‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 25 sur 96 · Ob statum et constitutionein Gymnasii · texte numérisé non relu

Ob statum et constitutionein Gymnasii

FRANÇOIS l"' ET LA RENAISSANCE. '&

cette affaire lui tient au cœur et combien il goûte l'hospitalité dont il jouit chez les patriciens et les gens en vue de la ville. Il a profité des retards de ses envoyés pour obtenir communication à la célèbre bibliothèque de Saint-Marc de nombreux manuscrits des plus curieux, parmi lesquels se trouvaient plusieurs livres de Diodore de Sicile qu'il a pris soin de faire copier et qu'il a envoyés comme présent au roi. » Budé revient sur ce sujet dans plusieurs autres lettres adressées à Germain de Brie, à Saumon Macrin et enfin à Lascaris*. Cette insistance, dont on va fournir d'autres preuves, indique bien que la chose l'intéressait au plus haut point.

Quoique malade et éprouvant pour la vie de cour un éloignement chaque jour plus marqué, il avait abandonné sa maison de Marly et s'obstinait à suivre le roi dans tous ses voyages. Agir autrement eût équivalu, suivant lui, à trahir la cause sacrée des lettres. Il rappelle au roi, à chaque occasion favorable, ses déclarations antérieures, le suppliant, écrit-il à Toussaint, de fonder un établissement où Ton pût étaler les richesses de Rome et d'Athènes et qui répandît sur son règne une gloire immortelle. Il multiplie les tentatives au point de devenir importun et d'attirer sur lui les railleries des courtisans^. C'est ainsi qu'il va successivement à Romorantin, à Amboise, à Dijon, à Troyes. Dans la première de ces villes, un accident survenu au roi vint, si l'on peut dire, favoriser ses efforts. François V est blessé à la tète par suite de la chute d'une bûche. Il est saisi par une fièvre violente et n'échappe que par miracle à la mort qui le menace. Le monarque, tombé dans un accès de piété insolite, crut ne pouvoir mieux témoigner ses sentiments de reconnaissance envers le

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