LA CORPORATION DES LECTEURS ROYAUX
Moïse Rinitius. On vend des exemplaires de ce dernier ouvrage chez Christian Wecheli, à l'enseigne de l'Écu de Bâle.
François Valable, professeur royal en langue hébraïque, continuera, le lundi à une heure de l'après-midi, son interprétation des Psaumes.
P. Danès ^, professeur royal eu langue grecque, le même jour, à deux heures, commentera au collège de Cambrai le livre d'Aristote...^. Cet ouvrage, imprimé le plus diligemment possible, se vend chez Antoine Augereau*, rue Saint-Jacques, à l'enseigne de Saint-Jacques.
Paul Paradis, interprète royal en langue hébraïque, reprendra le lundi à dix heures, en commençant par les éléments, la grammaire de Sanche Pagnini qu'il a déjà étudiée dans les précédentes leçons, et à la même heure il entreprendra le commentaire des Proverbes de Salomon, au collège des Trois-Évêques, On vend ces ouvrages chez Gilles Gourniont^.
On n'imagine point la fureur des sorbonistes devant cette manifestation pourtant bien peu agressive des lecteurs royaux. Tout aussitôt la Faculté fait saisir quelques exemplaires des placards comme pièces à conviction : elle s'assemble, délibère en hâte et finalement délègue vers le parlement son farouche syndic, l'éternel Noël Béda, le mauvais génie de la vieille école. Celui-ci court jusqu'au palais, comparaît devant la cour et réclame d'elle avec indignation des poursuites immédiates, exception faite pourtant à l'égard de Toussaint et de Fine, absents de l'affiche^. Il exige