A EU L'AN MDCG, ARGUMENT
Jupiter et Mercure avoient logé chez Eucharis, qui les avoit très bien reçus. Pour récompense de son hospitalité ils se font connoitre, et promettent à leur hôte de luy accorder sa première demande.
La scène est â Euchomanie dans la maison d'Eucharis.
NOMS DES ACTKUHS
Ghaiics Aude d'Eu.
Ghai'les Le Maire (VEu,
Cliai-los Le Va.ssour de r/aiif/iK-hfs.
Claude-François do Noufville. . . (/lui.
François-Alexandre de Neufvillc. . dlùi.
François Dansennes dVmnieriUe.
François Morin de Cuvei-ville.
Jacciues Lhummc dKu.
Jean-François de Bclisle Dampicrre. de Franleu.
Laurent-Louis LagotdeGaudcnvilicr. d'Eu.
Louis Condors d'Eu.
Louis Lagot de Lisleencourt. . . . d'Eu.
Louis-Antoine Caron dubourr/ d'Au/t
Martial Fournier d'EscarOotin.
Pierre Caron ......... du bourgd'Ault
Richard-Toussaint Boaussire. . . de Melleville.
Vincent du Quesnoy de Brunville.
L'intermède se composait d'une scène connue sous le titre do : la Défaite du Solécisme par l'afiiiée de Jean Despautère, armée au premier ranj;- de laquelle se distinguaient le général Supin et le colonel Géj'ondif. Voici le nom des acteurs qui prirent part à ce divertissement :
Adrien de Belleville de BeUeville.
Antoine -Nicolas Delincourt. . . de Grege.
Antoine-Pierre de Lactrel. . . . de Grancourt.
Charles Le Maire d^Eu.
Charles Le Vasseur de Hauquélus.
Claude-François de Noufville . . d'Eu.
François-Alexandre de Noufville . d'Eu.
Henry -François Dorgemont. . . du bourg d'Ault.
Jean-Baptiste de Saint-Arromant. de Doullens.
Joseph Lagot d'Eu.
Laurent Duhamel de Valoir.
Laurent-L'. Lagot de Gaudenviller. d'Eu.
L^ A"^ de Teuffle de Franqueville . de Teiijle.
Michel Ilarriiel du Tresport.
Michel Lavoisier de Blengue.
Nicolas Félin d'Hu.
Nicolas Le Seiy:neur d^Eu.
Pierre Duputel du bout-g d'Ault.
Pierre Quentin d'Eu.
Enfin, nous avons le programme d'une de ces pièces tel quïl se distrihuait probablement aux spectateurs. Il s'agit d'une comédie latine : Astulus Senex, jouée le 27" jour de janvier 1675 par les élèves de rhétorique dont les noms suivent : Nicolas Varin, Nicolas de Glicourt, Louis Henoc([, Nicolas Blondin, Antoine Le Sergeant, Nicolas Broussin, Jacques de Brais, Jean Lamy, Nicolas François, Pierre Du Maisniel d'Appl incourt, Etienne Ponthon.
Bien que las représentations paraissent avoir été fréquentes, on lit dans un acte passé en 1729 entre le duc du Maine, Louis Laguille, vice-provincial, et Jacques Brisson, procureur général de la Compagnie en France, qu'elles n'avaient lieu (ju'à des époques éloignées. Par ce contrat, l'héritiei' de Madeniciselle dans le comté d'Eu , en dotant les Jésuites de certains revenus, voulait que les révérends pères continuassent « comme cy devant à faire re- « présenter, de t/'ois en trois ans, au mois d'août, « par les écoliers du collège, une tragédie, ù la fin « de laquiîUe se ferait la distribution ordinaire des « prix, et chacune des deux années suivantes, au « mois de septembre, il se ferait un exercice pu)3lic « comme explications d'énigmes ou autres pièces « académiques, et A la fin une distribution des prix « aux ai'mes de S. A. S. de la valeur de 50 livres au « moins, desquels la première distribution avec la « tragédie aurait lieu au mois d'août 1730, et ainsi « successivement a perpétuité (l). » On voit, par ces
(1) Comjilc-rcmUi aux Cliuiiihrrs, no'i.
dispositions, (|ue les fêtes di-amatiques alternaient avec des déclannations oratoires et d'autres exercices littéraires destinés à prendre place dans le plan d'études que Ton mettait en œuvre.
Quelque incomplètes que soient ces notes sur la vie intérieure des écoliers , sur les travaux des maîtres et les récréations, elles permettent cependant de juger combien était motivée la réputation flatteuse dont jouissait renseignement du collège. Maison fondée en vue de répandre Tinstruction et les bonnes mœurs, elle n'avait pas cessé d'augmenter ses cours, d'étendre le cercle de ses relations et de former un centre actif d'études qui atteignait son plus grand développement dans les premières années du dix-huitième siècle. Les élèves étaient nombreux, les recteurs distingués, les ressources suffisantes, et le duc du Maine en fondant une chair de théologie, par acte du 21 mars 1729, au titulaire de laquelle il assignait une rente de 600 livres sur les revenus du comté, assurait ainsi le succès de l'établissement des Jésuites fondé par ses ancêtres.