‹ Histoire du cheval chez tous les peuples de la terreChapitre 20 sur 24 · MO · texte numérisé non relu

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selÎTrer aa sommeil; il s'assied k la pofte de sa cabane» h

bride dans une main, son fasil dans l'autre, tandis que son cheval est |>lacë derrière lui, les jambes iiées avec de ibrtes cotirroîes. Malgré toutes ces préeaulioDs, il arri?e souvent que le chasseur, accablé de fatigue, s'endort malgré lui; au bout de quelques minutes, il est réveillé en sursaut par le galop de son cheval» qui vient de lui être enlevé. Les Spokans, dont le territoire est situé dans le voisinage de la Colombie, et plusieurs antres iribus d'Indiens, ont un goût prononcé pour la chair de cheval» qui iorme une partie de leur nourriture. > ^

M. de Chàteaubriand n*a pas oublié la peinture du cheval à demi sauvage de l'Amérique ; il y mêle le poétique souvenir de deux Floridiennes qu'il a rencontrées an désert.

a Les étalons de tons les âges et de tbus les poils, les « poulains et les juments avec les taureaux, des vaches et a des génisses» commencèrent k fuir et à galoper autour de « nous; dans cette confusion, je fus séparé des Greeks; un « groupe épais de chevaux et d'hommes s'agi^lommèrent à a Torée d'un bois. Tout a coup j'aperçois de loin mes deux «Floridiennes; des mains vigoureuses les asseyaient sur « les croupes de deux barbes, que montaient a cru un bois a brûlé et un Simmole. 0 Cid ! que u'avais-je ta rapiile «t Rabièra pour les rejoindre? Les cavales prennent lenir <t course, l'immense escadron les suit, les chevaux ruent, a sautent, bondissent, hennissent au milieu des cornes de « buffles et des taureaux ; leurs sabots se choquent en Tair» a leurs queues et leurs crinières volent sanglantes, un tource billon d'insectes dévorants enveloppe Torbe de cette ca- « Valérie sauvage ; mes Floridiennes disparaissent comme « la fille de Gérés, enlevée par le dieu des enfers. »

Les prairies sont habitées par des celons d^origîiie espagnole et par des indigènes rédoits li un petit nombre,

tant à cause de la destruction qui en a été faite à diverses époques» qu'à cause de leur fusion avec les conquérants.

Les cavaliers (caballeros) ont conservé les anciens coalumes CL les anciennes habitudes es[»agnoles. Ils portent le sombrero aux larges ailes» orné d'une bande de clinquant, la jaquette couverte de nattes, parsemée de boutons brillants; les calzoneros, singulier pantalon ouvert sur le cdtét depuis la hanche jusqu'au taion^ brodée bariole de toutes sortes de couleurs et chargé de boutons de métal. Une riche ceinture, de longues bottes en cuir, également couvertes de broderies, des étriers en bois ciselé, une selle gcume de plaques en argent, complètent le pittoresque eilet de cet équipement.

Les Indiens indigènes, qui prétendent tous descendre de Montézuma et qu'on désigne sous le nom de pueblos, sont très-bons agriculteurs; les meilleurs chevaux sortent de leurs écuries.

La principale des tribus iiidieunes est celle des Sommanches ; on lui a donné le nom de reine des prairies* Nulle autre tribu ne peut lui être comparée pour le mérite de ses clievaux, par les soins dont ils sont entourés et par l'habileté de ses habitants dans les exercices équestres.

Le cheval est en grande estime chez ce peuple ; son influence se manifeste même dans les relations de la famille^ et les plus douces jouissances de la vie.

Lorsqu'un Sommanche a jeté les yeux sur une jeune iille et qu'il a cru voir qu'elle ne lui serait pas refusée, il tue un de ses chevaux, lui arrache le cœur et va clouer ce cœur sanglant à la porte de sa bien-aimée. La jeune Me le fait

pdtir, leeoupe en deax fNirties» en donne iiiie k son amant»

mange Tautre, et le repas est la sanction du lien conjugal.

Nous devons à M. Duflot de Mofiras une description pittoresque de la cérémonie fbnèbre d'un chef indien, emporté par son cheval dans un aliîme.

« Pour se faire une idée du lieu de la scène, il faut se â« gurer, sur le dernier plan, des montagnes de quatre k cinq mille mètres de haut, couronoées de neige a leurs sommets, et chargées, sur leurs filaocs, d'arhres magmiiques; au pied de ces montagnes, un torrent impétueux et d'une eUGrayante profondeur; en deçà, le plateau d'une prairie; derrière le plateau, de petits hois de chêne et de pins, entre lesquels s'élevaient les loges des Indiens, formées de pieux recou* verts de peaux de buffles, représentant diverses figures dV nimaux.

a Sous la plus belle de ces tentes, entouré des femm^ de la tribu, reposa^it le cadavre du chef, peint de couleurs éclatantes, revêtu d'une rohe de hisou, et ses longs cheveux relevés en panache, indice de sa dignité. Âprès que le cacique, appelé k lui succéder, eut débité, .en accompagnant ses paroles de gestes expressifs, une sorte d'oraison fauèb(e, où il appelait le déiuut Taigle de la tribu, et comparait sa valeur à celle de Tours et sa prudence à celle du eas> tor, le cadavre fut solidement attaché sur son plus beau cheval, h Taide de lanières de peau de cerf. On plaça sa lance dans une main, son arc dans Tautre, les chevelures de ses ennemis k Tarçon de sa selle, h son cou et sur ses bras ses colliers de verre et ses ornements de cuivre ; puis on le conduisit, au milieu des gémissements des femmes, sur le plateau où les guerriers à cheval formaient un demi* cercle, dont les deux extrémités aboutissaient au torrent.

Le cheval prit place au cealre de ce demi-cercle, et les cavaliers» agitant leurs armes, entonoèrent leur chant de guerre, dont rien ne saurait rendre Fexpressîon sauvage. Le cheval, épouvaulé, bondit sur le plateau, emportant le cadavre auquel chacun de ses mouvements imprimait une oseillation en avant et en arrière.

« Arrivé au bord du précipice, il recula, les naseaux en feu; puis, revenant brusquement sur ses pas, il essaya de rompre le rempart vivant qui renfermait et qui toujours se rétrécissait derrière lui. Plusieurs fois Tanimal renouvela le même trajet et les mêmes ei forts ; mais enfm, frap{»é de terreur, poursuivi par les hurlements des Indiens et percé par leurs armes, il se précipita avec son fardeau dans le gouffre. Les cavaliers, arrêtés sur le bord, le virent se briser sur les pointes des rochers, disparaître dans les flots d'écume du torrent; puis ils regagnèrent leurs loges en

silence. »

Les États-UniSt colonie détachée de la vieille Angle* terre, n'ont rien conservé des habitudes espagnoles qui ca-

' raclérisent si puibsammentles autres parties de I Amérique. Là, le cheval est adapté aux besoins de ce peuple, né d'hier et vieux déjk piir Tintelligence ; ce n'est plus le poétique habitant des savanes, le père des barbes d'Abdéranie, c'est une machine intelligente et docile, façonnée de main d'homme à même une matière divine. Le cheval anglais a été porté aux États-Unis, et chaque jour des convois des types les plus précieux viennent retremper et accroître les générations qui s'élèvent et se multiplient sous un climat bvorable et entouré des mêmes soins.

L'espèce cultivée avec le plus de soin aux États-Unis est le cheval trotteur; le besoin d'une locomotive rapide» à

travers d'énormes dislances, développe chez les habitants de celle coatrée le goùl de Tallure la plus favorable à une vitesse souleDae. De rapides trotteurs ont été importés k grands frais; un judicieux mélange du cheval de sang et de la jument indigène, et principalement Texercice habilement dirigé de génératiou en génération, a donné au cheval trotteur américain un mérite particulier dans sa spécialité.

La vitesse de ces chevaux passe pour être maiiueiiani supérieure à celle de tous les trotteurs connus. Les Américains mettent un soin infini k perpétuer et k améliorer cette race précieuse. Des courses au trot, organisées par des sociétés, des paris considérables, et, plus encore, la vente à un prisL élevé des chevaux supérieurs, entretiennent, chez TéleVeur, une émulation constante. Une chose k remarquer, c'est que le gouvernement des États-Unis, sciujnt toute rimportance du trotteur» a favorisé, par tous les moyens possibles, les luttes faites k cette allure; mais en même temps il a prohibé les courses de vitesse, soit qu'il les regarde comme inutiles, soit qu'il veuille éviter les inconvénients qui se sont attachés dans la mère patrie k cette institution.

Tout en applaudissant à Tesprit national et judicieux qui a donné aux courses au trot un grand développement en Amérique, on doit regretter que les courses de vitesse aient subi cette injuste défavour. Les unes et les autres sont Utiles; Tune est le but, l'autre le moyen; le cheval de sang ne peut s'élever qu'au moyen de courses de vitesse, et, tant que les Américains n'adopteront pas les courses de vitesse, ils continueront k être tributaires de l'étranger, pour tous les types supérieurs de leurs chevaux de sang. De même que sur le vaste continent américain, le cheval

étak iiioo«itt4aiift leg Hes qui rarattaiDenl; SuiiH-Doiiiiagur spédalemeiit ne dut cet utile serinteiir qn*h la coinpagDie

des jésuites qui Vy porta vers la lin du seizième sièeie. Les chevavi se mulUpUèrent rapidement k Sainl-Domtiigiie, le sol ei le eliaiat leur Ikient favofablet, et ils trouvèrent dans les savanes une abondante et succulente liourriiure. On les prend avec des nœuds coulants» formés par des cordes de lianes ; Jes vieux ehevanz se brisent souvent en tombant ou se tuent en se débattant quand ils sont pris ; les jeunes se laissent facilement dompter, ils (inisseut même par devenir fort doux, mais ils restent quelquefois ombrageux.

On dit que les chevaux de Saint-Domingue ne s'appro» client des rivières qu'avec de grandes précautions; ils dressent les oreilles, heornssent» regardent autour d'eux avec ' une sorte d'effroi, avertis par un instinct merveilleux du danger que peut leur l'aire courir la rencontre des caïmans. L'intelligence du cheval à cet égard est si pro* digieose, qu'il préserve son cavalier des périkaaiis cesse renaissants dont le menacent ces redoutables amphibies, et les diverses espèces de reptiles malfaisaols qui peuplent cette colonie. Non-seulement il sait fuir leur présence en emportant son maître, souvent malgré lui, à travers les rochers et les bois, en franchissant collines et vallons; mais encore il se refuse k continuer sa route» il bondit, il se cabre; averti par ces signes certains* le voyageur s'arrête et bénit son sauveur et son tidèle conipai^uoii.

Le pauvre nègre surtout, plus exposé, par la nature de ses habitudes, k tous ces dangers« sait mieu& qu'un autre apprécier Tulilité de cette heureuse prévoyance ; aussi, lorsqu'il rentre à sa case après le péril évité, il accable sou cheval de caresses, U. l'embrasse, il partage avec lui son mats

et set douées fiatatM; il élève, {nr la pensée, mi Aeval

jusqu a lui, et s'écrie, dans son enlhousiasuie : « Si le cheval ae parie pae, e'eet qu'il m le ^ul pas. {Ça di mmdtfià n'ûpêiparié, pÊnequek u'apoi mM.) il ne dilpas, cet animal 1 il dit, ce monde ! au besoin il dirait, eel iMmine !..

L'ik de Uuba, la reine des Antilles, possède, depuis son oecnpation par les Espagnefe en 1511, ane mce de ehevani indigènes, emnte dans les fmréts el les savanes, senibiable à ceUe du continent américain ; mais, en outre, on y rencontre deux espèees principales, Tnne anoienne, que l'on distingue, dans le pays, sens le nom de morduidor ; Tautre, plus moderne, appelée race IroUeuse.

Le mardmdûr a pqur aUure le pas r^leyé, ses battues sont k quatre temps; c'est l^ancien cheval du eolon avec lequel il parcourait d'énormes dislances sans fatigue ; aussi cette espèce, toute disgcacieuse de forme qu'elle était, ar t-elb été longtemps en honneur dansée, psjfs; encore maintenant, beauceop de personnes y demeurent attaehées, et, contondant ses qualités morales et l'énergie qu'elle doit k une hérédité laborieuse avec une conformation irrégulière, tiennent h consemr ees déftiats et rejettent toute améKeration qui, sans altérer le fond, augmenterait les spécialités de celte race précieuse.

L'espèce des trotteurs s'est formée du besoin d'une leeo* motion rapide à l'attelage qu'a fait naître là, comme partout, les moditications vicinales et l'adoption des voitures légères.

Les planteurs, qui, généralement, sont tous ^veurs, pe^ fecticmoent cette espèce ()ar des croisements arabes ou anglaisr et cherchent à. la faire rivaliser avec les trotteom américains.

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CHAPITKE IXr' ■ '"''«^ *

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Histoire des perfedionnemeote de U race chevaline. — llaces anglâises. -i- Us sportsmen. — Les jocHcyg. — Glitfipx célèbres. ^ HU^oire de Bcss, — Çoarses. duMea, fttoepie-dMUs. — Gloire hippique de Vf^n^ terre.

AitiKBM MliilMiant II ftÊÊii» mÊdé^ iqmime éB nèiii»^%lil«m hax ¥MM «^llM^ e^ aux btenches falaises, h la poétique Albion, qui est ileveouei la fH|gi4ive

Angleterf^ •• -.-v-.i] ^j.^- . -

iuMpe vaillant ennemi, qui, a l'aide d'un pauiolisme eclaifé, d'iQâlituiions ibrtes, d'une patieaee séculaira^d'apeffloni^ «ihée$sii6 des obetaol^s, avei arnieM le rapim hippique a«x iiatîof}8 indolentes du eontînent. plus généralemenl favonsécb que vouâ cependant pai- le sol et par le climai, QmI ^ vaos avez Mt depsie les petits obevaai a»» mh

dentés crinières qai repoussaient dans leurs navires les légionnaires de César, jusqif à ces gracieux et rapides eoar-

siers que vous laites voler sur les hippodromes tracés par vos mains, dans les tor& verdoyants dn Nord, les steppes desséchés de l'Ukraine, les sables de rAfriqoe, les pampas et les savanes du nouveau monde !

Les Anglais comprireot les premiei's, entre tous les autres peuples, la possibilité de remanier pour ainsi dire l'œuvre du Créateur, de façonner a leur ^pc chez les animaux domestiques rindividu et même l'espèce, de modilier la charpente, de développer les muscles ou le système graisseui, de restreindre ou d'augmenter les (acuités locomotives ! H est facile de comprendre la nécessite où fut le peuple anglais d'en agir ainsi. Resserré dans son ile peu fertile en général, pressé de tontes parts par les mers, regorgeant d'intelligence et d'or, ces deux grands leviers de toute chose humaine, accoutumé aux voyages qui lui faisaient connaître les merveilles que prodiguait la nature aux autres contrées, l'Anglais dut chercher les moyens de faire naître chez lui tout ce qui peut augmenter le bien-être et l'agrément de la vie. Som nn ciel lourd et dans un elîmnt froid, il eut le cheval du désert sablonneux de l'Asie; dans ses montagnes arides, le bœuf cotentin et la vache suisse ; il adapta k ses zones agricoles le cochon de la Chine et le mouton dTspagne, tout edb à forée de persévéranee, de constance, et, il laul le dire aussi, à l'aide d'une organisation politiqiie qmTéunit à la fois l'ordre et la liberté. Cette idée n'est pas veuve aux anciens, sous les pieds desquels s'ou* vraient sans cess(i des mondes nouveaux. Elle ne fût pas venue aux possesseurs des vastes déserts de Syrie ou des grandes steppes de Rnssidt ni aux penpIesaMJbeawHwaneat

favorisés par un sol trop fertile et un climat trop doux. Il faut que lé cerveau de rhomiDe soit frappé par le marteau dn besoin, pour qu'il puisse en jaillir une pensée féconde. C'est aiusi que la fable a peiut la reine des arts sortant un jour» sous les coups de Vuleain, du front du maître du monde.

En remonlanl aussi haut que possible dans les annales de la Grande-Bretagne, nous trouvons d'abord les Celtes, dont nous avons décrit ailleurs les habitudes équestres, puis l'époque saxonne, empreinte de cette mystérieuse inllueuce que là chevalerie du Nord commençait à répandre sûr TËurope. Celle-ci nous a légué ses souvenirs de guerre et d^amour, où se confondent ia gloire du cbeval et celle du cavalier. Ici, c'est Alfred, élève de Charlemagne, portant line civilisation trop avancée à des peuples encore barbares, et se trouvant dépaysé parmi eun comme un cheval de sang parmi les épais i oussins des campagnes. Plus loin, Athelstan, suivant les usages polis de la cour de France, exerçant à la grande chasse ses chevaux et ses cliiens, visitant lui-même les coursiers de ses haras, et recevant en présent de Hugues-Capet quelques-wis de ces destriers français dont ia renommée commençait alors.

On connaît les règlements que vit natti*e le dixième siècle en taveur des chevaux, les lois d'exportation et d'importation» les avantages offerts à rintroduction des étalons étrangers, destinés k Tamélioration, et les cas de rédhibition prévus par les lois d'Iiowel-Dhu, sur lesquels ont été calqués ceux des codes modernes.

On sait aussi que c'est k cette époque que Ton doit ces sages règlements qui défendent les animaux contre la brutalité de l'homme» et qui, quoique existant depuis mille

ans en Angleterre, n'ont été adoptés en France que de nos jours sealemént.

Cependant lliistoire in cheval aitglaié, eomme celle de rAngleterre elle-même, ne cummeuce véritablement qu'au règne de Gnillaume V\ Chaque natiod a ainsi un héros cmlisateur, dont le génie reste empreint dans ses lois, dans ses coutumes, dans ses préjugés même. Quand les derniers rayons en sont éteints, les nations s'écroulent pour Tordinaire, comme ces bergers qui s'égaraient au désert quand l'étoile de Bethléem cessait de les ^^uider.

Gnillaume et ses soldats portèrent en Angleterre toutes les habitudes équestres qu'une civilisation plus avancée avait déjli développées dans le royaume de France. Chacun des héros d'fiastings y consacra un souvenir de son pays. Avec les Bretons d'Alain Fergent, les courses druidiques, décrites dans les vieux chants populaires que nous avous cités; avec les Français, les ( basses et les fêles équestres; avec les Normands, enfin, les chevaux espagnols et les croisements orientaux, qui devaient Opérer plus tard une si prodigieuse niéuiuorphose dans la race anglaise.

On sait que Guillaume montait un cheval espagnol k ta bataille où. il vainquit Harold. Déjà, du temps de Richard V\ le cheval espagnol était un des plus beaux présents que pût faire un cliel à ses hommes d'armes. Les barons normands introduisirent dans leurs nouvelles possessions les rejetons de leurs belles races équestres, depuis cette puissante &mille d'Armorique h h haute encolure, dont noii^ avuuà déjà parié» jusqu'aux chevaux améliorés de leurs haras.

Parmi tes monuments tes plus curieut qui nous restent de l'épopée normande, il en est un qui mérite toute Tatlention de Thistoire, c'est cette suite de tableaux Insto-

riqttcs» appelée tapisserie de la leine Mathilde. Sdit que travail ait été fait parles ordres de cette pHùct^, i^ii (|Uë,

riouvellé Périélope, sa main royale ait consacré les jotïrs de l'àbséUcê k de^ ouvrages de laine» qui devàient à tt'âTers lès igU Hj^pdet h gloire de sén épëtii, toi^ôiii^ éh^l ([ue cette légende brodée ne peut appartenir à une antre époque que la sienue, et qiie le soin minutieux donné aux plus simplé^ détails aci^nse la fidélité dé i'eitsemble et la éînédrité èn cai^ctère dénué ï chaque itidividuatlté. Lés ehevaux y jouent un grand rôle : c'ést d'abord lê toyage du dUc HardM M là codr du dae tUMtand, l'expéditidii de fifetàgiie, puis l'embarquemeot datlS leé Vaiësieaiix ; endn^ Vktàiêe sur la terre anglaise et la gràude bataille qui décida du sort de ce rojfkumé. Tods ces ehevaui offrent le même aspect; ils sont de là inéme eépëèé èt poèsèdêiit leisi earaetèi^ de la racef cafrossière noî'tnande : formes rondes et brillantes, encolure fort rouée, léte légèreiUent busquée, membres forl^ éi distingués, Mos l^tidëhià, eiebù})e piUlsSâtate, queue attachée géiiél-aîetnéht utl peu bas; mÉisi feoiflme la crOupe est dans Une belle direction, et qup le rein est boti t}tlé(qué ull peu lotlg, (1 «st à croitë qUè ë esl'dnë tiégl^ gen<^ âe iWstë. Cë qui frappe ttmt d'aBt^hS; e*ë8t lé fi^ et l'énergie des allures, le port de léte, ramené à la pëft)endietilalre, et la ikdlité avee laquelle Sétobtent âe lÉatiîer M fétÀ eiVItrsIei^S. Lfl éoiïipantIM dê lé ïâflte Aek hmibés à celle des ( lievaux annonce ch6« ceux-ci la plus forte ture; il est impossible entiu a l'obser valeur atteutil dene pas reconnaître là le cachet de cette race iMurmandé qui, sous lés noms divèrt de déstfîèir otl dé CaffOsSler, à tonsetvé» malgré les dégradations, les modilications ou les per-

feetiooMQletts, dàflè lés vtfléeÉâtt GMirdàiM <MbiM âaas

— descelles de la Nonuaodiey le type iobéreot au Hiitieu dans lequel elle se propage.

Un détail caractéristique qui prouve jusqu'à quel poiul le dessinateur a mis de conscience et de vérité dans son travail, c'est ce petit bidet qa'im messager, vétn k la légère, tient par la bride» et qui seul coiiUaste de toui poiuL avec les destriers des hommes d'armes qui renvironneat.Il est à croire qall représente le petit cheval de Calédonie on le poney gallois, dont la vitesse et l'énergie devaient eiïectivement mieux convenir pour les courses rapides que ces puissants chevaux de bataille qui portaient des guerriers maillés de fer de la téte aux pieds.

Ce n'est qu'en 1121, sous le règue d Henri I", que Too a la c^tude de l'introduction du cheval arabe proprement dit en Angleterre. Alexandre F*, roi d'Écosse, joi- ^uitaux rictit s présents qu'il fit à Féglise Saint- André un cheval arabe et des armes turques.

Avant le douaème siède» les femmes montaient à cheval comme les hommes , usage qui s'est conservé dans plusieurs contrées de l'Europe jusqu'à nos jours; c'est à la reine d'Angleterre , fille du roi de Bohême» que Ton attribue rintroduetîon des selles à fmnme en Angleterre vers

Cependant lea courses se perfectionnaient comme institution. L'historien Fiti-Ste|Aen , qui écrivait au milieu dn

douzième siècle , rend compte de celles qui avaient lieu à Smithôeld , déjà célèbre comme mardié aux chevaux dès cette époque.

c( Lorsqu'un e^^sai de chevaux de prix devait avoir lieu, a dit-il , certains cris qu'on iaisait entendre obligeaient tous f ceux qui «e paMédaieiilqae des chevaux communs^ vi-

« der le lenraîn. ûliabiies joekeys partaieDl aa signal donné* m dévoraient l'espace et fendaient Pair comme la foudre.

« L'espoir des applaudissenients et des récompenses enflam- <x mail leur cœur* ils se disputaient avec acharnemait la « victoire * excitant lenr monture du fouet et de Féperon et « rencourageant de la voix. »

Les croisades , qui firent entrer l'Europe moderne dans la grande voie de la civilisation , donnèrent une immense .impulsion à l'amélioration anglaise; les rois et les barons d*Ang1eterre ramenèrent dans leurs possessions continentales et insulaires un nombre considérable de chevaux d'Orient* Les clironi4|ues nous ont laissé le souvenir de deux chevanx achetés dans i ile de Chypre par Richard Cœur*de- Lion.

Id tiib worlde ihey hadde nopera Dromedary nor destrere, Stede, Babyteno cammde, Goeth nonc so swiftewilhout fayle.

For a tliousand pown of golde He «hooid ihû one be aolde.

Aticiin ne peut les égaler, Soit dromadaire ou desirier, Chameaux courants, chevaux du More^ Sont loin d'aller si vile encore; Aussi, pour nidle bons ducats Oa ne Les aurait certes pas.

Le règne du roi Jean Sans-Terre est célèbre dans les annales d'Angleterre par deux, faits éclatants : la concession de la grande ehartre et l'encouragement qu'il donna à la race équestre. Les tyrans et les usurpateurs ont souvent une belle page au verso de leur histoire. Le génie du mal est

iM^oiifa un féoie» voilh poirfvoi les kommet s'y laîssmtt preadm^ Jitn it vanir de Flsodre cent élslolia des plasfo^ tes raceSi aaxqnels ou altribue Vorï^me de ces cbevauk de Irait , utm des spëoiaUtés hippiques de TAngieieM.

Ott êhaorè h m pnm la laadttîeft d'im vasie haras, oh ses soins empressés et vigilants avaient su léiiuir les plus préeMMti ijfpes de soo rojFSiiue^ Le piéseBl le plus eeosîiMl'aUe qu'en p«llui foire était eh hea« ehetal, et le moyen le plus iiildiHihli» de lui plaire était d'élever et de propager ks pka belles espèces de chevaux.

Cent afts plus lard nous yoyoas Edouard U acheter ee Lombardie treoie étalons de selle et douze de trait. Ce prince fut lu de ces rois cavalieiâ qùi fatorisèrent si puis» samment raméJioration chevaline dans la Grande-Bretagne; il consacra mille marcs sterling k l'achat de dnqnante étalons espagnols , et a cet effet il demanda uu sauf-conduit aux rois de France et d'Espagne.

L'histoire parle des rapides ehevant de course qu*Êdouard entretenait dans ses haras, et, quoiqu'il soit difticile de savoir à quel genre de cheval cette dénomination s'appliquait positivement, il est certain que ces chevaux avaient un degré de sang très-avancé , par suite des importations nombreuses qui avaient eu lieu k celte époque el antérieurement.

Une des preuves du soin que l'Angleterre mettait alors k

former une espèce spéciale et à laquelle elle attachait le plus grand prix , c'est Tordonnance promulguée par Édouaië pour défendre l'etportatldn k fétrangef. On a U&mé eette mesure sans la comprendre , iiiaib il est certain qu'autant il importe à uu peuple de favoriser le débouché de ses produit améRorës » quand il y a abondance ou sentemeni suffiâsnce

ét què Itô [ietiples voislia^ pén^eûi ritaliser avec lai , aata/ff n serait dangereux dàn$ afie indflstriè tisfissante de laisser se ditiuser ces élètnenCs de régénération k peine Ibrmés et pea nombreui que peuvent eiilever, li prîxd'df, des nations avides et moins avancées dans la voie du progrès.

Cependant, a mesure que rattiélioialion se (léveloj)pait , le prix des chevaux augmentait k proportion. Il devint tel, qn'Édonard U, éft 1360, eiHt devoir intervenir contre les exigences des marchands; il fixa le prix des chevaux cl désigna .dans son ordonnance , les provinces qui s'occupaient alors le plus spécialement deTélevage dn cheval. Ces près-eriptions nous semblent peu utiles, adssi fttrënt-elles pronjplenicnt abolies/

Jusqu'à la fin du quinzième siècle on ne cite rien de remarquable touéhant le cheval anglais. A eètte époque , Is^ guerre des deux lose» porta un coup funeste a l'industrie chevaline, et ce ne fut qbe sous Henri YIU que des mesures furent prises pour y remédier.

C'est alors que [inrurent des règlements qui fixèrent la taille et Tage des étalons , et détendirent de les laisser vaguer dans les herbages et les forêts. On annonçait en même temps rintentîon de prohiber d'une manière abéolue l'emploi d'étalons défectueux et même celui des juments tarées.

Les auteurs anglais ne sont pas d'accord sur l'effet que^ produisirent les Ordonnances de^t^otiqnes dUenri fUl. Quoi qu'il en soit, ce prince apostat mit dans la question du cheval la violence et l'emportement dont il fit preuve en tontes diodes et qui i)lâeèrent son nom parmi cent déa pins

fameux tyrans. Il fut défendu de posséder des chevaux audessous d'une taille déterminée; les archevêques et les ducs devaient avoir sept chévani de selle d^au moms quatorze

paumes. Toat eeclëaîastîqae dont le menu s'élevait k cent

livres slerliog , tout particulier dont h femme portait un eapuckan à la française ou un mantelet de velours, était lenu, sons peine de vingt livres d'amende» d'avoir an moins un bon haek.

Malgré ces règlements , il parait que le règne d'Élisabetb ne fut pas favorable à Tamélioration chevaline , soit k cause des troubl€% de Tépoque , soit par le peu d'enoouragemenl que lui duaiia celle avare princesse ; on va jusqu'à dire qu'elle ne put opposer que trois mille cavaliers k la descente dont la menaçait la gigantesque Armada. Henri lY fit présent k Élisabeth de plusieurs chevaux français , qui lireiU Tadmiration de la cour; la France, k cette époque, n'a\ait rien k envier k l'Angleterre.

L'usage des carrosses fut introduit en Angleterre par le couiled' Aruitdel ; jusqu'alors la relue ue voyageait qu'à cheval ou en litière , elle se rendait k l'église en trousse sur on cheval monté par son premier écuyer.

Jacques V organisa en ADgleterre les courses , qui u'avaieot pas eu encore d'bippodiomes spéciaux.

On dioisissait même de préférence des terrains accidentés et semés d'obstacles de tous genres , comme on le l'ait encore pour lessUeple-cImes d'aiyourd'iiui, reste barbare des vieilles courses saxonnes.

Avant celte époque, les vainqueurs se contentaient de prix bonoriiiques , qui consistaient ordinairement en une clochette de bois ou d'argent; de Ik l'expression qui survécut même h cette coutume : Bear away the bell , remporter la cloetieite , pour exprimer la victoire remportée par un cheval. Mois avons vu que» dès l'époque romaine» la clochette suspendue à la téle do cheval était on signe d'honneur elde

distinction, et que cet usage* s'est encore conservé dans ceriaiDs pays, où l'on voit les postillons cutourer le cou de leors chewix de eolliers garais de ek)chette8, oo les siis> peadre aa frontail de la bride.

Les premières courses régulières eurent lieu k Ghester, k Stadfora » à Eofieftd el à Cilrojfdon» près de Londres. Le roi se rendait souveDt k Nèwmarket po«r chasser à eoorre et an faucon dans les belles plaines de celle conuée, mais on ne voit pas qu'il y ait organisé de courses.

Jacques fit acheter, d'un marchand nommé Harkham « un cheval arabe dont le prix (ai lixé h 500 litres sterling, somme énorme pour le temps. Ce cheval a peu marqué dans les généalogies chefalines de T Angleterre. On prétend que Ja défiiveiir dont il fat l'objet tenait k la mauvaise opiiiioii qu'émit sur sou compte le fameux duc de Newcastle dans ses ouvrages. Newcastle compte à bon droit parmi les hommes de cheval les plus célèbres du monde. Élève de récole italit nue, il sut iiéanmoiiis .se dépouiller de celte roideur prétentieuse qui en fuiTécueil; il prépara la transition entre Tancienne éqnitation des tournois et des carron*. sels et celle [ilus large de la chasse et de Fhippodrome. Son traité d'équitalioa , dont bolieysel a donné une excellente traduction i est un curieux monument dé sciences et d'études séi ieuses , mêlées k «ne vanité persoimelle souvent poérile. Le frontispice représente Guillaume Cavendish, iord Ogie, comte , mardis et due de Newcastle t s^r un cheval bondi»' sant, entouré d'un cercle de chevaux qui lui rendent hommage à genoux. On lit au bas :

Et le diable le plas robvsto, S'il le tjiuiiluil, ù luusairs irailju5tiv

Un Csû^ QIÛ % m ï^miii V'mùmnc^

les courses et les cha^, mv ramélipratipQ 4u lAd^* L'équipage de fflauége prête peu mpuYemenls rapides,

de vitesse, Eu débarnssaol le df» m ftUimOt en

substituant à la lourde selle earrée ce petit siège ovale, k li bride ii mumnie une bnde lé|iarp et leème ua siwple filet, les Anglais ont dansé as eheYa) et ui cavalier tpnte facilité pour se livrer sans laiigue à ce laisseï aller instinctif qiii leur perjuet* k l'un el k l'autre, d'accomplir k ¥ie sauve les pina terribles épreavea, L'Eure du trot aorteat raçnt, par suite de la moditicalion du harnachement, une plus iin^ porUiUis destiuatiûQ. ïou| s'enchaine tci-has;riiabitudâ des eomaee obligea les eemeuria h simplibei leuf équipage, et ce simple équipage |>ermit par floîle an cavalier de aeatir de plus priis les lUùuveuuîuU du cheval, d'y obéir, de * a'ideetifier peur «linaî dire aveeiiii, daoa cette oMiobe aac» oadée et iteointttede jusqae-lk que les RoMâna appekéent, comme nous 1 avons vu, supplice et tourment, et qui est maifiteMOtt graee aux Anglais, dans le mopde entier, rallore la pins habituelle et la plus ntilede tentes. L'espras* sion : trotter à r anglaise, doit rrsier tians le vocaliiilaire hippique, car ce sont les Anglais qui sont bien les inventeurs de ee mode d'éqnitation» qui ne poavaU paitre que chez eux. et qui n'a d analogue nulle part. • Charles l" établit les courses de Uyde-Park et de iSewmarker; il fit acheter plusieurs ebevani: etpluaieura jamepts de sang oriental, et accorda de magnifiques enconragemenis aux hommes qui se distiuguèrept daus |a quhle industrie chevaline.

Les guerres civiles de cette époque arrêtèrent Vélan iiaûomk vers rélève du obeval qai se mani^tait de toutes pftftfiL dépendant, le |H>oieetear CSranwell y donna lee eeûia

les plus assidus et les plus éclairés; il posséda lui même plusieurs chevaux iameux, et, tandis que leurmailregagoait des batailles» ses eovrsiers remportaient des pHs saf les hippodromes. €e ht son éeii3^r Mr. Place qui fattrodoisit en Angleterre ie célèbre étalon White-Turk,

Charles II se livra avec zèle à l'amélioration du cheval, et, k son eiemple, la noMesse des trois rodâmes en fit sou ' oecupalioii lavorite. Un palais fut élevé |)Oiir le roi, à Newmarket, et des prix considérables turent accordés par lui à eet hippodrome. Ge M par Perdre de ce prince que deux sporlsmen célèbres, sir Christoph Wyvill et sir Geor£j;e Fenwiek, parcoururent l'Arabie et en ramenèrent plusieurs étalons et un assez grand nombre de Juments qui, eonnnes dans le langage du turf sous 'le nom de Rùyat-Màre, se reti'ouvent dans les généalogies de toutes les iàmiiles de pur sang anglais. Charles 11 ftiile premier roi d'Angleterre qni fit eonrir des chevaux en son nom.

Malgré les troubles qui signalèrent le règne de Jacques II, Tamélioration du cheval continua. Ge prince était excellent éenyer, mais son règne fut trop court pour lui permettre de réaliser ses projets. On dit que, dans sa retraite de Saint- Germain, il adoucissait les chagrins de l'exil en élevant luimême les cbevanx dont il se servait pour la chasse.

C'est a cette époque que le duc de Berwick ramena du siège de Bade, eu Hongrie, rétalon Lister-Turk et d'autres chevaux célèbres, tels que BarIhChillaby Taffolet- Barb, etc.

Guillaume III fonda une école d'équitation que l'on ap-

pelait atos Àcadéiaie, il éamà k direction k on écyyer fimçM de beaiieoup de talent, le asajor Fosbert.

Les courses furent augmentées, et un grand nombre de prix royaiUy coaiHis sous le nom de Jùng's plaies, iurejoti aeeordéa aux divan hippodiomea.

Vera le même temps, Selahy- Turk^ Ikarle^ WhUe-TiÊirk et YeUow-Turky iureiil importes dans la Grande-Bretagne; Uarleif'Arabum et CmvwrBwrh apparleaaieat a«x éeacies royales.

Le règne de la reine Anne se distingua par h^s ( iicouragemeiita qu'elle accorda à Téiève du cheval et priocipalemenl aux oour8ea;e'e8tde cette époque que date leur exlmsion dans toutes les partie» du royaume. La reine elle-même y prit partielle eut son haras, ses entraîneurs, ses jockey&^et forma une précieuse réunkrn des éièvea les plus remar^ quablea que s'empresaairat de lui effirir les noUes lords et les riches éleveui's.

La mort de ce^te princesse se ût remarquer par uu iucideut qui rattache rhistoiire du cheval, ahisi que naos l'avons vu tant de fois, a l'histoire de la destinée des nations.

C'était le 12 août 1714, ou allait disputer sur l'hippodrome d'York la coupe d'or offerte par le comté. Toute la hante et petite noblesse du [)ays s'y était donné rendez-vous. L'histoire dit qu'il s'y trouvait cinquante'Six carroue^, ce qui, pour l'époque, était très-considérable. Au montent où les courses excitaient au plus haut degré Tenthousiasme, le bruit se répand que la boniu' li ine vient de mourir. Aussitôt un Iremissement élecuique parcourt l'immense assemblée ; la politique remplace dans les esprits rîntérét qu*inspire les courses, et, semblable k cet hippodrome du has-empire où se discutaient les plus grandes questions de

— ut —

rÉtat, à l'aide des factions ronges et vertes, le turf devient oa ei«b nipmnsé. U a'^VRunt «Ion do la rooMration dos Slntrts, on do la eontÎDaitkMi de h ^biôiNdMH MhrM^.

William Bcdriian et Tarchevêquc Daves saiî^iî^sent Toecasion ; la noblesse du comté était dévouée k la.noMo»de^MMiovro iÎMÎ qœ la majoncé de la |Mi|iolatÛNi, <oo>«rii«èaé M^MMil à York et on proclame le roi Georçfe ; les chefs du p.u ii lory sont arrélés, Loiidi es est investi, et les Stuafts soiki (hhu^ jamais ddehns du tr^ne dola Gfande-firetagtt^ti ''tii j in 9mm George 1**, le goàl des eoiiTse^îs'éteiyd et se matérialise, les prix royaux, Men éioigoés déjà de la simple eloeiiitte des aneiens 4eafe » se tkku§ém'm^mÊm'iMèiÊë tu^Mn piàUi aoBtvenifleeés par des pm fixes de iOO gninées.

Gooige II s'occupa fort des choses chevaHoes, c'est pent4lraleaedialenègiieqgeleefaeval pdiiaeooiDptereii

Aiigletcn e, car c'est vraiment lui qui est le chef suprême de cefonveruement hippocralique. Cependant, c'est à ce prince ip» Ton doit divers fègleMils pour éviter les Imdes qvi comnen^îenl alm li s'introduire dans les affidres du turf.

C'e^t sous le r^ne de George II que parut Tarabe Godol-

George m, danssa jeunesse sortent, s'oeenpa beanconp

de relever le goût du cheval ; il encouragea les courses et l'équitaiion. Un parc royal int consacré spécialement par ass ordres anx divertissements équestres, auxquels il se livrait en compagnie des jeunes seigneurs de la cour. On doit à ce prince la fomiaiion ci une école vétérinaire, doui .it doma la direetion à Wial de Saint-Bel. Éclipse naquit sous ce règne.

Mais le roi sport&man de T Angleterre fut George lY,

u. ia

Êfioyer accompli par iBi4iiéaie, coanai&seiir jniieimiXyél^ yfr.iiiitiigrt. Am&m inlMipMi^ H léîMMMl Mt Im

goûls qui pouvaient flatter la natioD la plus hippique d« Blonde, r^'étaai encore que prineo do Gaiios, il lurail ùmdé m Imm lowirni, ei m tbaim «vwni'fsgaé, -Aum

Tegpaco ^ ktiit ans, cent quatre-vmgt-einq prix, montant k d'oa ouiUou. iut alors qu'arriva 1 avealure malheu* iwe fw iwot CB prisée à mdfe ton Immi et k s'ibMnir pendant quelque len^^ de pieniie p«t ti» coarM.

On sait qu'un de ses chevaux nommé Escape, engagé dafMdoii& prîxÀ ji«w«aiJLetles ^etâi nofevitoeif^, helta honlemMit h idHe» fat «Muqneinr te leeémtte :

les propos las plus outrageants coururent à cette occasion sur le jockey de George et sur lui-même. Les pertes ^eor* ipes CflenjéN per ieefénenerie'jelolifleies «ni, peel4tie un peu les passions politiques qui fermentaie&t à ce moment, firent donner une gnuute importaoce à eette affaire, que le tenips.a fait veîr eeae touieitte jefr. Bn iitt^ Qeojps Mntift 4eMre swvÉnAe dhi dib ét Kemmmkm. t

« jouisse ce qui suit être agréable h Voi re A!(psse Royale. « iiesitiÊmbresduJockey-CluI)» regrettant proiondément sou « absence de Newmarket, la supplient instauMBeni ë'èi^ « bUer le passé et d'honoi-er , à l'avenir , les dilierents n meetings de sa présence. »

Celte joeble et siaiple teHre foi reçue fraeieuseouert. Le prince, qui avait déjà repris sur dîem hippcdreoMs see rang de spoi tsman, revint à Newin^rket, et y envoya même plu% tard courir ses clteveux,

€'esta lui qu'en doit laMafttteidnbaaaAmtt d'BÊHtf^ ton-Couii, dispersé sous le dernier roi.

ipip^itiroi du turl yiiU le foi de ia tuer, à itêo^Vf

sèéëéilâ Gîttllmnie t^, le e^èbié marin, dont la gloire hippique se borna aux laveurs qu'il accorda i rkippodrome d'Âscot et an magnifique dtner qu'il donnait tous les ans àttt biembresduJoeke^Club^ < c ^ ^ Aujourd'hui , sous le gracieux sceptre de sa reine bienaimée» la Grande-Bretagne jouit d une prospérité chevaline sans rivale dans l'onivers. La reine Victoria se plait aux lield-sports; charmante amazone, ollo s^iiiTart de conduire un coursier rapide et plein de leu ; souvent sa main royale, guida dans les allées de ses parcs un attelage de vigoureux poneys, sa présence embellît les meetings et les courses fameuses, et dans ses visites à ses nobles vassaux, aux des-;, cendants des vieux compagnons de Guillaume, elle assiste aVec empressement k ces brillantes cavalcades, h ces chasses fougueuses, (]ui font les délices de la nation vX dans 1^queties le prince Albert^ son royal époux, s'est fait une v4t^ ritable renommée. Ce règne, qui n'est encore qu'à son av«^ rore , espérons-le , brillera dans les fastes d'Angleterre parmi les plus éclatants, et, au milieu de tous les glorieuse fleiirons qui formeront la couronne immortelle de Victoria, la palme d'Olymple ne sera pomt oubliée.

Nous veuous de voir par quelles phases générales a , l'amélioration chevaline dans la Grande*Bretagne ; ropia^ il fendrait des volumes pour donner une idée des rafC^ . et des espèces diverses que la nature et l'art onl créées dans ce pays ; des éleveurs distingués qui ^ sont lait un nom par

cités; des jockeys famenx par leur adresse, leur loyauté ou leur friponnerie; des chevaux ceicijres qui out^lirilié sur leurs hippodromes ; enfin des anecdotes curieuses ^ue racontent les chroniques anglaises, sur l'élevage , les cour-

ses, les ehasses» et dont le héros est toiyoura le <%snU Noas ne pouvons qa'efileurer ici ces iotéress^^l^fiô^Uipji

abondent claos les ouvrages ^^éQVànx ei]es sporting^reviewsj Les races anglaises sont d'abord cette, race puret ^^v^ exotique qui , à force de patience et d*or . semble avoir acquis le droit d'indigénat, bouture enlevée a la filarite mère et destinée k briller presque son égaie* autant toutefois que le permet la différence des climats, autant que b| volonté et la puissance de Thomme peuvent égaler la créar tion divine, lorsque, surtout, celle-ci n'a point été entourée de soins aussi assidus et aussi intelligenis. C'est ensuite cette race du Gleveland h la haute et fière encolure qui p|dt lesvertesvallées du Yorkshire, sœur de notre race normande. C'est le cheval trapu du Sutfolk, si semblable au cheval de la Bretagne française, et qui, comme lui ne connaît pas de. vainqueur au tirage ; car c'est un dicton favori que le cheval du Sutîolk meurt sur le trait. C'est 1 ^nciei^^^^'^^tjp^j, d'Angleterre, frère de notre cheval bQiilonoai^i|^^^||]y[»e^a^i . cien de ces races du Nord que nous avons retrouvées m ^ toutes les côtes de l Euiope centrale. Ce cheval, que des croisements et des soins Judicieux ont amené k}^ |)^u§^^, taille et aux plus fortes proportions auxquelles la race chevaline puisse atteindre, tend a d i s^iai aiire, par suite d'un état de civilisation qui rend moins nécessaire la force matérielle du cheval quand la vitesse n'^ est pas jointe. Puis , c'ee^ je petit poney du pays de Galles, connu sous le nom de gailowayt qui n'a guère change depuis le temps où il serva^ de monture aux damoisellesde la table ronde ^t« jiu|L)^i)itlA^ i qui chantaient le retour d'Arthur. G'estle poney des mooUSH gnes d'Ecosse, àTocil bagard, à la crinière épaisse, quisemblç, encore porter, sur son tlanc agité, la clayinore^ vieux

, Highlanders. C'est, enfin, le bon hunier des pauvres Jiab^

tants (le la verte Erin, qui santé comme le daim en minenant sous lui ses jambes de derrière, et pour lequel aucun fossé n'est trop large, aucune palissade trop haute.

Toutefois, la science et les progrès agricoles ont singulièrement modifié le cachet caractéristique de chaque contrée. Un mélange savant et approprié aux besoins de la eivîllsation règne maintenant parmi toutes ces variétés. Ce n*esl plus par races créées par la nature, par le sol et le climat, mais bieu par espèces façonnées de main d'hommes, que se divisent'généralement maintenant les chevaux de la Grande- Bretagne.

Nous citerons les principales dénominations sous lesquelles sont connues, en Angleterre,, les différente» e8{jèces de chevaux. Le Thoroughbred ou Blood-Harse^ cheval

de pur sang; Half-Bred, cheval de (lemi-san(» ; TheRacer^ cheval de course ; The Hack, cheval de promenade ; Tke Hmter^ cheval de chasse; Tke CoaéhrBorsef cheval de cai^ rosse; The Charger^ cheval de troupe ; The Cart-Horse^ cheval de gros trait; Tke Coh, petit cheval bien corsé et fortement établi ; The Poney ^ très^petit cheval; etc«

Parions maintenant des sportsmen célèbres de l'Angleterre. Si, connue nous Pavons vu, les rois qui se sont succédé sur le trône de cette nation ont compris l'utilité pra^ tique de l'amélioration chevahne, il faut dire que le goût du cheval se trouvait aussi lépandu parmi l'aristocralie et toutes les classes de la nation. Chacun y coopemit par sa fortune» par son intelligence, par ses soins. Ou voit des knrds consacrer aux chevaux la plus grande partie de leurs immenses revenus. Lord Grosveuor dépensait, dit-on, pour sa seule écurie, trois millious par an. Si, par hasard, il se

trouvait un grand tenancier anglais indiflërent par lui-ménie à la noble indostrie cbevaliiie, ou qui eu soit détourné pair son âge, ses inftnnitës ou ses fonctions^ il n'en aurait pas moins son écurie montée, son haras et souvent sa meule, pour la jouissance de ses fermiers et du. public 1 s^nsi qne raristocratie anglaise a conservé s^i .j^aissaDce : «i^jf compris que ses droits n'existaient qu'à la condition de se soumettre aux devoirs. Aussi, les exercices ils restés {Populaires èn Angleterre et àusn cheb.ii!! 8W* vre qui n'a pas lin schelling dans sa poche, qu'a^ lord le plus riche du royaume. !.jM«ivil

Parmi les hommes ëminents qui se sont lait dans les annales du turf, nous citerons lessQiyant$j^|f|ds temps anciens :

Le premier duc de Buckinghamt ^"^"f f ^ ÎBTîTltl^^ Ee\m\e^TuTk%Vi. Fairfax, possessenc de«Jtfaf)9m lord Harleigh, qui soutint vaillamment le cheval indigène contre les importations orientales; Christophe Wyvili %\ George Pei^wick» qui, comme nous Tavons dit, rameni* rent d'Arabie les chevaux de Charles I*'; Lord Darcv, qui fut un des premiers a posséder des Royal-Mare; Robert Sulton , qui raihena de Copsitp^inople Tétalon Éôldwesê^Turk; Thomas Oglethorpe , qui donna son wmk un cheval fameux venu de Géorgie; le duc de Berwick; le capitaine Byerley; M. Jdarshall , chef des écuries dn roi Guillaume ; H. Curven , qoi acheta h Pans^ ^, an C9mte de Toulouse , deux étalons précieux , que la France négligea comme tant d'autres; M. Huiton, possesseur^ de.. Gallaway; les ducs de Devonshire • de Soip/ip<9|^ç;|l.,eli^ Rutland, qui les premiers se laiicèrent dans la voie des par ris considérables; le comte Godolphio , qui donna son nom

m tÊomm elwval aiabo ésa^ mm païmtm ptaë Mh; M. Frsimplon , dont la répatation eal entàcMé de diverses fraudes et d'incroyables barbaries» C'est a lai <jue 1 on rappom Vaaecém ai ootuiue de k course de Mtrlm. On sait que ce cheval , eogagé dans un pari entre les ehevatix dn' Nord et cettx du Midi , fut essayé contre son adversaire portai) i secrètement sept livres de surcharge, ta)adia%ufr,d^«ii aiMie 0M4 aoA coteconteAt les portait séttèteÉeiilldto

résultat ftit la victoire âeMerlin dansTessai et dans la course qui suivit. Mais Frampton, qui, dans un iiut fraudu* leox» avait préparé ditHm, cette machination, en porta font Méietti. C'est éneore k Itrî qu'on attt4l^ la mnlilation du célèbre Dragon; mais heureusement cette histoire est trèsdouteuse. ..i' 1 ^.M

M. GUMerè qaî éleva Btying^Mderi ^ lé due deGnAber- . land, dans le haras duquel naquit Éclipse; et le colonel O'Kelly, qui fut son iieureux possesseur.

Pl«a tifd>le» tnyftiien: hrettt if! nMbrenx, qfu'ilèst fanpossible de les citer. Nous distinguerons parmi eux : Dick- Yernofi» propriétaire de Wood-Pecker et le parieur le plus héwiix d0 son teiftfH; Mm habileté pour éehelotikierléii* pipI» n*a poinl'élé «urpaasée. Oft e9n$ nitii ecciaskm 6ù, pariant à la lois pour et contre plusieurs chevaui , il devait gayiÉf iO,000 Ihm sierlinf #11 ne rien peftfre. Lord Gaadereagh, qui diri^aîl luMnélne f^stMAeiaetit deise» dimfex; lord Clermont, qui- éleva Tmmpator; Gliaiies Ûuttbury, dont ies^ éouriei teent longtemps fameuses} dne de Queanrtmy, eouMMa le Mttde OM Q, dont le» exploits hippiqiea ont un cachet si bizarre et si spirituel. C'est a Ini que Vm rapporte TalMtore auivMta :

. Dick Goodiëon, jockey dii 4ttc» vint ua jour tionver celm-ei et lui dit :

— Notre adversaire pour la grande course d'après-demain est venu m'offnr six cents guinées si je voulais vous laire perdre.

Prenez les six eents goinéee , répondit Qoeembnry , et

laissez-moi faire.

Quand les chevaux fur^t prêts à partir» le eomte s'approcha du sien» comme poor renminer et le caresser.

—Ce cheval doit être agiéable à monter, dit-il , j'ai envie de courir moi-même.

Puis, étant saiedingete, il parut sous le costume des jockeys de profession , s'élança sur le cheval, et gagna la course.

Une des figures les plus bnUantes du tnif «nK^^i^ ^t celle du colonel Blelliflli » surnommé TEloile deNewmarket

Possesseur d'une immense fortune, et doué par la naiure des phis heureuses dispositions physiques et mondes, il semblait réunir à lui seul toutes spéeialilés : peintre,

sculpteur, homme du monde, savant éclairé, poète, soldat

intrépide» cuiuvateur intelligent, p^urkit écny^r» edmirahle automédon et surtout turfiste oonsemmé. Il y a«sii

foule quand UAlcibiade moderne entrait à Newmai ket dans sa barouche , attelée de quatre chevaux, bldacs* Le colonel Melliià avait tcenle^huit dbemoi da pa^aang daiA mm é». rie, dix-sept chevaux de tirage, douze chevaux de chasse dans le comté de Leicester, quatre chevaux de eavalane à Bfighton et une vingtaine do càevnnxerdiaaim^

Geox qui soutâettnent de noise temps la gloire hippique de la Grande-Bretagne sont, parmi les principaux : les ducs 4e f ofliand » de Autknd » de Dorset » de Richemond»

Cievelaud» de Hamiltou et de Graftoa ; les lords Grosvenor, Exeter, Egremont , Oxfords Ghesterfield, Sowtber, Tavistok, Fiiz William, Jersey, Boiingbroke, Cavendi8h,LondondeiTy, Durliam , Sligo ; les comtes de Lichtield , de Veralam, de Warwiekt de Qarendon, Egremont» Sefton, marquis de Westminster, comte de Militown; lord Suftield, comte de EgUnlon, lord Stanley, marquis de Normanby, comte de ZeCiand ; lord George Bentinck» sir GiUiert Heathcote , sir Tbomas I^Dley, sîr losepb Haivley, cdlonel Crawfbfd, ma* jor Jarborgh , colonel Peel , sir Frank Staodish, Captain Rous , colonel Auson , sir Charles Monck , général Jates , sirHiomas Mostjfii, sir Riehard Bulkeley, sir Jobo Gérard , str Fatton Sykes, sir Bobert Pigot; MM. Yanslttart» Christophe Wilson, Gratwieke, Thornhill, Briggs, Payne, ÂsbaldestOD, Delmé Radetifie, Greville, Fvlwar Grsnreii* Gully, F. R. Prieot Ramsay, Orde, Tbéobald, Watt , Drde Porolelt , Foljambe , Thompson , Balson , Combe , Sloane Staoley, Tempest, Bowes» Gopelaod, Meikiam» Jobosiooe, CrocM>Nl, Ridadale.

Nous devons rendre ici un dernier tribut d'hommages à ce regrettable lord George Beatiock, qui, avant de devenir mi des plus grands ministres de son pays^ an anil été wi des plus intelligents et un des plus benrenii turfistes.

L art du jockey est poussé en Angleterre aussi lom qu'il plisse l'étne. Gea liomnes sont d'une naisre k pan ; ils eoQtmtSBtt par leur petite lailleet leurs aHms mies, wm la grande race normande, type général des familles anglaises ; élevés près des chevaux, et pour ainsi dire avec eux , ils les camiaisewt et les aiment « ils sauvent étndier leur earaelère, leurs moeurs , leurs habitudes : l'un est froid et veut être > excité» cet autre veut être retenu, tel a besoin qu'où i>oulage

val (luit être poussé dans ses épreuves jusqu'à telle limite, uu de plus seiaû trop* Que dire mamteuaat. ces SQÎDS coolionoU» de cm ^te«tioiia 4^ toutes te toeares i d« UNites leg nimites i de eelta imrrU«re ehtiw , de e^te h^gièoa appiropriée ^ cloaque circoiisuiiee , qui varie selou les temi^» les smsm^ Us lieax, les beimiift du mommkt 11 fitfHfKwrentniiier wi dieval , pour le dresser ta eonne,

pour le monlei dans les épreuves , plus de combiuaisons qu'il a'SQ isiU pour gottveraer une proviik^e; A Ukui vm této fidoide^ un ciBiir hMiiéls et iiii eouit^s I tovte épreive* « La vie du jockey, a dit un auteur anglais, est uac vic de ddéTOiiâuieut, de péiiia« daidstineuce, de coatsaifitett (Kd'Mpir* mt sdi'irtm^ Une diils loraés» lifcowreiwe et c( plus sévère que celle du trappiste liii est imposée. Le IH « lance i& plus absolu est une de ses qualités les plus néci eessaires. Si k jMtM.ne Fa poiot ccéé pour àOa éM, il ce Mt peirdii. Qu'il sdH pslk «l vigoiuewt » -lattu de adHs, « maigre et musculeux; que ses genoux cagiïeux se dessic( nent en^fetiefsiirees janibes torses; qu'ils so*i intràpidè, «. uMMÛUs à lootes les {irovoestioiiêf mnrd k lOos tas o»- « irages , infatigable, maître do lui-même , rompu à la douce leur; voUà i'iiomme qui risque sa vie iiùib lois par auuée, <iqm, ta eoiptlirité» TeMMC vide* a^[>pOfie llesoercice le oc plus pénible; le tout pour la misérable eoflHiie- de 5 ccgtiinées, 125 franes, s'il remporte le jN^ix» et de 5 gui*

« aées, 75 firanesi s'ilpecda »

▲Mi,ee«iUsblesloM}oelM9«'de8rîeM olympe antquels ou élevait des statues et que les poètes chantaient dans leaitt ms, tas îocfcegps aogtais portageit^ta avec tas ctv* fltan et leam iwiM ta ||on *fa titampin» tai Mas des

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