‹ Histoire du collège de ChinonChapitre 21 sur 34 · VII · texte numérisé non relu

VII

Une l<»i du 28 juin 1833 avail imposé aux chefs lieux de départemenl et aux villes donl la population excédail H. 000 âmes, l'obligation d'avoir, indépendamment des écoles primaires élémentaires, une école primaire supé rieure. dette création devant entraîner les communes dans des dépenses assez considérables, un grand nombre de villes n'avaient encore pris aucune disposition pour y satisfaire, quand une ordonnance du 2\ novembre 1841 autorisa, par mesure d'économie, l'annexion de ces écoles aux collèges communaux.

L'année suivante, a la suite d'un V03U émis dan- ce

sens par le Bureau du Collège, une ordonnance en date du 21 avril appliqua ces dispositions a la ville de Chinon, et lui enjoignit d'ouvrir cette école dès l»- mois de sep tembre et de mettre à sa tète un instituteur primaire du degré supérieur, placé sous l'autorité du principal.

Le Conseil municipal, dans sa réunion du 18 mai 1842, prit des dispositions en conséquence, fixa à 1.000 francs le traitement du directeur et décida que les élèves paieraient une rétribution de 5 francs par mois au profit de la caisse municipale. Le budget du Collège subissait de ce fait une nouvelle augmentation de 1.000 francs, qui, à la vérité, pouvait être couverte par la rétribution scolaire, mais la Ville devait supporter les frais nécessités par l'aménagement du local et évalués à 1.342 fr. 30 c. W

Les élèves de l'école primaire supérieure devaient suivre, pour la physique, le dessin et la langue anglaise, les cours du Collège sans payer de rétribution supplémentaire et sans que le traitement des professeurs chargés de ces cours fût augmenté.

L'annexion de cette école au Collège ne faisait en quelque sorte que régulariser, en l'améliorant, la situation créée dans cet établissement, en 1828, par l'ouverture d'un cours de français pour les jeunes gens qui se destinaient au commerce et à l'industrie. Toutefois, l'organisation de la nouvelle école supprimait la classe élémenmentaire qui ne fut rétablie que 7 ans plus tard.

L'ouverture de l'école primaire supérieure coïncida avec l'arrivée de M. Perdriau qui, à la rentrée de 1842, succéda à M. Filleau.

Le nouveau principal vit s'accentuer encore la diminution du nombre des élèves que nous avons déjà signalée sous son prédécesseur, à tel point que le pensionnat ne lui laissant plus aucun bénéfice, il demanda l'autorisation • le percevoir à son profit, à partir du 1er janvier 1845, le montant de la rétribution universitaire que l'Etat venait de supprimer. Le Bureau, consulté à ce sujet le 26 novembre 1844, déclara qu'il était impossible d'accéder au désir du principal, la suppression de cette rétribution ayant été pendant longtemps l'objet de réclamations incessantes de la part de l'administration communale.

1) Cette classe fut alors installée dans la grande salle qui occupe le premier étage du bâtiment situé au fond de la cour d'entrée, et qui sert actuellement d'étude.

Enfin, le 28 du même mois, M. Perdriau ayant demandé au Conseil municipal à augmenter le prix de l'internat, sa requête fui également rejetée.

Professeur capable el dévoué, mais complètemenl dépourvu d'énergie, M. Perdriau ne pouvail rester plus longtemps a la tête du Collège qui, de jour en jour, péri clitail entre ses mains. Depuis longtemps déjà le maire s'étail plainl au recteur de son incapacité notoire comme administrateur el avail réclamé son changement; des faits d'une réelle gravité s'étaienl même produits dans sa gestion, quand, le 7 janvier 1845, il lut révoqué h rem placé par M. Rouet, alors régenl au Collège d'Orléans.

En prenant possession de son poste, \i. Rouet trouva le Collège dans unesituation déplorable. Le budget pour L846, établi par le Bureau peu de temps après son arrivée, nous en donne la preuve manifeste. Nous croyons devoir

le reproduire :

BUDGK'I POUR 1846 Calculé d'après le nombre d'élèves présents au Collège eu avril 1845

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