Archives nationales, G
2;i2 HISTOIRE DU C3LLÈGE DE FRANCE.
l'iioisi en 1645 comme titulaire, pour les mathématiques, et qui demeura dix années en fonctions, du médecin Gui Patin (16o4-lG72), d'Etienne Baluze, professeur de droit canon (1689-1710), de l'illustre botaniste Joseph Piton de Tournefort, resté en charge de 1706 à 1708, d'Antoine Galland, l'arabisant, l'aimable traducteur des Mille et une Nuits (1709-1713), et enfin de l'helléniste Jean Boivin, titulaire de la chaire de j>Tec de 1706 h 1726.
Au commencement du xvni" siècle, l'établissement comprenait dix-huit chaires, se répartissant ainsi : deux pour l'hébreu, deux pour le grec, deux pour les mathématiques, deux pour la philosophie grecque et hitine, deux pour la rhétorique ou éloquence latine, quatre pour la médecine, la chirurgie, la pharmacie et la botanique, deux pour l'arabe, deux pour le droit canon, une pour le syriaque. Il faut y ajouter la chaire de Hamus qui fut, par la suite, momentanément supprimée puis rétablie. Remarquons que le Collège avait renfermé quelque temps une chaire de théologie, créée par Henri III ; mais cette fondation, qui n'avait rien de, commun avec l'enseignement réservé au Collège, ne lui appartint que de nom. Elle fut d'ailleurs transférée à la Sorbonne par le cardinal de Richelieu.
Durant le règne suivant, la décadence s'accentua encore. A part le bon Rollin, déjà professeur en 1697 et qui resta en charge jusqu'en 1741, le Collège n'eut guère de professeurs en vue. Il fut cependant question de le rebâtir en 1724 : des plans et des devis furent dressés qui nous ont été conservés dans les papiers du Contrôle général '. La construction projeté était d'aspect assez simple. Elle comprenait douze fenêtres de façade j)our le bâtiment central et ne réalisait nullement les