‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 61 sur 96 · Voy. l'Appendice F · texte numérisé non relu

Voy. l'Appendice F

2. On y déploya quelque solennité. Le duc de Sully présenta au roi la truelle d'argent. Sous la première pierre furent mises quatre médailles d'or et deux d'argent, aux armes du roi et de la reine Marie de Médicis, avec cette inscription sur une lame de bronze: « En Tan I^de Louis XllI, roy de France et de Navarre, âgé de neuf ans, et de la régence de la reyne Marie de Médicis, sa mère, 1610. » Voy. le Mercure jrançois de 1610, p. 500.

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lecteurs royaux n"a pas porté au xvf siècle le litre de Collège royal, si même dans une certaine mesure (on a vu pour quelles raisons) ce titre peut lui être refusé, il y a un autre nom, le plus beau de tous, que nous pouvons hardiment lui accorder dès Tannée de la fondation, c'est celui de Collège de France. Ce nom-là, les lecteurs auraient pu le prendre le jour où ils montèrent pour la première fois dans leur chaire. Au fond, il est heureux que la fondation projetée par François 1" et ses successeurs n'ait pas été réalisée, avec ses 600 boursiers bons élèves bien pensants et bien nourris, ses bâtiments somptueux, ses églises et son double chapitre. La grande culture libre et indépendante qui est sortie des pauvres salles de cours louées par faveur n'eût pas existé. L'indécision de François P"" a été féconde. Le magnifique établissement rêvé par les grandes âmes de la Renaissance a été réalisé, mais d'une autre manière. Il a été, suivant le mot énergique de Pasquier, hasty Pli hommes. C'est avec ces matériaux-là que sont fondées toutes les œuvres vraiment durables de l'humanité.

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