‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 112 sur 217 · C. TR · texte numérisé non relu

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Également un correspondant du ‘ Journal de Québec ” avait aussi donné une appréciation fort élogieuse de notre institution et des fruits qu'elle avait déjà produits, en constatant que la presque totalité des professeurs étaient maintenant des élèves de la maison. Mais ces fruits apparaissent avec plus d’évidence encore si l’on considere les diverses professions libérales auxquelles commencent à arriver avec les plus brillantes espérances, plusieurs anciens élèves.

Le nombre de ces derniers avant l’année scolaire courante avait été porté de 178 à 212, c’est-à-dire que durant le cours de l'année 66-67 trente-quatre élèves étaient allés grossir les rangs des anciens : comme aspirants au sacerdoce MM. H. Baril et Aug. Duval, à la médecine MM. Adolphe Lemire, Georges Jacques Duhault et Oliva Camirand, an droit MM. Ph. Guillet, Jos. Hamel et Narc. Martel, au netariat M. Oct. Guillet.

Les autres pour la plupart sortis des basses classes cher: chaient à se faire une position soit dans l’agriculture, soit dans l’industrie, soit dans le commerce.

Cent treize élèves s'étaient fait inscrire au livre d'entrée du Collège pour l’année 1867-68. Noixante et onze anciens et quarante-deux nouveaux. Ils étaient répartis dans les classes comme suit * Hi:issants 5, commençants 6, rhétoriciens 7, humanistes 11, étuc'ants en Versification, 12, en Méthode 9, en Syntaxe 15, en Eléments 15, au Cours Commercial 82.

IH n'y eut que 15 pensionnaires et 17 »xternes ; les 81 autres étaient cuart-pensionnaires,.

Quarante-trois avaient leurs parents résidant en ville, soixante et sept demeuraient aillenrs dans la Province de Québec. Il n’y en eut qu'un seal du Hant-Canada et deux des Etats-Unis. Tous ces jeunes gens professaient la religion catholique.

L'état financier de li masi est signalé dans le rapport au Surintendant par les chiff = suivants : dépenses $4000.00,

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recettes $4.500.00, dettes passives $1.300.00. Par où l'on voit qu'il s'était produit une amélioration considérable dans cette branche d'administration. Pour la premiere fois, on exprime dans ce rapport, l'avis qu'il est opportun et que l’on projette de bâtir une maison capable de recevoir 250 à 300 élèves. A cet effet, l’on demande d’avoir une plus large part dans les octrois accordés pour l’encouragement de l'éducation classique et commerciale.

Cependant malgré toutes les légitimes espérances que commençait à nourrir le Collège des Trois-Rivières, il regardait encore l'avenir avec des craintes sérieuses que justiliait, jusqu’à un certain point, l'attitude toujours pleine de réserr de Mgr d’Anthédon à son égard. Toutefois, jusqu'à la fin de l’année scolaire 1868, Mgr Laflèche n'avait absolament rien fait qui püt froisser nos amis ; quand alors, il s’engagea, sans arrière-pensée bien assurément, dans une démarche qui devait extraordinairement contrister tous les membres de là communauté trifiuvienne, surtout les directeurs et les membres de la corporation. Nans prévoir les conséquences que pourrait avoir son absence de la ville épiscopale le jour de là distribution des prix au Collège, il s'était engagé à aller confirmer, ce jour-là même, quelques jeunes élèves du Séminaire de Nicolet. Ensuite, ne voulant plus manquer à la parole donnée, il partit pour Nicolet la veille même de notre séance. malgré les instances de M. Panneton et des prêtres de l’évche qui voulaient le retenir, malgré Le désir de Mgr Cooke #vquel l’âge et les infirmités ne permettaient plus guère d'assister à de longues séances et qui aurait voulu se faire rempli cer par son coadjuteur à celle qui devait avoir lieu le lendemain.

Malheureusement l'absence de Mgr Laflèche de la séance du Collège des Trois-Rivières fut aussitôt remarquée et conmentée d’une manière tout à fait défavorable à l'institution. Beaucoup de personnes, ignorant les raisons qu'avait eu Na Graudevr d’en agir ainsi et ne considérant que le fait mat riel de son absence, en cette solennelle circonstance, regardèrent son abstention comme un acte assez significatif d'hosti-

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Le chagrin qu'en éprouva M. Panneton lui porta au cœur une blessure qui n°

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