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IT ORGANISATION GÉNÉRALE

Les élèves, en arrivant, trouvèrent le personuel organisé avec les dispositions suivantes :

Monsieur l'abbé J. E. Panneton Ptre, supérieur et préfet des études.

* J.N. Héroux Ptre, procureur, dir. des ecelésiastiques et prof. de Théol.

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Monsieur l'abbé Ls. Richard Ptre, directeur des élèves et prof.

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re à Chs. Lemire Eccl., prof. de Rhétorique.

Hs “Em. Guilbert Evel, prof. de Belles-Lettres. | après Ph. Brassard Eccl.,, prof. de Versification. sera “. Géd. Brunel Ecel, prof. de Méthodu.

s, ui P. Champagne cel, prof. de Syntaxe. st

ce En ee Ferd. Verville Ecel., prof. des Eléments.

è a: ji “ Pierre Roberge Kccl., régent.

bien. |

ction Monsieur J. Bte Lamothe laïque étudiant, prof. au Cours

commercial.

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COTE Quatre professeurs où régents de la préédente année

- . . \ Ü . A Le ‘ \ jeune scolaire manquaient à l'appel, savoir: MM. Ls Coté, On. Kt-

c'étalt Cyr, Alexis Delphos et Tr. Bourque. On sait déjà que ce derrd nv

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uier était mort le 7 avril: indiquons maintenant la direction prise par les trois autres. Mr Ls Côté, après avoir été emplové successivement aux classes d'éléments, de syntaxe et de belles- Trois- lettres, passait du Collège des Trois-Rivières au grand Kéminuire de Québec, pour de là, entrer au noviciat des RR. Pères

Looré. Jésuites où il est devenu un des pèr:s missionnaires de 1

Trois- compagnie. Mr On. St-Cyr avait rencontré tant de contrariétés et de déboires à ensvigner dans un Collège où il avait éte appelé contre sa volonté et ses sympathies, qu'il prit Le parti

iota d'abandonner l'état ecclésiastique pour ne pas s’exposer à la

A répétition d’une semblable corvée. Plus tard, il entra dans l'ordre des Religieux de Ste-Croix, devint un de leurs prètres les plus zélés, et après quelques années de service, il alla mourir au Collège de Memramcook, Nouveau-Brunswick. Mr

oanisé À. Delphos fut fait prêtre et appelé d'abord à l'évêché où il exerça successivement les fonctions de secrétaire et de vicaire

et des Aux grandes ordinations qui eurent Heu à Nicolet le 23 4 et le 24 septembre, le Collège fut représenté par deux de ses

eccelé- professeurs, MM. P. Roberge et À. Delphos qui reçurent suc-

cessivement les ordres mineurs, le sous-diaconat et le diaconat,

et aussi par un de ses élèves, Mr P.N. Dagneault qui reçut la tonsure.

La retraite annuelle des élèves, confondue avec un jubilé extraordinaire accordé Far notre Nt-Père, Pie [X, commença le dimanche soir, 24 septembre et fut prèchée par Mr le grand vicaire Laflèche qui obtint un succès comme jamais prédicateur n’en avait encore obtenu avec nos élèves.

Le mois de septembre n'était pas encore fini que déjà Mr Panneton à bout -de forces et impuissant à lutter contre le mal, fut obligé d'abandonner entièrement toute occupation sérieuse et de se mettre sous les soins du médecin; en sorte que la surveillance des études retomba sur les épaules de Mr Richard. Mais comme celui-ci ne pouvait sufñre à tout, il fut décidé qu'il quitterait l’enseignement de la classe de Philosophie et que l'on réunirait les élèves commençants avec les élèves finissants sous les soins de Mr Nap. Caron, professeur de Physique. Ces nouveaux arrangements furent promulgués à l'issue de la retraite, le 28 septembre.

Le Collège, déjà si fortement éprouvé par la maladie de son supérieur, le fut encore par celle du maître de salle. Mr Pierre Roberge avait une santé délivate ; toutefois, il avait pu tenir à la besogne toute la précédente année, sans qu'il parüt en souffrir. Il avait repris ses travaux avec courage, au commencement de la nouvelle année, mais il éprouvait une faiblesse des poumons qui allait s’aggravant de jour en jour. Des le sept octobre, on dut lui donner un assistant dans la personne de Mr P.S. Dagneault qui fut rappelé du grand Néminaire de Nicolet. Mais le médecin de Mr Roberge fut d'avis qu'il abandonnât tout travail, et le 15 octobre, il quittait défi: nitivement le Collège pour aller dans sa famille prendre les soins que requérait son état. Grâce à ces bons soins et au long repos qu'il alla prendre chez son parent, Mr Ladrière, curé de l’Ile-Verte, il put rétablir sa santé et se préparer aux travaux du saint ministère.

Mr Richard devenu en quelques jours seulement, directeur, préfet des études et en quelque sorte, maître de salle.

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parce qu'il lui fallait suppléer à l'inerpérience et au défaut d'autorité d’un nouveau régent, crut devoir profiter de ces divers incidents pour réunir les ecclésiastiques et leur donner quelques avis en rapport avec les circonstances. Il leur rappela donc qu'ils devaient s'appliquer à l’accomplissement de leurs devoirs avec un soin d'autant plus grand, qu'ils se trouraient privés de la direction si sûre et si intelligente de Mr Panneton. Faisant allusion aux petites misères passées, il leur fit voir que le secret de vivre heureux et content est de chercher toujours et en toutes choses la volonté du Bon Dieu, et de s'appliquer à vivre en bonne intelligence avec tout le monde. Îlleur fit comprendre que bien souvent il y allait de l'intérêt même de la santé, de garder cette disposition habituelle de l'âme. Rien de plus fatiguant et de plus dommageable que la défiance avec les supérieurs, le défaut d'égards et de charité avec les égaux et les inférieurs, qu'un caractère soupçonneux, qu'une humeur morose et toujours ennuyée. Enfin, il leur indiqua les mesures de prudence qu'il fallait prendre, les excès qu'il fallait éviter pour conserver leurs forces et leur santé.

L'anniversaire de Ja consécration épiscopale de Mgr Cooke réunit encore autour de la personne vénérée de l’évêque un brillant concours. Ce fut aussi pour la communauté l’occasion de la visite très distinguée de Mr le grand-vicaire Raymond, supérieur du Néminaire de Nt-Hyacinthe. Les paroles pleines de sympathie et d'encouragement que Mr le Supérieur adressa à uos élèves, en rappelant qu’il avait consacré toute sa ie à la belle œuvre de l'éducation, proclamaient bien haut le vif intérêt qu'il porte toujours et partout aux collégiens.

Cette courte visite fit une bien salutaire impression et laissa un souvenir très agréable au sein de la famille trifluvienne.

Le 22 octobre, dans l’église paroissiale des Trois-Rivières, Mgr Cooke conféra la tonsure à MM. Ferd. Verville, Gédéon Brunel, Emmanuel Guilbert et Napoléon Caron, et les ordres mineurs à MM. Pierre Champagne et Philémon Brassard, tous

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professeurs du Colles: des Trois-Rivières. Les ordinands et les personnes qui entouraient et servaient Monseigneur Cooke à cette ordination n'oubleront jamais les incidents dont elle fut marquée...

La monotonie des exercices quotidiens et linvariabilité de la règle ne furent point troublées durant le cours du mois de novembre. Pendant ce mois, lengrenage de Ta machine collégiale ne rencontra aucun obstacle et son bon fonctionnement ne subit aucune interruption. C’est à peine si deux outrois cas de manquements à la règle furent référés au directeur. C'était fort heureux, car son attention était entierement absorbé: par la surveillance des classes, et par 1: recherche de moyens propres à promouvoir et soutenir l'émulation. De là, des concours entre classes voisines, des examens particuliers sur certaines matières plus hnportantes, ete. ete

La fête de l’'Tmmaculée-Conception devant désormais, à raison des grâces extraordinaires à elle attachées, tenir une place importante parmi les fêtes religieuses du Collège, la communauté s’y prépara par une grande neuvaine, afin de se bien disposer à bénéficier de l'indulgence plénière accordé avec tant de bienveillance par NN. P. P. Pie IX.

IV—FÊTE DE Mar COOKE ET COMMENCEMENTS DE JA FANFARE.

Le 20 décembre au soir, à l’occasion de la St-Thomas, les élèves faisaient leurs souhaits de fête à Monseigneur Cooke. dans une petite séance intime dont le ‘ Journal des Trois- Rivières donne le compte-rendu dans son numéro du 22 “ [lier était la fête patronale de notre vénérable et pieux évé- “ que. À cette occasion, les élèves du Collège Nt-Joseph lui ont ‘témoigné leur joie et leur reconnaissance par deux magnili: ‘ques petits discours prononcés, l’un en français par M,F X, Cloutier, élève de Belles-Lettres et l'autre en anglais, pa “le fils de M. Aïmé Olivier, marchand de cette ville. Ces “ discours renfermaient les sentiments les plus touchants et * formaient les vœux les plus ardents pour notre bien-aimt SmONtTE.,

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* Le chant des élèves a aussi été magnifique. Une chan- ‘ son très appropriée à la fête, composée et mise en musique “par M. Richard, directeur du Collège x eu un bon succès, ‘ La compagnie des élèves était sous les armes et a fait les “exercices à la carabine avec beaucoup de régularité. Une ‘petite pièce comique dont les acteurs étaient MM. J. Cooke ot OÙ Camirand nous a fait bien rire. ”

“ La bande du Collège qui n'est formé» que depuis quel- ‘ques mois, nous à donné une belle preuve du bon talent de ‘tous ceux qui la composent, et surtout de celui qui sait la ‘diriger si habilement. Au moyen de cette bande, le College ‘ne peut ajouter que beaucoup d'éclat à toutes ses fâtos. : Nous devons une mention toute spéciale à M. Alphonse Camirand quia exécuté ies roulades de la Tyrolienne, de ‘manière à ravir les applaudissements de tous les assistants. Na Grandeur, après avoir remercié les élèves des bons senti- ‘ments qu'ils venaient de Jui témoigner, s'est retirée accom- ‘pagnée d'une vingtaine de prétres venus des paroisses ‘voisines. ?

C'est la premiere de nos fêtes collégiales où il soit fait nention d'une fanfare. À ce propos, il me faut dire un mot des commencements et de l'organisation de ce corps de musique.

Nous devons la première idée de la formation d'une fanlare aux Messieurs Canmirand, Alphonse, Olivier et Philippe, tous trois, élèves de Sherbrooke et qui, avant de venir au Collège, avaient fait partie d'un corps de musique organisé à la maison paternelle même, chez Monsieur Hercule Camirand.

Des l'année précédente, en venant au Collège, ils avaient

apporté avec eux une clarinette, un cornet en B, un alto et une contre-basse. Avec ces instruments dont ils avaient com mencé à connaître le jeu et le mécanisme, ils s'amusèrent d'abord ensemble dans les loisirs de leurs récréations, en jouant de petits morceaux d'une harmonie simple et facile que leur préparait tout exprès leur ancien maître de musique à Sherbrooke, M. Shiller. Bientôt le goût et des aptitudes musicales se manifestèrent aussi chez d'autres élèves, et à la fin de

l'année scolaire, les directeurs voyant ces dispositions promirent aux Messieurs Camirand, s'il revenaient au Collège l'année suivante et apportaient avec eux leurs instruments, qu'ils les aideraient à compléter et à organiser une fanfare assez nombreuse pour pouvoir interpréter toutes sortes de morceaux.

Donc, dès le commencement de l’année, avec l'approbation et l’encouragement des directeurs, les élèves ouvrirent, parmi les principaux citoyens des Trois Rivières, une liste de souscriptions ayant pour objet l'achat de quelques instruments absolument nécessaires. Cette souscription donna 52.00 piastres avec lesquelles nos musiciens purent acheter quelques instruments de seconde main, notamment un soprano, un cornet en Bb, un alto, et deux barytons. Mr Héroux pour sa part fournit la grosse caisse.

Ainsi pourvue d'instruments, la fanfare s'organisa avec Mr Olivier Camirand, clarinettiste, pour chef. Mr Ferd. Verville, ecclésiastique surveillant aux exercices, soprano, Ph. Camirand, Cornet solo Bb, Joseph Hamel, 1er alto, Edm. Grenier, 2e alto, Ths Desaulniers, 1er baryton, R. Cooke, barytonbasse, Alph. Camirand, contre-basse, L. St-Arnaud, grossecaisse, Ce fut Mr Khiller, par l'intermédiaire des Messieurs Camirand, qui fournit avec beaucoup de libéralité, les premiers morceaux de musique et qui les préparait en raison du nombre des instruments et de la capacité des jeunes artistes.

La fête de Noël et la messe de minuit en particulier, furent solennisées avec une pompe extraordinaire, grâce au concours apporté par le chœur des élèves.

Les sept jours qui séparent Noël du jour de l’an parurent aux élèves presque aussi longs que sept semaines. C’est qu’en effet, ce jour-là, on leur avait fait une grande promesse qu'ils avaient hâte de voir se réaliser. Les directeurs voulant leur donner un témoignage non équivoque de la satisfaction qu'ils éprouvaient de leur bonne conduite, avaient résolu de leur accorder, non sans certaines conditions, la faveur extraordinaire d’aller passer le jour de l’an à la maison paternelle.

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L'occasion était des plus favorables, le jour de l'an tombant le lundi etle deux janvier étant congé de règle, les élèves pouvaient avoir une vacance de trois jours, sans perdre une classe. Qu'on juge dons: de leur impatience et de leur désir de voir arriver l'heure du départ. Comme les heures et les minutes avaient été exactement comptées! Done, le samedi, 30 décembre, immédiatement après la classe de l'après-midi, la communauté s'éparpillait joyeuse aux quatre vents du ciel. L'histoire ne dit pas qu'il y eût des mécontents, ni que certains élèves préférassent passer ces trois jours au Collège plutôt que d'aller chez leurs parents.

Une des plus rigoureuses conditions mises à la concession de cette faveur, était que tous reviendraient sans faute le deux janvier au soir. Jin conséquence tout le monde fut fidèle au rendez-vous à l'heure marquée par M. le directeur, et celui-ci ne put s'empêcher de faire ses félicitations à ses enfants de cette preuve nouvelle qu'ils lui donnaient de leur bon esprit et de leur entière obéissance. Il les engagea à reprendre l'ouvrage avec un courage et une énergie toute nouvelle, afin de se bien préparer aux examens.

Ceux-ci ne tardèrent pas à commencer et le résultat fut très satisfaisant. Voyons plutôt les moyennes : en Philosophie très bien, en Rhétorique satisfaisant, en Belles-Lettres bien, en Versification très bien, en Méthode bin, en Syntaxe bien, en Eléments très bien, au Cours Commercial satisfaisant.

Pendant le congé du 10 janvier, il s’est passé un incident que le ‘Journal des Trois-Rivières” raconte comme suit : “ Mercredi dernier, jour de congé, les élèves du Collège des Trois-Rivières étaient à patiner sur le fleuve à une quinzai- ‘ne d’arpents de la ville, vis-à-vis l’ancien moulin à vent, “ lorsque tout à coup, un large banc de glace se détache de “la rive, emportant avec lui six patineurs qui n'avaient pu abandonner assez tôt la dangereuse embarcation. Grande fut l’épouvante au moment du départ, les six patineurs laïssèrent bien vite leurs courses au patin et firent entendre des

“cris de détresse. Heureusement, le vent n'était pas très

LA

* fort, le banc de glace descendit le fleuve lentement, ce qui * permit de sauver du naufrage, au moyen de canots et sans

aucun danger, les six navigateurs improvisés,. ?

C'étaient J. Cooke, Uld. Tessier, I. Baril, Jos. Hamel Ph. Camirand et Chs Naucier, Ils trouvèrent bien longue la demi-heure qu'il leur fallut passer sur cette banquise dont le vent détachait des morceaux de temps en temps. Il fallait venir donner l'alarme en ville et demander du secours à quelques-uns des canotiers qui avaient leurs embarcations vis-àvis la rue du Platon. Nos naufragés arrivaient donc presqu'en face de l'hôtel Farmer quand ils furent retirés de leur île {lottante.

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