V--EXÉCUTION D'UNE CLASSE
Les scènes s1 rlantes et si gracieuses de l'arrivée des zouaves ne furent pas sans charmes pour les élèves trifluviens ; mais elles furent bientôt suivies d'un de ces coups de théatre extraordinaires qui laissent d’ineffaçables impressions.
Demandons-le plutôt aux élèves de Rhétorique de cette année-là. Après un essai de près de trois mois, M. le préfet des études. peu satisfait du travail de ces élèves et entièrement désespéré de leurs succès, au moins pour d’eux d’entre eux, résolut, du consentement de ses collègues de fermer la classe de Rhétorique et d'envoyer ces élèves en Belles-Lettres.
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Cette résolution fortement appuyée, quoique d'une manière indirecte, sur l’inutilité des sacrifices qüe faisait la maison pour maintenir un professeur dans une classe dont un seul élève pouvait profiter était peut-être, malgré tout, un peu radicale et il en coûta beaucoup à M. le directeur pour y donner son assentiment. Il prévoyait les graves difficultés qu'il aurait à rencontrer pour concilier tous les intérêts en jeu Deux des élèves acceptèrent d'assez bonne grâce la décision de leurs supérieurs, les deux autres se crurent assez forts pour tenter fortune ailleurs. Voyant que, malgré toutes les bonnes raisons qu'il faisait valoir pour engager le plus capable de ces élèves à recommencer ses Belles-Lettres, celui-ci persistait à ne pas vouloir le faire, M. le directeur alors favorisa l’entrée de cet élève au Séminaire de Québec où, en effet, il soutint un rang honorable parmi ses nouveaux confrères de la Rhétori-
que.
Les graves conséquences de cette décision firent comprendre aux élèves des classes inférieures la nécessité qu'il y avait pour eux de bien travailler, pour s'assurer du succès dans leurs classes respectives.
Les dernières semaines de l’année 1870 n’amenèrent point d'autres variétés aux exercices scolaires de chaque jour et de chaque semaine que les fêtes religieuses de l’Immaculés Conception et de Noël. Les congréganistes célébrérent leur {fête patronale et le premier anniversaire de l'inauguration de leur société avec une grande pompe. Le sermon de circonstance fut donné par M. J. Cooke, alors vicaire à Gentilly.