‹ Histoire du collège de QuimperChapitre 5 sur 21 · S8 HISTOIRE ^ DU COLLÈGE · texte numérisé non relu

S8 HISTOIRE ^ DU COLLÈGE

le chapitre (I) pour les chapellenies de saTnt Gilles, cidevant possédée par messire Mathurin Rovillé, de saint Yves, cî-devant possédée par messire Yves Guillouroux curé de Fouesnant, de saint Jean, ci-devant possédée par messire Hervé Le Gall, recteur de Guengat (toutes situées dans la rue de la vigne), et de saint Antoine, ci-devant possédée par messire Allain Galliou, diacre de Gornouailles*; enfin pour la maison dite de Gombrit, le tout moyennant 2200 livres."

Quand la ville fit à son tour des difficultés, par suite de la peste et de charges extraordinaires, les jésuites eu appelèrent au parlement de Bretagne, et chaque fois ordre (2) fut donné aux miseurs de la communauté de payer intégralement les Pères du collège. La protection qui leur était acccord^e par le roi et par le parlement alla même très loin. Un assez grand nombre de prisonniers Espagnols avaient été envoyés à Quimper, pour y être entretenus aux frais de la ville. En six mois cela lui avait coûté 7000 livres. Elle ne pouvait plus subvenir aux besoins des jésuites. Louis XIY fit transférer les espagnols à Locronan, pour que rien ne fût diverti de ce qui devait être aifeclé à Tentretien du collège. De plus il prit la peine d'écrire lui-même à ce sujet une lettre très pressante au maréchal de la Meilleraye, gouverneur de Bretagne, et il en fit prévenir les bourgeois de Quimper (3).

(1) Les chanoines d'alors étaient : nobles et vénérables personnes^ litfessire-Allain-GiHes du Perron, chantre ; Mathurin Rovillé ; Germain Kerguelin ; Jacques Lhonoré; Jean Tournelle; Julien LeTeuer; Jean Rovillé; Jean Taillart ; Lucas Mathieu et Michel Livay.

(2) Arrêt de la chambre des comptes (18 octobre 16i7) ; arrêt du 21 janvier 1648, etc..

(3) Foifj pièces justificatives, no 10.

Enfin, après bien des tiraillements, le collège fut terminé, et le jeudi 10 septembre 16S4 Sébastien Bidé, écuyer, seigneur de Ranzay , conseiller du Roi et maître ordinaire en la chambre des comptes de Bretagne, en conséquence d*un arrêt de la chambre (15 ndai 1653), se rendit à Quimper pour procéder au procès-verbal d'estimation des bâtiments. Il était accompagné de messire Yves Morice, seigneur de Coetqueflen, conseiller du roi, procureur général à la chambre des i^omptes ; de nobles gens Christophe Cariou,- siéur de la Tour, syndic ; Rolland Billouart» sieur de Kermeun ; Nicolas Galhouet, sieur de Penmarch ; Eustache Le Ghiipt, sieur de la Forest, avocat en la cour , ancien syndic ; Augustin Fer , sieur de Korbevon, et Jacques Tanzeguy, sieur de Lestioux (1). L'estimation générale des bâtiments monte à 74357 livres. Ailleurs on lit que le collège, à cette époque, avait coûté plus de 100,000 livres à la ville (environ 197,000 livres de notre monnaie].

Il restait encore quelques travaux à exécuter : ils furent finis les années suiva"htes et vérifiés par procès-verbal d'un maître des comptes de la chambre de Bretagne , le 23 octobre 1655 et le 10 juillet 1656. On a construi depuis le nord de Taiie de TO. et la partie du N. qui rejoint le grand corps de logis à TE. Ces bâtiments sont

(1) Dans le procès-verbal il convient de noter : fo que Tapparlement qui servait de chapelle aux Jésuites, avant la construction de leur église, se trouvait au sud de Taile occidentale, renseignement qui est confirmé par un plan du temps qui m'a été remis par M. Duchâteau, architecte; 2o que les fondements de Téglise étaient déjà en partie posés; 3o que le logement des Jésuites était dans l'aîle orientale, où il y avait dix-huit chambres; 4o enfin, le passage suivant. « Et en « outre, nous avons vu dans une galerie, dans lo grand corps de (« logis (aile de TE.) une horloge ayant trois timbres servant à sonner M les demi-heures, laquelle nous n'avons pas faite estimer pour n'y « avoir horlogers dans le pays. »

actuellement et depuis 1837, occupes par les Likess, et servaient à la retraite du temps des jésuites. Aujourd'hui, , le collège se compose d'un vaste parallélogramme, coupé en deux par un corps de logis de l'E. à l'O. L'entrée au S. est précédé d'un double escalier en demi-ellepse. Sur la façade, qui a quelque chose de monumental, sont les armes de France, dans un ^eu enveloppé d'un grand manteau d'hermines, et que soutiennent deux- anges, à peu près de grandeur humaine. Leur position est assez gracieuse, les armoiries ont été mutilées, mais elles sont encore visibles, plus bas se trouvent le chîfiFre des jésuites , et cette inscription gravée en creux sur une pierre rectangulaire en saillie :

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