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vantes d'un deuil et les ares du soir, pasteur ; la , le Collège arbé sous le avaux d'uu décliner raprécédente, r, Mgr d’Ané qu° cette irection pas surerait Une *e, dans s ivé pour ce »t honoré de
our la ville, bec. Onen ses funérailrations des deuil de la les regrets e bien-aimé.
e il ne fut
jamais donné à la ville d'en contempler de semblables, que se firent la translation des restes mortels de Mgr Cooke, de l'évêché à la cathédrale, mercredi après-midi, quatre mai, et ses obsèques, le lendemain matin.
Il est vrai que l'absence des évêques qui se trouvaient tous alors au concile du Vatican, créait un grand vide, dans cette démonstration faite à la mémoire d'un illustre prince de l'Eglise ; mais le clergé inférieur avait voulu suppléer par le nombre à l'absence des chefs.
Tous les administrateurs des divers dio:èses de la Province de Québec assistaient avec plus de 50 prétris appartenant aux dio-èses étrangers et 80 au moins du diocèse des Trois-Rivières. Le service fut chanté par Mr le Gd Vic. Cazeau, administrateur de l’archidiocèse, assisté du Supérieur du Collège de l'Assomption, Mr Dorval, et du Nup. du Sém. de Nicolet, Mr Belléemare. L'oraison funebre devait être faite par Mgr de Birtha; mais ses infirmités ne lui permirent pas de venir. Force fut à Mr l'administrateur du diocèse le Très- Rév. C. O. Caron, d'adresser lui-même la parole à cette foule immense qui encombrait les trois nefs de la cathédrale.
Les cinq absoutes furent chantées respectivement par Mess. les administrateurs des diocèses de Rimouski, de Nt- Hyacinthe, de Montréal, des Trois-Rivières et de Québec.
Mgr Cooke ayant joué, dans l'œuvre de la fondation et de l'existence du Collège des Trois-Rivières, un rôle excessivement important, il n’est que juste de consacrer ici une page à sa mémoire.
J'emprunte au ‘Journal des Trois-Rivières, ” en l’abré-
geant un peu, la biographie qu'il a publiée sur la tomb: entr'ouverte de ce digne prélat.
Sa Grandeur est née à la Pointe-du-Lac le 9 février 1792 de Jean Thomas Cooke et d'Isabelle Guay. Ses parents vivalent assez modestement. Cependant, Mgr avait à peine atteint l’âge de douze ans que la maison d'école fondée à Nicolet par Mr Brassard se transformait en 1804 en une haute
maison d'éducation. Le jeune Thomas Cooke y fut aussitôt
FT envoyé. On sait qu'à la fête du 24 mai 1866, Sa Grandeur Ve te. était le seul survivant du premier cours qui comptait aussi ÿ" Sa Grandeur Mgr N. Provancher. Ce fut sous la direction de Mess. Roupe et Raimbault que Mgr Cooke fit ses études classiques qui ne durèrent pas plus de cinq années. Immédiatement ‘après, il embrassait l’état ecclésiastique. I] fut ordonné prêtre le 11 septembre 1814,
I fut d'abord vicaire à Nt-Hyacinthe, sous le Rév. Mr Girouard. Ainsi on peut dire que Mgr Cooke « été le témoin oculaire des commencements de deux de nos maisons d'édncation, sans parler du Collège des Trois-Rivières.
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Mgr Panet, alors évêque de Québec le prit pour son secrétaire et le fit ensuite son vicaire. Il l’envoya en 1815, à la Rivière Ouelle où il demeura deux ans. En 1817, il Jui con- d liait la lourde et laborieuse charge de desservir les missions du Golfe et de la Baie des Chaleurs. Il résida alors à Caraquette. Pendant six longues années il supporte gaiement toutes les fatigues que lui imposait la desserte de onze postes disséminés sur une étendue de soixante et dix lieues de côtes.
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Ce fut pendant son séjour dans ses missions qu'il contracta bt une sérieuse maladie, ayant pris par erreur une potion médi- ca cale qui faillit l'enlever. Mais les services qu'il avait déjà D rendus à la Religion et à la Patrie lui méritèrent auprès de de Dieu une destinée plus grande. on En 1824, il prenait la cure de St-Ambroise qu'il con- ve serva pendant douze ans. Il desservait en même temps le ak village de Lorette et les missions de Valcartier. Là, comme on ailleurs, il fit preuve d'une énergie, d’une activité, d’un dé- Pr vouement et d'une sollicitude toute paternelle qui lui ga- Je eœnérent l'affection de ses paroissiens. à
Pendant ces douze années chaque dimanche il disait | na deux messes et faisait deux sermons. Mais ces rudes travaux de ne suflisaient pas à son zèle. Il se fit le précepteur des en- sia fants de sa paroisse, qu'il réunissait deux fois par jour au sal presbytère pour leur enseigner le français et le latin. Quel co
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bel exemple de dévouement pastoral! Comm:il portait intérèt au troupeau qui lui était confié ! Aussi il y fut universellement regretté, quand en 1835, il fut obligé d'abandonner cette paroisse pour prendre la cure des Trois-Rivières avec le titre de Vicaire-Général. Ici, pendant plusieurs
. années, il eut à desservir, avec l'aide d'un seul assistant, outre
la ville, les paroisses du Cap de la Magdoleine, de St-Maurice ut des Forges.
De 1835 à 1852, on sait le bien qu'il a opéré au mitieu de nous. Il a été constamment le type du bon pasteur. Il avait le sentiment d'un père affuctucux pour toutes ses ouæilles. Son âme était sensible à toutes les misères, à toutes les infortunes. Aussi il ne tarda pa: à gagner |: profonde affection de ses paroissiens qui l'ont toujour: grandement estimé et qui ont appris la nouvelle de sa mort avec le plus grand regret.
Sa Grandeur était profondément respectée par la population protestante de la ville qui lui a donné plus d'une fois des marques de grande estime et de vives sympathies.
Mgr Cooke a encore le mérite d’avoir grandement contribué à l'avancement de la cause de l'éducation eu cette ville, cause à laquelle il a toujours porté le plus grand intérêt. D'abord, on doit le considérer comme Île principal fondateur de l'établissement des Frères de la Doctrine Chrétienne, qui ont rendu et rendent encore de si grands services à Ja ville, en se dévouant à l'instruction de la jeunesse. C’est Mgr Cooke, alors grand-vicaire qui, en 1844, date de la fondation de cet établissement, se mit en communication avec le frère Aiïdant, provincial de l’ordre à Montréal, et fit toutes les démarches nécessaires pour obtenir des Frères aux Trois-Rivières. Il était et a toujours été président de la sociéié d'éducation de cette ville. Pendant de longues années, il soutint cet établissement naissant de ses propres deniers, auxquels il joignait l’aumône des fidèles qu'il recueillait tous les mois, dans l’églis? paroissiale. Aussi les Frères lui ont-ils gardé une vive reconnaissance, Son nom est inscrit dans les annales de cette maison, comme son premier et principal bienfaiteur.
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Le Collège des Trois-Rivières lui doit aussi en grande
(8 ‘14 partie son existence. C'est grâce à ses efforts, réunis à ceux
PA de feu l'hon. Jos. Ed. Turcotte, si aujourd’hui nous possédons
ne une maison d'éducation supérieure où la jeunesse reçoit une solide, forte et brillante instruction.
En 1852, il devint nécessaire d’ériger un nouveau diocèse en Bas-Canada. Le ÿ juin de:cette année, des bulles d'érection partaient en effet de Rome, nommant M. le G. V. Ths Cooke, évêque des Trois-Rivières. Le 18 octobre suivant, il était sacré évêque par Na G. lArchevêèque Turgeon qui était assisté des évêques de Montréal et de Tloa. Ce fut un jow de grandes rejouissances pour la ville des Trois-Rivières. En mai 1854, il commençait, avec le concours des citoyens et du clergé de ce diocèse, la construction de la cathédrale qui fat consacrée et livrée au culte le 29 septembre 1858. C’est un splendide monument qui perpétuera sa mémoire au milieu de nous et qui attestera sa grande foi et son amour de la religion
Le 18 octobre 1864 fut encore un jour de bonheur et d'allégresse pour nous. Celui qui était notre pasteur depuis 2 ans, avait atteint sa cinquantième année de prêtrise, et sa
douzième d’épiscopat. La célébration de cette fête attira un 4h erand concours. Il y avait sept évêques présents et au delà ie de 90 prêtres. Aïnsi que le fit remarquer alors Mgr Baillar- sé geon, prédicateur du jour, l’église trifluvienne était heureuse le de célébrer le 50e anniversaire du sacerdoce de son premier pl pasteur, privilège qu'avait eu l’église de Québec, dans la per- À sonne de Mgr de Laval. du Le poids des années et des infirmités ne permettant plus LR de à Mer Cooke de supporter seul la lourde charge de l’épiscopat, 4 Mer Laflèche fut nommé son coadjuteur le 23 octobre 1866, cum futur successione, et consacré le 25 février 1867. Le: 12 jet avril 1869, il prenait en main l'administration du diocèse, la Gel carrière de Mgr Cooke ayant été assez laborieuse et assez raé- fi ritoire. doi L: diocèse des Trois-Rivières a fait de grands progres qu sous la sage, prudente et habile administration de Mgr Cook. ] | es E re LT ES EC
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En 1852, on ne comptait dans le diocèse qu? 52 prêtres, au- 4 11 jourd'hui ily ena au delà de 120; Mgr Cooke en ayant TA ordonné 70. ft
En 1852, le diocèse ne renfermait que 37 paroisses. De-
puis cette époque 44 nouvelles ont été érigées. On voit par ces quelques chiffres les immenses progrès qu'a fafts le diocè-
se, Le regratté et vénérable prélat dont nous pleurons aujour-
d'hui la mort y à grandement contribué par son énergie, son activité et son dévouement.
Toile à été, en résumé, la vie de ce vétéran du sanctuaire qui jouit maintenant au sein de Dieu dé Ja récompense due à ses travaux si nombreux. Il emporte avec fui dans Ia tombe les vifs regrets de tout son troupeau qui laimait tant et qui était si heureux de vivre sous sa bienfaisante houlette.
Mer Cooke possédait un caractère plein de grandeur, de dignité et de fermeté, qui convenait bien à la majesté pontifi-
cale dont il était revêtu. Non attitud: noble, imposante commandait le respect et la vénération. Son âme élevée se réflétait belle et mâle figure, couronnée depuis plusieurs années, de cheveux blanes. Ce caractère déjà si grand était encore enrichi d’une exquise sensibilité de cœur. Mgr Cooke
dans sa
s'impressionnait avec une facilité étonnante, l'émotion souven: le suffoquait dans ses sermons, toujours si pratiques et si pleins d'onction.
Il était pour lui-même d'une rigidité vraiment admirable et d'une régularité exemplaire. En dehors des rudes travaux de son ministère, ses occupations journalières étaient la prière
et la lecture de l'Evangile et de la vie des Saints.
I avait de plus une affection toute paternelle pour les jeunes enfants. Nouvent, en se promenant dans les rues de cette ville, il se plaisait à les arrêter, à les questionner, à s'in-
lormer de leurs parents et jamais il ne les quittait sans leur donner une caresse amicale. Qu'il avait bien compris et qu'il mettait bien en pratique ces paroles du Divin Maitre : ‘ Laissez venir à moi les petits enfants ”!..
Un autre trait distinctif de Sa Grandeur dans ses moments de loisir, était la jovialité. Il aimait à raconter dans les récréations une foule d'anecdotes qui provoquaient toujours nn rire général. Il possédait à un haut degré le talent de marrer...
Ah !le souvenir de toutes ses aimables qualités, de son dévouement, d:son zèle, de ses travaux, vivra longtemps dans ia mémoire de son peuple qui le regrette profondément
La mort de Mgr Cooke remettait entièrement aux mains de Mgr Laflèche, les destinées du Collège des Trois-Rivieres; mais les événements de la dernière année avaient dissipé toutes les craintes, et les nombreuses marques de bienveillan: ce que Sa Grandeur avait montrées envers l'institution ne permettaient plus de douter de ses bonnes dispositions: l'avenir du Collège était désormais assuré. À Rome même, au milieu des graves travaux du Concile, Mer Laflèche s'intéressait à son Collège des Trois-Rivières. Nas lettres à M. Richard en font foi.
Le mois de mai avait commencé avec le deuil de l’église trifluvie nne ; il s’'écoula au milieu d’une agitation continuelle et un grand malaise national, par suite des troubles du Nord- Ouest et des menaces des féniens, de vouloir envahir de nouveau le territoire canadien. À la fin, nos volontaires durent quitter la charrue et le toit paternel, pour courir à la frontière et protéger la patrie menacée. Or, ces appels “aux armes ne se font jamais sans inquiétudes pour les familles ; et pour un pays, c'est toujours une bien cruelle nécessité que celle de s’armer pour la guerre.
Le Canada fut sauf de l'invasion fénienne ; mais il eut à subir un fléau terrible dans les incendies qui dévastèrent d'abord la ville de Québec, puis tout le Haut-Saguenay, à partir de St-Alphonse jusqu’à la Pointe-bleue. sur le lac St-Jean L'incendie du faubourg St-Roch avait jeté sur le pavé douze cents familles ; les feux du Naguenay en avaient ruiné pres qu'autant. Ces désastres prenaient donc les proportions de véritables calamités publiques, et les charités privées deve
es moments lans les ré-
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naient tout à fait impuissantes pour répondre à tant de besoins. Ii fallut l'intervention du gouvernement de Québec pour fournir aux incendiés du Saguenay les choses absolument nécessaires à leur subsistance.
Le trois juin, la communauté assista à une cérémoni : rare et imposante, celie de la prise de possession du siège épiscopal des Trois-Rivières, par le nouveau titulaire, Mgr Laflèche qui ne sachant pas à quell: épo que il pourrait revenir au Canada, avait délégué spécialement, M. le grand vicaire €. O. Caron, pour accomplir en son nom cet acte important du pasteur, prenant, de la part d? l'autorité apostoliqu?, pos session de son troupeau.