‹ Histoire du cielChapitre 5 sur 151 · CAUSERIE PRÉLIMINAIRE. IX · texte numérisé non relu

CAUSERIE PRÉLIMINAIRE. IX

rationaliste, et le philosophe ne s'éloignait pas à une trop grande distance de la sphère catholique. Les daines étaient d'un sentiment tout à fait orthodoxe.

Tels sont les personnages en scène ici. Je pourrais m'y ajouter moi-même, si j'y avais été à d'autres titres que comme simple auditeur, et si je n'étais autre chose qu'un narrateur. Par la tendance intellectuelle de la plupart d'entre eux, par le site, la saison, l'heure, l'astronomie ne tarda pas à devenir le sujet dominant des conversations. Les astres qui s'allumaient dans le ciel, le souvenir de leur rôle dans l'histoire de Thumanité, la figure des constellations, qui se reflétaient parfois dans Tonde aussi pure qu'un miroir, le lever de la lune et le coucher du soleil, une éclipse dont nous fûmes témoins, les marées et le mouvement de la terre, que sais-je encore? mille points d'interrogation se posèrent devant les pensées contemplatives, et l'on en vint à causer chaque soir des mystères du ciel.

Dès les premières causeries, on prit plaisir à ces entretiens dont la forme antique offrait un charme fort particulier; et pour ne pas en laisser tput à fait la conduite au hasard, il fut convenu que l'on dresserait d'avance la liste des sujets susceptibles d'être traités, et que dans ses pérégrinations du jour chacun songerait à recueillir des souvenirs et à les apporter le soir. Ainsi se formèrent insensiblement ces divers entretiens. On me chargea, comme étant le plus jeune de la société, du rôle de secrétaire, et je fis consciencieusement mes efforts (dans mon intérêt personnel, je l'avoue) pour conserver les discussions si instructives émises de part et d'autre sur les plus grands problèmes de la nature.

C'est cette rédaction, c'est cette série de Soirées> que je me

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