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Cité par LiARD, op. cit., p

2. Étaient présents : Poissonnier, Darcet, Bouchaud, Lévesque, Lalande, Gail, Mauduit, Bosquillon, Delille, Villebrune, Caussin de Perceval, Cousin, Portai.

scientifique qu'elle venait d'organiser. Daubenton, l'un des plus anciens titulaires du Collège, fut nommé dans les mômes conditions. Mais les étudiants en médecine, élèves de Portai, réclamèrent vivement et obtinrent du ministre de l'intérieur*, à la suite d'une pétition collective, que Portai, tout en demeurant professeur au Muséum, continuerait de professer un cours extraordinaire dans l'établissement auquel il appartenait depuis si longtemps-. Le ministre spécifia seulement dans sa réponse que Portai consacrerait un certain nombre de ses séances aux maladies qui attaquent le plus communément les gens de guerre, « maladies qui malheureusement ont enlevé à la fleur de leurs années une foule de guerriers qui ont volé à la défense de la patrie. Si à l'époque actuelle, ajoute la note ministérielle, on a élevé quelques plaintes sur l'impéritie des gens de l'art qui sont dans nos armées, n'est-ce pas parce que les moyens d'instruction sur cette partie importante ont été négligés jusqu'ici? »

Durant la Terreur, le Collège ne suspendit point ses cours. Les professeurs firent même adresser par Lalande à la Convention un mémoire sur l'indivisibilité de leurs travaux ^ Il y eut bien, le 17 septembre 1793 (c'est-à-dire deux jours après la loi qui supprimait tous les anciens collèges, en même temps que les Académies), une apposition de scellés, ordonnée par le département de Paris sur les salles de physique et de chimie, lesquelles restèrent fermées pendant quarante

t. Le Collège dépendait de ce ministère depuis le 25 avril 1791.

2. Mais le ministre refusa, à bon droit, à Portai le cumul des deux traitements que ce dernier lui demandait après un cours de six mois. La pétition et la réponse du ministre se trouvent aux Arch. nat., carton pi'', 1109. On voit par ces pièces que les auditeurs de ces cours étaient assidus et nombreux.

3. Bibliothèque nationale, ms. fr. 12 273, f» 213. La conclusion de ce document est curieuse.

et un jours* ; mais cette mesure, ayant coïncidé avec l'époque des vacances annuelles, ne donna lieu à aucune interruption. Nous avons du reste, à ce sujet, un certificat en bonne et due forme qui confirme officiellement ce que d'autres témoignages, non moins sérieux, suffisaient déjà à établir : « Nous, administrateurs du département de Paris, soussignés, certifions que le Collège de France n'a pas subi de suspension et qu'il a été en plein exercice pendant 1793. Fait en département à Paris le 19 prairial de l'an II de la République française une et indivisible. Dubois, Roubaud, E.-J.-B. Maillard ^ »

Plusieurs professeurs cependant furent arrêtés et détenus : Poissonnier, professeur vétéran ^ Cousin, professeur de pbysique générale et mathématique', Bosquillon, professeur de littérature grecque', Mauduit, professeur de mathématiques •"', et Bouchaud, professeur de droit des gens''. Leur emprisonnement donna lieu à plusieurs démarches tentées en leur faveur par l'administration du Collège. Lalande, en sa qualité d'inspecteur de l'établissement, adressa au Comité de salut public une requête au sujet de ce dernier, faisant valoir, non sans de grandes précautions, que Bosquillon avait demandé d'être mis en réquisition comme médecin de l'Hotel-Dieu et qu'il donnait des cours utiles à la fois à la littérature et à la médecine, puisque son explication portait sur Hippocrate. Il

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