‹ Histoire du ciel (volume 2)Chapitre 28 sur 179 · MONNAIES ASTRONOMIQUES ANCIENNES · texte numérisé non relu

MONNAIES ASTRONOMIQUES ANCIENNES

stutères imités de la Macédoine, où l'on voit les vieux symboles celtiques associés à quelques emblèmes d’origine grecque.

En Italie, les choses durent se passer autrement, parce que l’élément guerrier des castes nobles y domina bientôt l’élément religieux ; cependant, les plus anciennes monnaies de Rome, celles qui nous sont connues sous le nom de médailles consulaires, n’échappent point à la loi commune qui semble avoir présidé, chez tous les peuples, aux origines monétaires. Les deux types les plus usités, l’un pour le bronze, Janus Bifrons, avec le palus; l’autre pour l’argent, les Dioscures, avec leurs étoiles, ont un caractère éminemment astronomique.

La plus ancienne médaille dentelée connue est une incertaine au type des Dioscures et au symbole de la roue solaire.

On peut suivre dans l’examen comparé des monnaies gauloises et romaines une série d'analogies fort remarquables au point de vue astronomique. Pour n’en citer que quelques exemples, on peut observer que sur un grand nombre de deniers de diverses familles on voit Auriga, « le cocher, » conduisant un quadrige, soit le soleil sous une autre forme (tête radiée et de profil), soit Diane avec ses attributs lunaires, soit les cinq planètes bien caractérisées, par exemple Vénus par une étoile double : du matin et du soir; soit enfin des constellations comme le Chien, Hercule, la Chèvre, la Lyre, presque tout le zodiaque, les circompolaires, les sept bœufs (seplem iriones). Plus tard, sous les Césars, on trouve à la villa Borghèse un calendrier dont la disposition fait songer aux monnaies gauloises. Les têtes des douze grands dieux et les douze signes du zodiaque sont représentés, et le dessin des constellations établit une correspondance entre leur lever et la position du Soleil dans le zodiaque. On peut donc affirmer que dans le monnayage et dans les œuvres d’art de l’Italie et de la Grèce on retrouve comme en Gaule l’influence caractéristique des vieux cultes astronomiques.

— Comme Platon le fait dire à Socrate dans son dialogue \eCralyle, remarqua le professeur de philosophie, les anciens peuples de la Grèce paraissent s’être représenté pour premiers dieux les astres qui étincellent sous la voûte céleste, le Soleil, la Lune, la Teire, les

DEUXIÈME SOIRÉE

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