‹ Histoire du collège de QuimperChapitre 15 sur 21 · ADMINISTRATION ET PROFESSEURS · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION ET PROFESSEURS

Nous avons pu reconstruire la liste des fonctionnaires

(1) Il leur fut alloué 18270 fr. 79 c.

^2) Voir Pièces Juslificalives, No 20 ^

du collège depuis 1762 jusqu'ï 1796, la voici, d'après leurs emplois successifs.

Principaux.

11 juillel 1762, 20 septembre 1778, Tabbé Denis Bérardier ;

20 septembre 1778, 26 mai 1780, l'abbé Claude le Coz, faisant les fonctions ;

26 mai 1780, 30 avril 1791, idem ;

30avril 179 1 , 2i) juilllet 1796, l'abbé Jean Guillaume ;

Sous -Principaux.

19 août 1762, 30 juin 1771 (I), l'abbé Alain Pezron, bachelier en théologie ;

19 août 1762, l'abbé Jean Briand (n'a pas exercé) ,

30 juin 1771, 22 janvier 1776 (2), l'abbé Pierre-Allain Denis, licencié en théologie ;

22 septembre 1776, 20 septembre 1778, l'abbé Claude Le Coz ;

26 mai 1780, 30 avril 1791, l'abbé Jean Guillaume ;

30avril 1791, 11 octobre 1792 (3), WhUSaouzannet;

11 octobre 1792, 22 septembre 1796, l'abbé P(y^et ;

Professeurs de Physique.

19 août 1762 , 8 mars 1772 , l'abbé Pierre-Allain Denis ;

8 mars 1772, 14 novembre 1775, l'abbé de Kervélégan ;

(1) Nommé cwé de Sainl-GiUes.

(2) Nommé curé de Carhaix.

(3) Elu curé de Fouesnant.

102 IIISTOIRK DU COLLEGE

14 novembre 1773...:, l'abbé Le iionzc ; ' ....30 avril 1791, l'abbé Bourbe (1) ;

30 avril 1791, 22 septembre 1796, l'abbé Tilly ;

Professeurs de Philosophie.

15 août l762.-..,rabbé .W(i(/a/n/î Blanchard, bachelier en théologie ;

5 mars 1774, 14 novembre 177o, l'abbé Le Monze ;

14 novembre 1775, 5 mars 177G, l'abbé Le Guermalcc de Keransquer :

5 mars 1776, *o novembre 1777^ l'abbé Cossovl, licencié en théologie ;

5 novembre 1777, 3 mars 1783, l'abbé Le Coz (2) ; *

3 mars 1783, 30 avril 1791, l'abbé Ollitraun (3) ;

30 avril 1791..., l'abbé U Gali ex-curé de Pônt-Chrisl ;

1793, 22 septembre 1796, l'abbé Guillou ;

Professeurs de Rhétorique.

19 août 1762, 8 mars 1772, l'abbé Daulny, maitreès-arts de l'Université de Paris.

8 mars 1772, 7 octobre 1773, l'abbé Jacob ; . 7 octobre 1773, 22 septembre 1776, l'abbé Le Coz (Claude).

22 septembre 1776, 26 mai 1780, l'abbé Jean Guillaume ;

26 mai 1780, 30 avril 1791, Fabbé Saouzannet ;

30 avril 1791, 11 octobre 1792, l'abbé Poyet ;

11 octobre 1792, 1793, l'abbé Guillou ;

(1) Appelé à la cure de Ploaré.

(2) Appelé à la cure do Landudec.

(3) Nomoaé dircetcuT du Séminaire.

4793, 22 septembre 1796, l'abbé Le Bour.

Régenli de Seconde.

19 août 1762, 19 mai 1768, rsbbë Yces Untol (I) ; 19 mai 1768, 8 mars 1772, l'abbé Jacob ;

8 mars 1772, 7 octobre 1773, l'abbé Le Coz (Claude) ; 7 octobre 1773, 9 avril 1775, l'abbé Audren (futur

é^'éque constitutionnel de Quimper) ;

9 avril 1775, 2 septembre 1776, l'abbé Jean Guillaume ; °

2 septembre 1776. 12 avril 1778, l'abbé U Falhaire (2); 12 avril 1778, 26 mai 1780, l'abbé Saouzannet ; 26 mai 1780, 1783, l'abbé Guével, décédé en fonctions ; 4 septembre 1783, 7 octobre 1792, l'alW Le Bour ;

7 octobre 1792...., Jean- Frofiçois- Marie Plédelkc, clerc tonsuré.

Régenli de Trmibme.

19 août 1762, 19 mai 1768, l'abbé Philippe Jacob ; 19 mai 1768, 8 mars 1772, ï'abbé Le Coz (Claude) ;

8 mars 1772, 7 octobre 1773, l'abbé Audren ;

7 octobre 1773, 9 avril 1775, l'abbé Jean Guillaume ;

9 avril 1775, 22 septembre 1*776, l'abbé Le Falhaire; 22 septembre 1776, 5 novembre 1777, l'abbé Le

Coz(x.);

• 6 novembre 1777, 12 avril 1778, l'abbi Saouzannet ; 12 avril 1778, 26 mai 1780, l'abbé Guével ; 26 mai 1780, 3 mars 17^3, l'abbé Savina (3) ;

(1) Nommé curé de Kerfcunleiin.

(2) Nommé curé d'Ergué-Armel.

(3) Nommé curé de Plocvcn.

d04 HISTOIUE DU COLLÈGE

3 mars 1783, 4 septembre 1783, Tabbé Le Bour ;

4 septembre 1783...., Tabbé Bourbe ; • ....30 avril 1791, l'abbé Sérandour (1) ;

30 avril 1791...., Ydhbé Boullain, ci-devant curé de Ploudalraézeau.

1793, 22 septembre 1796, l'abbé Mautrcff.

Régents de Qualrihme.

19 août 1762, 19 mai 1768, l'abbé Claude Le Coz, âgé de 22 ans.

- 19 mai 1768, 8 mars 1772, ral)bé Audren ;

8 mars 1772, 7 octobre 1773, l'abbé Jean Guillaume ; 7 octobre 1773, 9 avril 1775, l'abbé Le Fulhaire ;

9 avril 1773, 22 septembre 1776, l'abbé Le Coz (x.) ; 22. septembre 1776,^ 5 novembre 1777, l'abbé Saou-

zannet ; ' 5 novembre 1777, 12 avril 1778, l'abbé Guével ; 12 avril 1778, ,3 mars 1783, l'abbé Le Bour ;

3 mars 1783, A septembre 1783, Tabbé Bourbe, diacre ;

4 septembre 1783. ;..i l'abbé Sérandour ; ....30 avril 1791, l'abbé Poyet ;

30 avril 1791, S segtembre 1791, l'abbé Feuillu, sous-diacre ;

5 septembre 1791, Il octobre 1792, l'abbé Charles Le Borgne ; .

11 octobre 4792...., TabbéFrawf oîs Canall :

Régents de Cinquième.

19 août 1762j 19 mai 1768, l'abbé Yves-Marie Audren ;

(1) Nommé directeur du Séminaire.

DE QIIIMPËR. 105

19 mai 1768, 8 mars 1772, l'abbé Jean Cuiilaume ; 8 mars 1772, 7 février 1773, l'abbé Douoraîn, accolyte (déffiissionnaîro) ;

7 février 1773, 8 octobre 1773, Tabbé Le Falhaîre, de la paroisse de Bothea ;

8 octobre 1773, 9 avril 1775, l'abbé X, Le Coz de Plofiévez-Porzay (1) ;

9 avril 1775, 22 septembre 1776, l'abbé Saouzannet, diacre ;

22 septembre 1776, 5 novembre 1777, l'abbé Guével ; 5 novembre 1777, 26 mai 1780, l'abbé S'avina ; 26 mai 1780, 3 mars 1783, Tabbé Ollitrault •„

3 mars 1783, 4 septembre 1783, l'abbé 'Sérandour, diacre ;

4 septembre 1783...., l'abbé Poyet ;

...7 février 1791, ï'dhhp Le Gac, dcslitué pour refus de serment ;

13 février 1791, 30 avril 1791, l'abbé Claude Feuilla ;

30 avril 1791, 7 octobre 1792, Talifcé Bochard, diacre, de Lambézellec ;

7 octobre 1792, 22 septembre 1796, l'abbé Courmdmv clerc tonsuré.

§ in. REVENUS ET BATIMENTS.

Le collège continua de jouir (2) des revenus dont il avait été doté sous l'administralion dps Jésuites. Par Lettres

(1) C'est le parent du fameux Claude Le Coz.

(2) En possession des droits féodaux acquis à leurs ^édécesseurs, le principal et les professeurs recurent des aveux en conséquence. Voici le commencement de l'un d'eux, en date du 4 juillet 1781 :

CI Aveu et déclaration spécifique des terres, rentes et héritages que Haut et Puissant Messire Jean Georges de Baud, chevalier, seigneur

106 IIISTOinE DU COLLEGE

Patentes, (du 2 février 1763) après leur départ leurs biens furent régis par un Econome séquestre (M. Marchai de Sainzy) qui les afferma à des fermiers et sous-fermiers. Par suite le prieuré de Logamand et ses dépendances échurent à ferme au sieur IlermaiU, contrôleur général des fermes du Roi, trésorier des invalides de la marine au département de Quimpcr. Les Lettres Patentes du 25 juin 1767 en transportèrent la gestion aux administrateurs du collège; mais à la condition d'entretenir les baux faits par TEconome séquestre. Il s'en suivit des procès qui traînèrent en longueur depuis 1767 jusqu'à 1773, par la mauvaise foi du sieur Hermant. Ce fermier. avait à différentes reprises fait abattre dans le prieuré 104 (2) arbres portant ensemble 375 pieds de circonférence, et prétendait n'en avoir coupé que 28 pi^ds pour des réparations urgentes auxquelles il avait été autorisé. Ses dilapidations, qu'il avait cherché à dissimuler par toutes les voies possibles, ne furent découvertes qu'à la suite de plusieurs descentes sur les lieux des gens de la maîtrise particulière des eaux, bois et forêts de . Cornouailles, Léon 'et Tréguier, établie à Carhaix. Ces longues enquêtes entraînèrent des frais énormes. Or, il était

de St Père, de Tanoîennë baronnie du Pont, première et seule grande baronnie de Cornouailles, du» comlé do Rhez, des vicomtes de Coëtmeur et de Koberan, de l'ancienne baronnie de Leseoulouarn, des seignenries de TriyiUit, de Kerdegaze, de restimbeaclx, Kerleanguy, le I.angoët, la MaiUerie, le Colombier, le Plessis Balizon, ï.anvalaye, la Touche, de Baud, et de plusieurs lieux, terres, fiefs et seigneuries,

mestre de camp en second du régiment de Piémont, etc. etc

lient en prochaine seigneurie de ligence, à foy e\ hommage, droit de chambellenagé, chefrentes, lods et ventes, sans nul droit de baU et raohapt, sous messire I.e Coz principal, et sous messieurs les professeurs de collège de Quimper, auquel est annexé le prieuré de Locamand... savoir...»

(T) 60 cliôneo, 33,chàtaignicrs, 3 noyers, 2 ormeaux, 4 hêtres et 2 frênes.

DE Qt IMPER. 107

défendu (3) àtouUîtulaire de bénéfice, gens de main-morte, commnnaiité, collège et autres personnes jouissant des biens ecclésiastiques, d'abattre des arbres d'aucune espèce sur les terres des bénéfices, sans avoir obtenu des Lettres Patentes bien et dûment enregistrées. Ces lettres ne s'accordaient qu'après un procès-verbal des grands-maîtres ou des maitres-particuliers des eaux et forêts. Quiconque avait violé cette loi pouvait être condamné à une amende extraordinaire et à la restitution du quadruple de la^ valeur des dégâts causés. En conséquence, dans ses requêtes du 30 septembre et du 2 octobre 1772, l'abbé Bérardier, principal, qui avait poursuivi cette affaire avec beaucoup d'ardeur, réclama la permission d'appeler le sieur Hermant et compagnie pour ,se voir coadamner à payer au collège, et au profit du prieuré, ^,806 livres pour le quadruple de la valeur de 104 arbres ; 1208 livres pour la valeur des 9 chênes, 3 châtaigniers et 12 hêtres émondés pour la première fois, et celle de 7800 livres pour avoir émondé plus de 300 arbres de différentes espèces, avec les dépens, frais de descente, etc. — Ce procès fut suivi de plusieurs autres, où le Principal soutiiit toujours énergiquemeht les droits du collège et par conséquent de la communauté de ville.

A peine fut-il parti, l'abbé Claude le Coz qui le remplaçait représenta au Bureau (samedi- 17 octobre 1778) que le sieur Font-Rouge , garde-magasin , conformément aux^ ordres de M. Tlntendant, demandait quelques bâtiments (Je la retraite et du collège pour y former au nom du roi des magasins de blé et de farines, une boulangerie et un four. Cela exigeait, disait-il, les plus sérieuses réflexions, et lui* même fit les observations suivantes :

(3) Article y/ du litre 24 de rordonnance des eaux et forêts.

108 IIISTOIRE DU COLLÈGE

« Chargé par l'Etat d'inspirer à une très nombreuse jeunesse des sentiments d'obéissance aux volontés de Sa Majesté, et d'aofour pour le bien public, nous osons, mes confrères et moi, vous prendre à témoin que nous n'avons jamais manqué à ce devoir sacré, et que notre conduite n'a dans aucun temps démenti notre enseignement. Elle ne la démentira pas encore dans cette circonstance. Messieurs ; nous nous prêterons le plus qu'il sera possible aux arrangements que demande MS'' Tlntendant pour le service du Roi. Mais il est des choses auxquelles l'esprit de notre état ne nous permet pas de donner les mains/ Ce sont , Messieurs, les choses qui pourraient préjudicier au bon ordre du collège et à l'éducation des jeunes gens confiés à nos soins. Et nous sommes portés à croire dans ce cas la communication avec le collège qu'exigerait le plan de M. le garde-magasin. Ce n'est pas que nous craignions de communiquer avec M. Font-Rouge qui nous parait joindre aux talents qu'exige son état toutes les qualités de l'homme vraiment estimable. Mais il est obligé d'employer beaucoup d'ouvriers, beaucoup de soldats dont le voisinage est toujours dangereux' pour une école publique qui renferme les plus précieux rejetons des familles et les plus belles espérances de la patrie.

« Vous le savez, Messieurs, jusqu'ici le bon ordre et la décence ont fait l'ornement de notre collège et la base de l'éducation que l'on y donne. C'est sans doute à l'attention d'y faire régner les bonnes mœurs plus encore qu'à celle d'y enseigner des sciences utiles que nous devons la répu^ lationdont nous jouissons d'avoir le collège le mieux iwstituéde la province. Je parle. Messieurs, d'après le jugement des étrangers, et spécialement d'après celui de M. l'èvéque

^e St-Malo. Ce prélat, tout occupé du bonheur de son diocèse et voulant y former un nouveau collège, paraît décidé à suivre le plan et la conduite de celui de Quimper, qu'on lui a assuré, dit-il, être le meilleur de la province. C'est moi-même qui aï eu l'honneur de lui faire passer à ce sujet les mémoires qu'il désirait. Je ne crains pas de l'avouer, Messieurs, cette précieuse réputation, nous la devons en grande partie à votre vigilance et à votre zèle, nous la devons à votre attention à maintenir nos privilèges, et à écarter tout ce qui pourrait nuire ou à la considération dont les maîtres doivent jouir pour opérer le bien qu'on a droit d'attendre d'eux, -ou à l'harmonie et à la décence qui sont l'âme d'une bonne éducation publique.

« Nous ne vous rappelons aujourd'hui. Messieurs, les services que vous avez rendus au collège de cette ville que potfr ajouter un nouveau motif à ceux qui vous animent déplus en plus à veiller sur ses intérêts. Vous voudrez donc bien, dans la délibération que vous allez prendre, considérer sous tous ses rapports et dans toutes ses suites la demande du sieur Font-Rouge, et si l'exécution de son projet vous paraît incompatible avec l'henreuse harmonie qui a régné jusqu'ici dans ce collège, vous vous ferez un devoir d'en instruire Mgr l'Intendant. Il est trop ami du bien public pour désapprouver la représentation que vous pourriez lui faire. Notre bon Henri, dit un de âes historiens, regar-r dait la bonne' éducation de la jeunesse comme une chose d'où dépend la félicité du Royaume et des peuples. L'imitateur d'Henri IV, Louis XVI, n'a point sans doute sur ce sujet une autre façon de penser. Et les ministres d'un si bon roi peuvent-ils ne pas participer à la bonté de son cœur et à la sagesse de ses vues? C'est donc, Messieurs, avec con-

fiance que nous vous présentons pour objet de votre délibération la demande du sieur. Font-Rouge, persuadée que vous ne balancerez pas à la rejeter, si vous découvrea qu elle soit absolument contraire aux vues de ce collège, ou que TOUS en refuserez les parties qui vous paraîtraient choquer le plan d'une éducation publique sage et chrétienne. »

On mit l'affaire aux voix et le Bureau consentît à rétablissement de Font-Rouge, parceque cela augmentait les revenus du collège, (f) et qu'il s'agissait de se prêter aux vues sages du gouvernement ; que d'aillenrs quand le service de S. M. était en jeu, on devait renoncer aux franchises et aux libertés, •etc.. (2) Il est vrai qu'on avait à se louer de la munificence du Roi ; les Lettres Patentes du 25 juin 1767 accordaient au collège, pour suppléer à l'insuffisance de ses ressources, 2000 livres annuelles à prendre sur les impôts et billots de la province- de Bretagne. Cette somme était en plus de 2600 livres sur les octrois de la ville.

Tous ces immeubles efr ces rentes disparurent à la révolution. Le 24 août 1791 les impôts et billots de Bretagne et les octrois de la vile furent supprimés, mais le receveur du district de Quimper fut autorisé à fournir la valeur de ses deux sommes, pour suppléer au déficit.

La loi du 8 mars 1793 mit en vente les biens formant la dotation des collèges. Toutefois l'article V exceptait les bâtiments servant à l'usage de l'enseignement, au logement

(1) Le prix de la location était d'abord de 1000 livres et fi^t porté à 1500.

(2) Ces bâtiments servirent à partir du 24 août 1792 pour les écoles primaires faites par 1/3 sieur Le Coz, vicaire de la catliédrale; précédemment occupés par la Retraite,' ils le §ont aujourd'hui par les Likess qui vont les quftter pour se rendre dans leur nouvel établissement. Alors on les rendra au collège, comme nous l'espérons.

DE QUiMPER. 1 1 i

des professeurs et les jardins y attenant. Les administrateurs durent rendre compte de leur gestion (I) et leur traitement ainsi que celui des professeurs fut payé sur les fonds de l'Etat. Malgré les restrictions de Tarticle V, l'inspecteur des domaines nationaux prétendit fâO août 1793) que le collège ne pouvait être regardé comme une propriété de la commune, mais bien comme un domaine national. Il demanda à ce sujet une décision formelle aux administrateurs du dis^ trict» et il observa qu'il était d'autant plus urgent de se prononcer sur ce sujet, que l'édifice demandait des répara- Hions qu'on ne pouvait diférer sans courir risque de voir bientôt s'écrauler la partie où se trouvait le club, (l'Eglîse) (2) et aussi de perdre le dépôt des livres de tout le département. — Le conseil fit faire des recherches dans ses archives sur les titres de la commune ; il s'en trouva un grand nombre qui semblaient ne pouvoir laisser de doute, et le citoyen Lahubaudière, qui avait offert ses services, fut chargé d'en faire le résumé. Le collège resta à la ville, comme en 1764, et pourtant, dans une pétition du 1 1 Floréal ai| III, (30 avril 1795) faite par le Principal relativement aux réparations, le collège est appelé Propriété nalionale^ et le 4 Brumaire an IV (26 octobre 1795), dans nne pièce analogue, on lui donne le nom de collège national du Finistère.

(i) Foir Pièces Justificatives iVo 21*

(2) On respecta les armoiries de la voûte de l'Eglise parcequ'on n'aurait pu les enlever qu'à grands frais (arrêié du 26 septembre 1793) et elles sont restées, Wen que le comité de salut public dans une circulaire du 6 messidor an ÏI (24 Juin 794} dit : « Il faut que tous « les signes do la féodalité soient enlevés de manière qu'il ne pau raisse pas seulement qu'ils aient jamais existé ; il faut que l'em- « preinte et la nuance de la pierre n'en puissent rappeler la mémoire... »»

C'était dans réglî§e qu'avaient lieu les réunions des habitants de Quîmper, et à celles de là congrégation, qu'oa y trouve encore au 4 août 1792 (1), succédèrent les assemblées tumultueuses du club où se passèrent des scènes étranges et quelquefois terribles, dont M. du Châtellier a fait un récit intéressant dans son Histoire de la révolution dans les départements de l*ancienne Bretagne, III, page 117 et IV. page 13. L'état de délabrement du bâtiment obligea de les transférer dans la salle de sainte Catherine, aujourd'hui salle du lycée. Ce dernier emplacement était trop étroit,' et elles furent renvoyées au bout de quelques tempe à la ci-devant cathédrale f par arrêté du 28 fructidor an Vil (14 septembre 1798) (2), jusqu'à ce que les réparations qu oa ferait à l'église du collège permissent des les y réinstaller définitivement.

(1) On tcouve à celte date une lettre du sieur GuiHaume, principal, qui réclame, au nom du trésorier de la congrégation des bourgeois de Quimper , quelques vases sacrés nécessaires pour les offices religieux. (^Archives départementales du Finistère, distriet de QuimperJ .

(2) foir y pièces justificatives, no 22.

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