‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 48 sur 96 · Voy. Delisle, Cab. des manuscrilx, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Delisle, Cab. des manuscrilx, t. I, p

2. Voy. au sujet de cette perte le curieux poème de Pierio Valeriano, De lileruiorum infelicitale. Cf : Tiraboschi, Sioria délia litlerat. ital., VII, 2, p. 248, et GREGonovivs, Storia di Roma, VIII, p. 36G et 751.

Lato mus, de son vrai nom Barthélémy Le Masson, fit en son temps beaucoup plus de bruit. Né à Arlon en 1483, dans le duché de Luxembourg, il mena une existence assez nomade, enseignant tour à tour, et non sans éclat, à Cologne, à Trêves, à Louvain, à Paris. Nous avons parlé ailleurs des circonstances qui accompagnèrent sa nomination comme lecteur royal, en 1534. Il entretint des relations suivies avec Érasme et avec Budé, qui l'indiqua du reste au choix de François I". Sa leçon d'ouverture, intitulée De studiis hi(ma?iitatis\ renferme un éloge enthousiaste du roi protecteur des lettres et de Tillustre helléniste français. Dès son entrée en charge, lors de la malheureuse affaire des placards, il fut, comme la plupart des Allemands qui séjournaient dans la capitale, soupçonné d'adhérer secrètement aux doctrines de Luther, et dut même se cacher momentanément. La tourmente passée, il reprit ses cours, dont l'explication des discours de Cicéron formait le sujet. Jusqu'à la fm de sa carrière de professeur, il resta fidèle au grand orateur et publia sur son œuvre un nombre considérable de travaux et de commentaires. En 1339, le roi l'envoya en Italie, en lui accordant un congé d'une année. Au retour, il fit un récit détaillé de son voyage et rendit compte de la mission qui lui avait été confiée, dans la leçon d'ouverture qu'il prononça solennellement au mois d'octobre 1340. Dans le courant de 1342, sentant le poids de l'âge et de la fatigue, il se retira à Coblentz, près de l'archevêque de Trêves, qui fit de lui son conseiller. Cette charge ne fut point un repos pour lui. Les discussions religieuses auxquelles il se trouva mêlé, et surtout l'ardente lutte qu'il soutint contre Martin Bucer, ne tardèrent pas à l'absorber. Charles-Quint l'envoya successivement

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