Félibien, Hisl. de Paris, t. III, p. V
2. On voit ])ar les Comptes des bâtiments du roi sous le règne de Louis XIV (publ. par J. Guiffrey), t. I, p. 878, que la répartition des traitements restait toujours la uiênie depuis 1618 : chaque professeur touchant 600 livres, plus un supplément variant suivant l'ancienneté du titulaire et oscillant entre 80 et 000 livres. Le doyen jouissait d'un fort préciput Compte de 1670). Quant aux indemnités annuelles dues aux boursiers de (timbrai et de Tréguier, elles étaient régulièrement payées. Le noQibre de mentions fournies à ce sujet par les Comptes îles bâtiments le prouve suffisamment.
3. Voy. Comptes des bâtiments, passim, notaounent, t. l, p. 75-7C, 133,
LE COLLÈGE ROYAL SOUS LOUIS XIV. 2:;i
comme on Ta vu plus haut, à Guillaume Duval, professeur de philosophie grecque et latine. La valeur de cet ouvrage est médiocre : tel discours ou telle leçon d'ouverture des professeurs du xvi' siècle renfermait déjà des renseignements beaucoup plus intéressants et groupés avec plus d'intelligence que ceux fournis par le livre de Duval. C'est plutôt comme catalogue des professeurs que ce travail a pu être consulté depuis avec quelque utilité \
Divers rapports administratifs parvenus jusqu'à nous permettent d'apprécier le fonctionnement intérieur du Collège durant cette période^ Il en est un entre autres, daté de 1685, qui constate que la plupart des professeurs donnaient leurs cours avec assiduité. Quelques-uns laissaient cependant à désirer à ce point de vue. L'un d'eux, le second professeur de mathématiques, était alors employé pour le service du roi à des travaux hydrographiques qui le tenaient éloigné de la capitale.
Il paraît aussi que la tenue extérieure de certains maîtres manquait de gravité. On les voyait monter en chaire sans s'être revêtus auparavant de la robe et du bonnet carré traditionnels. L'Université indignée crie au scandale et le syndic dut les rappeler au respect des vieilles coutumes. La concorde n'était pas non plus parfaite entre les professeurs, et à diverses reprises, notamment en 1685, le grand aumônier se vit dans l'obligation de mettre fin à ces difficultés intérieures assez sérieuses.
Parmi les nominations les plus heureuses faites sous ce règne, il convient de citer celles de Pierre Gassendi,
1 . Un curieux exemplaire de cet ouvrage figurait à la vente de la bibliothèque de Le Roux de Lincy. Il renfermait la collection des lettres d'invitation aux convois des professeurs morts avant 1G44.