‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 13 sur 96 · Jourdain, loc. cit · texte numérisé non relu

Jourdain, loc. cit

de ce moment, nous perdons entièrement la trace de ce professeur '.

Cependant, en dépit des difficultés de l'époque, la cause des études orientales semble, quelques années plus tard, avoir réalisé de notables progrès. C'est ce que prouve un fait des plus significatifs. Vers 1430, plusieurs professeurs grecs, hébreux et chaldéens proposèrent à la Faculté des Arts de donner des leçons régulières de grec et d'hébreu, pourvu qu'on leur assurât des émoluments convenables. La Nation de France, comme ses registres en font mention, accueillit cette offre avec empressement, en exprimant le désir que les idiomes de l'Orient fussent régulièrement enseignés dans l'Université ^ Il est bien probable que cette délibération resta sans elfet. En vain, le concile de Bàle, dans sa dix-neuvième session, qui se tint au mois de septembre 1434, renouvela t- il la constitution du concile de Vienne, portant qu'il y aurait dans les Universités deux maîtres chargés d'enseigner les langues hébraïque, arabe, grecque et chaldéenne^. On eut beau décider que chaque recteur, à son entrée en charge, ferait le serment de tenir la main à l'observation de cette ordonnance. Toutes ces mesures, auxquelles cependant l'Eglise paraissait tenir si fort, puisqu'elles étaient destinées à faciliter la conversion des juifs et des infidèles, furent inefficaces. Seule l'école de Paris, si favorable, du reste, aux doctrines du concile de Bàle, s'efforça momentanément d'exécuter des prescriptions qui répondaient aux vœux plusieurs fois formulés par elle. Ce qui est certain, c'est que durant l'année 14oo,

1 . M. Jourdain [loc. cit .] se deuiandi'' s'il ne serait pas le même personnage qu'un certain Paul de Siavonie, qui eut, de li;5i) ;i l'tiO, d'opiniâtres démêlés avec la Nation d'Allemagne. .Mais il n'est guère possible de s'en rendre compte.

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