‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 31 sur 96 · Hermixiard, m. p. 1U3. Lettre de Grynrpus à FareL · texte numérisé non relu

Hermixiard, m. p. 1U3. Lettre de Grynrpus à FareL

2. Gérard Roussel, dans une lettre écrite de Strasbourg à l'évêque de Meaux, Briçonnet, au mois de décembre 1525 [IlERMiNjAno, t. T, p. 405; ScHMUJT, Gérard Roussel, p. 188), manifeste un vif désir d'aller suivre ce cours à Avignon. « Quamdudum cupieram commigrare in locum Avenioni proximum, quo me jam profîcisci volebas; necalia sane causa id cupieram quondam, quam ut in litteris hebraicis et in eruendis prophetarum oraculis instructior ad te redirem », etc.

prospère; des relations multi|)les avec l'Italie, FAllemagiie et la Suisse : tout se réunissait pour faire de Lyon une ville pleine de ressources et de séductions, plus propice qu'aucune autre en France au développement de la culture générale et des idées de progrès chères aux hommes de la Renaissance. La petite société littéraire qui se rattachait au collège de la Trinité, alors en possession de deux professeurs émérites, Jean Raynier et Barthélémy Aneau, fit beaucoup pour la cause des lettres et de Tétude des langues anciennes. Bien que le mouvement dont nous parlons se soit surtout développé à partir de 1-330, il est cependant nécessaire d'attirer l'attention sur lui dès maintenant, puisqu'il commença à se manifester avant cette date. D'autre part, des cours momentanés de grec avaient eu lieu dans d'autres villes, par exemple à Dijon où Pierre Duchàtel, le futur lecteur de François I", dont le nom reparaîtra dans la suite de cette histoire, avait professé pendant quelque temps un cours sur le texte grec de l'épître de saint Paul aux Romains \ Enlîn, dans la capitale même, l'enseignement de cette dernière langue essayait timidement de conquérir une petite place dans l'un des grands collèges de l'Université. En 1.j28, un professeur nommé Bonchamp, qui se faisait appeler Evagrius, fit un cours de grec au collège du Cardinal- Lemoine. Sa classe était connue, paraît-il, sous le nom d'eschole des Grecs. x4.myot fut l'un de ses auditeurs les plus assidus^. Nous n'avons, touchant les cours qui y auraient été donnés un peu auparavant, en 1317, par

1 . On cite aussi un certain Olivier comme professeur de grec à Lyon, mais on manque de données précises à ce sujet. Voy, Rebitté, Guillaume Budé, p. 21i.

2. JoL'RDAi.N, Excursions hist. et phil., p. 280. — De Blignières, Essaisur Amyot, Paris, 1851, in-8% p. 64. Nous n'avons pas de renseignements sur les cours de Germain de Brie, qui auraient été professés un peu auparavant.

Chéradame, que la seule assertion formulée par Bèze '. Remarquons enfin que dans le courant de Tannée 1529, le roi donna, à son secrétaire Jacques Colin, un privilège pour l'impression des traductions d'ouvrages grecs laissées par Claude de Seyssel, qui témoigne, dans une certaine mesure, du désir qu'avait le monarque de répandre parmi ses sujets la connaissance de l'histoire et des auteurs de l'antiquité ^

La conclusion qui se dégage de tout ce qui précède, c'est que la période de tâtonnements qui précède l'institution des lecteurs royaux, et qui s'étend de loi 7 à 1529, se répartit en trois phases distinctes. A la première, qui comprend les années 1517 et 1518, se rattachent toutes les négociations poursuivies avec Érasme. Les projets sont encore assez peu précis. On discerne cependant qu'il est à la fois question de la fondation d'un établissement d'un caractère général et de celle d'^im collège analogue à celui de Léon X. Par la faute d'Erasme, les choses traînent en longueur et finalement n'aboutissent pas. Durant la seconde phase, qui va de 1519 à 1522, le plan d'un collège de Jeunes Grecs prend le dessus. Il y a un commencement sérieux d'exécution. Mais l'enthousiasme et la générosité du roi ne persistent point, les guerres surviennent ; bref, il n'est plus officiellement parlé de rien. Cette troisième période embrasse les années 1522 à 1529. Les velléités manifestées par Érasme, entre 1522 et 1524, de venir se

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