‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 47 sur 96 · Voy. notre Pièce justificative XXIY · texte numérisé non relu

Voy. notre Pièce justificative XXIY

considération de ses bons et agréables services ». François F"" réserva seulement pour la librairie, c'est-àdire la bibliothèque royale, la collection des manuscrits orienlaux réunis par le Calabrais, Cette clause inédite nous apprend ainsi Torigine de plusieurs des anciens manuscrits du fonds oriental de notre Bibliothèque nationale. Comme ce fonds comptait à peine sous le successeur de François 1", d'après l'estimation de Boivin ', une quarantaine de manuscrits, il n'est pas sans intérêt de pouvoir déterminer le contenu d'un certain nombre d'entre eux. Qu'était-ce que cette modeste collection en comparaison de celle perdue par Cuidacerius, en lo2oM

Jean Stracelle, un Flamand, choisi d'abord provisoirement pour la durée du voyage de Danès en Italie, puis maintenu à titre définitif dans les cadres de l'institution, fit peu parler de lui. Il réalisa le type par excellence du savant timide et modeste, vivant à l'écart du bruit et se défiant de lui-même, au point de ne rien oser publier. Professeur exact et assidu, il se renferma strictement dans les devoirs de sa charge, consacrant tout son temps à ses élèves, qui semblent, du reste, avoir été nombreux. Son érudition a été célébrée par les contemporains, comme également profonde et sûre, mais nous ne pouvons guère l'apprécier aujourd'hui, en présence des quelques essais posthumes qui subsistent de lui. La gravité de ses mœurs lui valut l'estime générale. Il occupa paisiblement sa chaire de grec, durant près de vingt-cinq ans, et mourut en 1559. L'année suivante, le célèbre poète Jean Dorât, le maître de Ronsard, lui fut donné comme successeur.

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