POUR L'OUVERTURE DES CLASSES
Le Collège des Trois-Rivières ayant obtenu son éncorporalion et l'ouverture des classes étant décidé: pour le mois de septembre 1860, il fallait trouver un lo“al convenable pour abriter la nouvelle communauté.
Il y avait au centre de la ville, dans l'endroit le plus élévé et le plus salubre, à quelques pas du débarcadère des vapeurs de la puissante compagnie Richelieu, près du Bureau de Poste, (a) de l'Eglise paroissiale et du marché, une grande maison dont les lignes irrégulières et le style antique, rappelaient assez les vieux manoirs du moyen-âge. Cette maison avait dù être construite au commencement du siècle passé, dans les beaux jours de la domination française au Canada. Elle avait servi de berceau à la ville des Trois-Rivières et de résidence ou de palais à ses anciens gouverneurs. Devenue la propriété du gouvernement anglais, comme tous les autres biens royaux, elle fut alors convertie en casernes et pendant plusieurs années, les autorités militaires y tinrent des soldats en garnison.
Cette maison, élevée au milieu d’un plateau de plusieurs centaines de pieds, avait 90 pieds de front sur 40 de profon-
(a) Il était alors sur la rue Alexandre, côté ouest, près de la rue Hart. Plus tard, il fut transféré au bord de l'eau, coin de la rue des Casernes et de là sur la même rue bresqu'en face du collège.