‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 11 sur 217 · RAD · texte numérisé non relu

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à savoir: ‘le spirituel et ce qui concerne l'éducation.” Au reste, c’est avec l’assentiment de Monseigneur que la corporation adopta, pour les écoliers, le réglement du Séminaire de Québec.

C'est encore Mgr qui eut l’idée de mettre le nouveau collège sous le vocable de St Joseph ; et le choix de notre patron qui demeure à jamais comme Île fait le plus évident des vues providentielles de Dieu sur notre maison, constitue pour Mgr Cooke un titre immortel de gloire et lui donne un droit inaliénable à la reconnaissance de tous les enfants du Séminaire des Trois-Rivières.

= Tels sont, avec ceux qu’on a mentionnés dans le chapitre précédent, les titres qu'a Mgr Cooke à être reconnu comme “le premier et le principal fondateur du Collège des Trois- Rivières.”

Ici vient se poser naturellement une question grave et difficile à résoudre : Pourquoi dans les premiers documents officiels de la corporation, le nom de Mgr Cooke ne figure-t-il pas parmi ceux des fondateurs ? Comment expliquer, sur un fait en apparence aussi saillant, le silence des promoteurs les plus ardents de l’entreprise ?

Quelqu’explication qu'on essaye de donner de ce silence ou de cette dissimulation de la vérité, il cache toujours quelque chose de mystérieux et d'énigmatique. Peut-être qu'en obéissait en cela à un mot d'ordre, reçu de Sa Grandeur. Alors. tout s’expliquerait sans mystère, Seulement dans cette hypothèse, on pourrait reprocher à la corporation d’avoir interprété les intentions de l’évêque dans un sens trop absolu, et rien n’empêchait qu'elle constatât, au moins dans ses rapports au Gouvernement, que le Collège relevait uniquement de l'évêque et pour la discipline et pour les études.

Mais si, au contraire, ce qui est plus probable et plus raisonnable, Mgr Cooke s’en tenait purement et simplement à la position prise dans sa lettre du 6 août; alors il faut chercher ailleurs que dans sa volonté, la cause du silence qui «a été gardé sur son nom, comme fondateur du £'ollège. Pour la

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justification des plus dévoués amis de l'institution, lesquels AT Au étaient en même temps les sujets soumis et dévoués de l'évé- "386 pora- que, je puis affirmer, cependant, que la cause de leur silence 7" dl (1É e de ne doit pas être cherchée dans des sentiments ou des disposi- ts PUS | tions hostiles à Mgr Cooke. Au contraire, la corporation 1m," # à (LE veau voyant les difficultés pécuniaires de l'évêché et l'opposition s (lR notre acharnée du clergé diocésain au nouveau collège, crut faire À ident : acte de dévouement à son évêque, en dégageant ainsi entie- à 18 titue : rement sa responsabilité dans la nouvelle fondation. gré j 1e ve Elle crut que ce serait le moyen d'éviter de l'éclat, de Ro oi | s du H ménager les susceptibilités des adversaires, d'enlever aux LUE 4 prêtres, amis de Nicolet, le prétexte et l’occasion de faire des L | pitie À misères à leur évêque. Ces motifs assurément étaient bons en l'É mme À soi et ils donnent une explication plausible au silence des ° ee lrois- À organes officiels de la corporation. Seulement, il résultait de Gil x | 1 cette façon d'agir, de graves inconvénients dont un des prin- 11e, JM ve et M ‘ipaux, était de faire à l'autorité épiscopale une position ge | orits fausse et anormale, en la représentant comme marchant à la . total suite d’un mouvement qu’elle devait commander et qu’elle Qu dirigeait en réalité.

rs les Au reste, cette position prise par la corporation à l'égard NM de Mgr Cooke, sitoutefois elle était ainsi motivée, n'eut pas le À lence Fe on effet qu’on en avait espéré. # ARS I is On a vu précédemment que le public et les adversaires | is lu Collège des Trois-Rivières ne se firent aucune illusion sur je STE lors la véritable portée de l’acte épiscopal, et qu'ils le reconnurent YPO" comme le fait décisif de la nouvelle fondation. Quant à la er corporation, après une expérience de quelques années, voyant lu, et que sa dissimulation n’a plus sa raison d’être, elle reviendra F RE sur ses pas et opèrera, assez heureusement, son mouvement de +! ment retour vers la saine vérité historiqué. D'abord, elle refusera son approbation aux notes de M. P. Hubert et finira par adop- » P plus ter sur les faits se rapportant à l’origine de l'institution, un #ihAi ment compte-rendu historique où l’on constate franchement que le 11H cher- nom de Mgr Cooke se joint à celui de M. Turcotte dans l’œuqui à

vre du Collège des Trois-Rivières. AE

de OT Voici ce qu'on lit à la page deuxième du régistre des procédés et des délibérations de la corporation :

“ À côté du nom de ce généreux citoyen, “(M. Turcotte) “ nous devons naturellement placer celui de notre Vénérable “ Evêque, Mgr Cooke. Non seulement, il a acquiescé aux “ désirs des citoyens de la ville ; mais il leur a promis de s’in- “ téresser à l'Institution et de la favoriser de tout son pouvoir. “ Il s’est chargé de pourvoir au personnel ecclésiastique. Dès “ Ja première année, il plaça un prêtre comme directeur et six ‘ecc. ‘astiques comme professeurs, Depuis, il n’a cessé de “ concor "7 à la prospérité du Collège par ses lumières, par ses “ conseils . par la surveillance toute paternelle qu'il a exercée sur la conduite et les travaux des élèves.

“ Aussi les citoyens des Trois-Rivières devront-ils garder * à Na Grandeur Mgr Cooke ainsi qu'à l'Honorable J. E. Tur- ‘ cotte, une reconnaissance éternelle, ?”

Le nom de Mgr Cooke reste encore, il est vrai, placé au second rang et l’on donne à M. Turcotte seul le nom de fondateur du Collège ; mais cette erreur tient plutôt au défaut de rapprochement entre le mérite de ces deux hommes et au caractère particulier de leur action, qu’à toute autre cause. Chez l’un, l'action est publique, palpable, pleine d’éclatants succès ; chez l’autre, c’est une action presque cachée, à l’effet insensible et lent. Il n’est donc pas étonnant, que l'attention de la corporation ait été peu attirée sur l'importance du concours de l’évêque et qu'elle se soit portée plus particulièrement, sur les actes et la personne de son président. Il n’est pas étonnant après cela, qu'elle ait, autant par enthousiasme et par entraînement que par raison, ajouté à un nom qu’entourait le prestige d’une brillante renommée, le titre de fondateur du Collège des Trois-Rivières.

Je dois noter ici un fait assez peu important en luimême, mais qui est de nature à jeter quelque lumière sur la question qui nous occupe. Ce fait, ayant été la conséquence logique du retour de la corporation à des idées plus justes et plus vraies sur les commencements de Collège ; je puis l’in-

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