chasse, au tirage de toute nature , espèce caractéristique des besoins de la civilisation du dix*neuvième siècle, qui semble naître et s'élever presque spontanément dans certaines contrées privilégiées.
Le cheval du duché de Brunswick a beaucoup de rapports avec le cheval du Hanovre; il a progressé parles m^es moyens. Un haras miportant existe a Hatzhuig, et les courses de Brunswick, fondées en 1858, sont rangées depuis longtemps parmi les plus importantes de rÂllemagne du Nord. * '
Le Mecklembourg est, de toutes les contrées transrhé* nanes, k plus fameuse pour sa race chevaline; aussi, en France surtout, donne-t-on leiioin de meckkuibourgeois \ tous les chevaux du Nord. Le mérite du cheval de cette race II. 11
consiste priacrpaleiiient dans Fensemble, la force de la charpente rénnie k Félëganee> la noblesse des allnfes, la doaeâur dnearaetèreetla vîgaeifrde1ae6ns(ftaft(Hi. DepokilottgtsoiiPg les auteurs, qui se sont répétés les uus les autres, ont consacré la ressemblance da cheyal cotentin avec le chefsl da MecUeiiibmirg:; toua deux, en effet» ent été eélébféa cemme destriers parmi les hommes d'armes do moyen âge , tous deux aussi ont conservé cette célébrité pour les attelages de line de répoqne moderne.
Naguère encore l'étalon oriental régnait senl daiiê l<i8 baras du Mecklembourg; aujourd'hui le cheval anglais, les courseSf les ateefde^haaest. ont passé êaos altération dts fiords de la Tamise sur les riires de TESbe. Les hommes tatelligents et riches se sont mis à la tète du mouvement, et, bien qae ces modifications datent seulement de 1822, et n'aient étë adoptées parle gouvernement que depaié quelques aniRM S, l'élève du cheval dans le Mecklembourg I atteint son apogée. Les principaux haras du Mecklembooig sont : celni do grand-dne; celui do comte de Pleftsen^ k Ivenack; celui du baron de Biel, a Lierow t celui du comte de Halm, à iBasedovir ; et celui du comte de BasservetZi à Prebberede.
Les hippodromes sont situés k Gasfroii, k Doberan, à
Neubrandeiibourg; les courses durent plusieurs jours et sont divisées en courses de vitesse, en courses an trot» modelées sarcelles qui ont lien en France, et en steepleHSliaaes,
dans lesquels se distinguent les j(Mines amateurs du pays.
Gréé pour le service de Thomme, le cheval, comme le ebien, est, de tons les animaux, cdni qni alDronte le pbis sèment la diversité des climats ; s'il atteint, dans les régiofl* tempérées, l'apogée de sa puissance, de son énergie et de
sa beauté» il accomps^jne son maître soi» la zone tonde e4 le suit encore près des glaces du pôle.
Les autres animaux ont leurs zones habitables spéciales, leurs limites, au delà desquelles ils ue vivent plus que d'une vie de misère et de chétiveté. Mais le cheval et Je chien, quoique subissaiit de grands changements, semblent se revêtir d'une vie nouvelle et se transformer au |pé des climats et des besoins qu'ils imposent à Thomme. Le cheval du Nord n'est plus, il est vrai, le coursier oriental, à la peau fine, aux crins soyeux, ni le puissant destriei» des val., lées herbues des plages armoricaines; mais c'est encore le serviteur utile et palient,4'ami de la famille; c'est le roussin laineuv du lialave, ou le poiic) des Urcades, à la crinière Irisée et ondoyante. Longtemps, les nations du iNord sommeillèrent dans leur sauvage enfance; elles s'éveillèrent à la vie, lors du brisement de l'ancien monde. Nous les avons vues suivre la trace sanglante d'Alliia, ou monter sur les barques normandes k la suite de.RoUon; nous avons alors répété ce que l'histoire nous avait appris de leurs chevaux et de louis habitudes cavaijcrcs. Nous n'aurons k noua occuper ici que des nations modernes, qui habitent maintenant le nord de l'Europe.
Nous comiiiiuccrons par la Suède : Les cheyaux de ce pays ont peu de réputaûon; ceux qui appartiennent k l'aiistocratie ont beaucoup d'analogie avec les chevaux danois dont ils descendent, quoique des mdaijges judicieux aient été faits avec le cheval .oriental et le cl^eval angls^. f^. général, la race du pays est petite, d'une conforoMitîoii régulière et arrondie ; ils sont vigoureux et rapides comm» tous lefc chevaux montagnards. Dans plusieurs provinces, on les abandonne durant l'hiver dans de vastes lamks^
et on les reprend à Tontrée du j)i iiuemps pour les travaux (les campagoes» le service du commerce et des ▼oitares publiques. En général, les Suédois sont moins compatissants envers leurs chevaux que leurs voisins les Danois; souvent, après une longue course ou des travaui épuisants» on voit sur le bord du chemin un pauvre animaU debout et haletant, broutant les chardons et les ronces du chemin ; quelquefois le conducteur y ajoute des croûtes de pain dur» mais c'est un luie qui ne s'accorde que rarement. Heureusement, la nature bienveillante, qui ménage le vent h la brebis privv'e de sa loison, accorda au cheval suédois un cuir épais,. un caractère patient, et lui apprit à faire sa nourriture des moindres miettes tombées de la table providentielle.
La Norwége n'est point une contrée hippique. Depuis les temps les plus reculés, l'habitant de ses contrées apprit à voler sur mer, h courir sur les rames en mouvement, comme disent les anciens iabliaux normands; mais, quoiqu'il y rende encore d'utiles services, Taspect du cheval, dans ces froides régions, n*a plus cette grâce et cette poésie qui fait naître, dans des pays plus privilégiés, uoe aiîection profonde entre 1 homme et son magoihque esclave. Le cheval norwégien est de taille médiocre : sa téte est forte, son encolure courte, son poil long et terne, sa queue touffue et frisée; en général, son aspect est misérable; et, bien que ses qualités le fassent encore rechercher pour le tirage des traîneaux et le service mtérieur, il fout malheureusement admettre que Ik, plus qu'en aucun lieu du monde, le cheval est réduit k l'état de bête de somme.
Cependant, une espèce se distingue au milieu de cette variété dégénérée, c'est le cheval trotteur, appelé trauvère.
depuis un temps immémorial. Le cheval trauvèi^ a acquis une haute célébrité parmi les races du Nord pour sa vitesse et sa résistance ati iravail. On voit des chevaux de cette espèce fraDchir d'énormes distances > attelés. Tété» aux voitures légères, l'hiver^ aux traîneaux qui les remplacent. Souvent aussi ces chevaux sont employés k la selle. Plusieurs contrées de la Norwége sont encore privées de routes, et les habitants ont conservé Tusage du cheval» mais plutôt, ainsi que nous Tavons dit, comme machine animée servant à transporter le voyageur d'un point k un autre, que comme compagnon de plaisir et de gloire.
Dans plusieurs pays du Nord, l'usage du cheval est presque aussi connu que chez les peuples orientaux ; mais là c'est un instrument, ici c'est un ami.
Le cheval islandais est arrivé au dernier degré de ré> chelle animale ; il baigne sa longue crinière dans les eaux delà mer glaciale, et, cependant, il conserve encore un ca« chet particulier, qui le distingue de tous les autres animaux de la création.
Le cheval islandais est ordinairement de couleur baie terne ; son poil est long, sa queue touifue, sa croupe courte et avalée, sa poitrine large, son encolure courte, son œil petit, son chanfrein long sans être busqué, sa p^anache forte et épaisse ; ses jambes sont sèches et peu garnies de poil, mais les tendons sont entièrement noyés dans les tissus; le sabot est bien fait, le corps et le rein sont bien conformés, enfin, la taille ne s'élève pas au-dessus d'un mètre k un mètre vingt centimètres au plus.
Pauvre ou riche* Thabitant d'Islande ne voyage jamais qu'k cheval, et les traditions du pays conservent le souve* nir des services rendus k chaque famille par ce précieux
serviteur; aussi, dans la hutte enliimée du paysan, le siège d'honneur est formé par ces têtes de chevaux, blanchies par le temps, qu*on trouve dans les grands bois et les pales bruyères.
Nous ne pouvons mieux terminer le portrait du chevdl d'Islande qfue par le récit suivant que nous empruntons ï
M. Maimier :
a Tous les voyages se font avec des chevaux d'une race particulière, des chevaux petits comme ceux de la Goise, forts et adroits comme ceux des Pyrénées, agiles comme les poneys de rirlande. La nature les a donnés, comme une compensation, à cette pauvre terre d'Islande, car ils sont doués d'une patience, d'une douceur, d'une sobriété admi*. rables. Le voyageur peut se fier k eux (juaiid il gravit les montagnes, quand il traverse les marais. L'insliacl les guide Il travers les sinuosités les plus tortueuses et le sol le plus fangeux. La où ils posent le pied, le terrain est sûr; s'ils tâtonnent, c'est qu'ils cherchent leur route; s'ils résistent à la bride, c'est que le cavalier se trompe. Quand ils oot voyagé tout le jour, llslandais les lâche au milieu des champs; ils s'en vont ronger la mousse des rochers et reparaissent le lendemain, frais et dispos comme la veille. Quand vient l'hiver, le sort de ces pauvres bêtes est bien triste. Le paysan, qui ii a jamais assez de foin pour nourrir tout son troupeau, garde seulement un ou deux chevaux et chasse les autres dans la campagne. C'est grande pitié qae de les voir alors errer au hasard pour chercher un peu de nourriture et un abri. Ils grattent le sol avec leurs pieds pour trouver sous la neige quelques touiïes de gazoa. Bs s'en vont au bord de la mer mâcher les racines flottantes des jucus ; quelquelois ou les a vus ronger les planches hu-
mides des bateaux. Lorsque le printeuips arriTe, beanconp
d'entre eii\ ont péri, et ceux qui résistent à la disette et k la rigueur de l'hiver sont tellement maigres et exténués, qu'à peine peuvent-ils fie soutenir; mais, dès que la neige est fondue et que Therbe pousse, ils reprennent leur gueur.... Aussi, dit encore M. Marmier, celui qui étudie la nature sous ees divers aspects doit-il une belle page à ces pauvres et ehëtifs animaux qui, sur une terre ingrate comme celle d Islande, partagent toutes les privations, toutes les ndsères de rhomme. Poujr moi, dit-il, dussé-je faire rire ceux qui n'ont jamais compati aux misères des animaux, j'avouerai que, dans mes excursions en Islande, j'ai souvent pressé avec attendrissement la tète de mon cbeval qui me portait si patiemment à travers les sentiers rocailleux» qui n'abusait ni de mon ignorapce des cbçipins ni de ma maladresse de cavalier, et, lorsqu'il m'ai rivait de le frapper, à le voir pencher humblement le cou et reprendre une nouvelle allure, je me sentais saisi d'une sorte dé remords, comme lorsqu'on commet une injustice. a Au commencement de joiii, il csi toujours a«sez dilB-
cU^ dd se procurer de bons cbevm- Peodant I Xàm* oo^ ne tour doone qu'une chétive ration ; ils dépérissent josqu'i
ce qu'au printemps on les reconduisu daiib les pâturages,
et U laut qu'ils y resteut quâkmes semaioe» p^ lepff^dfn». leurs fonces* »