CHAPITRE DIXIÈME
Ordre des exercices quotidiens,
I — Aperçu général du règlement.
Le règlement du Collège des Trois-Rivières fut celui du Séminaire de Québec, sauf quelques rares modifications nécessitées par les circonstances différentes de lieu et de personnel. Faire connaître les exercices d'une journée, c'est faire l'histoire de tous les jours.
Ainsi, sans entrer dans les considérations ou les développements que pourrait inspirer l'esprit ou même la lettre du règlement, sans en donner le texte, nous allons suivre la communauté pendant une journée.
Depuis le commencement de l'année jusqu'à Pâques, la cloche sonne le réveil à cinq heures et vingt-cinq minutes ; depuis Pâques jusqu'à la fin de Tannée à cinq heures moins cinq minutes ; excepté le lendemain des congés, où on se lève une demi-heure plus tard. A moins toutefois que le garçon de service qui doit réveiller les maîtres, au moins un quart d'heure avant le son de la cloche, n'ait pu se réveiller lui-même à temps ; ce qui arrive quelquefois au grand contentement des amis de Morphée qui ne trouvent jamais la nu.it trop longue.
Au son de la cloche, le maître qui préside chaque dortoir donne le signal du réveil, en disant : Benedicamns Domimh Il allume immédiatement toutes les lampes, et fait le tour du
dortoir pour réveiller les enfants qui ont le sommeil trop lourd. Car les autres ont répondu Deo Gratins, et sont déjà sur pied, et gare à ceux qui sont lents à se lever ! Il n'y a que juste le temps de faire une toilette sévère et propre, mais non soignée. Ceux donc qui prennent cinq minutes à se frotter les yeux ou à se gratter la tête, avant de se décider à quitter leurs lits, courent grand risque de sortir du dortoir fort mal peignés. Aussi il faut voir l'activité et l'entrain qui règne dans un dortoir cinq minutes après le réveil ; et comme les enfants un peu vifs trouvent le moyen de faire fort bien leur toilette durant les quinze minutes qui leur sont accordées.
Un quart d'heure après le lever, la cloche appelle les écoliers à la salle des exercices. Le maître qui préside au dortoir donne le signal de le quitter immédiatement, et con duit son monde aux cinq minutes, tandis que son compagnon éteint les lumières, presse les retardataires et ferme le dortoir. En même temps, le premier régent est à la salle d'étude pour y recevoir les élèves qui s'y rendent tous pour la prière du matin. Au moment où celle-ci doit commencer, c'est-à-dire à cinq heures et trois quarts pré 'ises, ou vingt minutes aprè^s le lever, le profess3ur c[ui doit partager l'étude du matin av^ec le premier régent, vient l'y remplacer pour présider à la prière.
C'est ordinairement un élève qui fait la prière ainsi que la méditation qui la suit. Cependant si M. le Directeur assiste à cet exercice,ce qu'il fait assez souvent pour constater comment les élèves le font, c'est lui-même qui fait la méditation. A six heures, commence l'étude. Chaque élève achève de préparer son devoir pour la classe. Il apprend également toutes ses leçons, et si quelques minutes lui restent, c'est à la lecture de l'histoire ou des ouvrages de littérature qu'elles doivent être employées. Malheur à l'élève paresseux qui perdrait son temps ; et plus coupable encore serait celui qui, par sa dissipation, dérangerait quelques-uns de ses confrères voisins.
A sept heures, les élèves vont prendre leur déjeuner. Les
pensionnairos ont ordinairement " Deo Gratias " à ce repas. A partir du 10 .st'ptcmbro, c'est la mère Manon (Dame Ve Joseph l>éli\'e;ui) qui est chargée de La cuisine ; elle s'acquitte de son devoir à la grande satisfaction de tout le personnel.
A sept heures et vingt-cinq minutes, le déjeuner est fini et pendant que les pensionnaires, sous la surveillance du premier maître de salle, attendent en silence le retour des quartpensionnaires, le second régent, aidé d'un troisième maître, surveille l'exercice qui se lait au "Nord. "
A sept heures et demie, on se rend à l'église paroissiale pour assister à la basse messe qui est dite par M. le Directeur. Cette heure de la messe fut modifiée plus tard, pour la raison que très-souvent, à cette heure-là, il y avait quelque office de la desserte paroissiale, soit un mariage, soit un enterrement, soit une grand'messe, etc ; ce qui amenait nécessairement bien des distractions et des dérangements dans la règle. Au bout de quelques semaines, on dut changer l'heure du déjeuner et renvoyer celui-ci après la messe qui se dit alors à sept heures. De cette manière, on obvia aux inconvénients les plus fréquents et les plus graves, tant ceux dont avait à souffrir la communauté, que ceux que les paroissiens eux-mêmes avaient à subir.
A l'église, les élèves occupaient les deux rangées de bancs du centre de la grande nef et chaque professeur était le surveillant spécial et obligé de sa propre classe. Pendant la messe, on chantait assez souvent des hymnes et des cantiques et en particulier, tous les mercredis, on chantait le "Te Juseph célèbrent, " et tous les samedis, VAoe Maris Stella. '"
A huit heures, les élèves, de retour à la salle d'étude, y prennent leurs livres et leurs cahiers de devoirs pour se rendre en classe. Là, aussitôt après le " Verii Sancte,'"' chaque professeur se fait remettre le devoir donné la veille ; puis, après quelques minutes d'étude, commence la récitation et l'explication des leçons, vient ensuite la traduction des auteurs, ou les dictées et compositions.
— Tell Programme des études.
En Belles-Lettres, les trois premiers quarts d'heure sont employés à la récitation et au développement du cours, puis ou traduit Yirgile, Horace, S. Cyprieu, Homère, etc. Ou consacre la dernière demi-heure à l'histoire de la littérature et à la critic[ue littéraire. Yoilà pour la classe du matin. Dans l'aprèsmidi, après la récitation de l'histoire moderne, vient l'explication du devoir remis le matin, lequel a passé sous la correction du professeur, puis celui-ci donne un nouveau devoir à être rapporté le lendemain. Après cela, on traduit du grec, de l'anglais, etc. La dernière demi-heure est consacrée à l'étude de l'architecture. On doit faire une composition littéraire tous les quinze jours. Etc., etc.
En Versification, indépendamment de la revue de la grammaire latine et de la grammaire grecque, on doit étudier durant le premier trimestre la Prosodie latine, la Mythologie et l'histoire du Moyen âge. Durant le second, il restera encore une grande partie de l'histoire, la Géographie et la Cosmographie. ()n fera une revue générale de toutes les matières durant le troisième trimestre. Les auteurs à traduire sont : Virgile, les lettres de S. Bernard, Homère et le Third Book- On doit faire une composition littéraire au moins tous les mois, et des devoirs de toutes sortes chaque semaine. Etc., etc., etc.
En Méthode, le programme des matières comprend la " Méthode latine, " la tijyntaxe grecque, l'histoire Komaine et la Gréographie avec une revue générale de la grammaire française et de la grammaire anglaise. Traduction de Cœsar, du De Viris Ecclesiœ, de Phèdre, de Lucien, du Third Book, etc. Devoirs de toutes sortes chaque semaine. On doit faire une composition de temps en temps. Etc., etc., etc.
En Syntaxe, il y a la syntaxe de la grammaire française à revoir, la grammaire latine et la grammaire anglaise, les éléments de la grammaire grecc^ue, l'histoire ancienne et la Géographie. Traduction du DeViris Romœ, du Second Book, d'Esope, etc. Devoirs de toutes sortes chaque semaine. VAc, etc., etc.
En h]léments, la gTammaire française, éléments et syntaxe, les éléments de la grammaire latine et une partie de la syntaxe, la grammaire anglaise complète, l'histoire sainte et la GTéographie. Traduction de l'Epitome et du First book, etc. Les devoirs à faire sont des dictées et des analyses, des thèmes latins et anglais, des versions latines et anglaises, etc., etc.
Tel est le sommaire des principales matières à étudier dans les diiférentes classes, et le temps qu'on y donne dépend de leur importance et de leurs plus ou moins grandes difficultés.
Quand tout le travail est rapporté et que tout l'ouvrage spécial donné pour une classe est expédié, le reste du temps est employé aux problèmes de l'arithmétique.
A dix heures moins cinq minutes, la cloche annonce la fin de la classe et chaque professeur conduit aussitôt ses élèves à la salle d'étude où ceux-ci déposent leurs livres et de là, se rendent à la récréation, en passant par le petit bâtiment, voisin du " château bleu ". Il n'y a qu'un quart d'heure de récréation; tout juste assez pour se délasser un peu des fatigues de la classe et pour pouvoir se mettre, avec vigueur et application, à l'étude qui commence à dix heures et quart.
A cette étude, les élèves ont à préparer les matières de la classe de l'après-midi. Ce sont des leçons plus ou moins longues ; des traductions plus ou moins difficiles, etc. Aucun travail étranger à la classe ne peut être fait sans une permission spéciale, et quand il s'agit d'un travail tout à fait opposé aux études classiques proprement dites, comme des lettres à écrire, des morceaux de musique à copier, etc., il faut en donner les raisons particulières au maître qui préside, lequel a l'œil ouvert sur tout, a autorité pour maintenir la discipline et le silence. Par conséquent, il peut arriver que, quelquefois, il soit dans l'obligation de punir les espiègleries de tel élève auquel il prend fantaisie d'atteler des mouches, ou de tel autre qui lance un dard de papier à son ami.
A onze heures et quart, ou fait l'examen particulier et,
côïiime préparation à cet exercice, le maître qui préside, lit un chapitre du Nouveau Testament,
On prend le dîner à onze heures et demie. Les pensionnaires font ordinairement la lecture au dîner ainsi qu'au souper. Cependant en général, on aime mieux prendre le dîner en causant et en badinant. Yoilà pourquoi ou s'étudie à forger mille raisons pour appuyer les nombreuses requêtesque l'on présente à cet efî'et, au maître de salle ou au directeur qui,^ assez souvent, prend ce repas en même temps que la communauté.
Quand aux quart-pensioTinaires ou aux élèves qui pensionnent au dehors, leur consigne est de se rendre à leurs maisons de pension par le plus court chemin, de s'y comporter ainsi que dans les rues et ailleurs en vrais gentilshommesc'est-à-dire, d'éviter tout ce que les gens de bon ton n'oseraient se permettre.
Ils doivent prendre leurs repas sans retard et revenir au Collège de même. Ce serait malheureux s'ils s'amusaient sans raison et sans permission le long de la route ; car, alorsils s'exposeraient à perdre leur récréation. Le régent fait sentinelle poiir constater l'arrivée de chacun, et pour s'assurer que personne ne fait défaut à l'heure voulue pour commencer les jeux.
III— Jeux et Amusements-.
Mais à quoi les élèves pourront-ils s'amuser ? Ils n'ont pas de jeu de paume !... Ils n'ont pas encore de gymnase !... Laissez-les faire et vous allez voir comme ils sont habiles à trouver des jeux qui ne leur coûteront rien. Avec un bout de planche, un bâton et une balle, ils organiseront itn jeu très actif et très intéressant auquel tout le monde pourra prendre part. C'est la " Galoche. " Ne me demandez pas d'où vient à ce jeu son nom assez étrange ; je ne saurais vous le dire.
Mais, pour se donner la chance de prendre la main plus souvent, les élèves se partageront par groupes de vingt, trente.
quaranto joueurs à pou près d'égale force, et l'on verra pa> lois, pas inoius de six où sept jeux de " galoche, " en même temps. Les balles alors croisent le " Platon " en tous sens, et ■c'est mervtille de constater qu'après des luttes très chaudes, ■d'une heure durant, il y ait, à la fin, si peu de blessés. Par ci par là, une balle ira bien boucher un œil, ou donner un baiseï plus ou moins rude à quelque imprévoyant ; mais ces petits inconvénients ne sont rien en comparaison des agréments •qu'on i)rend à ce jeu.
Quand la '' G-aloche " perd de la vogue, les jeux de course «comme " PAttaque " ou les " Barres " en prennent dans la même proportion. On fera aussi un peu de gymnastique, spécialement par l'exercice du saut, soit en longueur, soit en hauteur. L'on trouve des jambes assez souples pour franchir d'un seul bond l'espace de quinze, seize, dix-sept pieds ; tandis qu'en hauteur les meilleurs jarrets n'atteignent guère plus de cinq pieds et demi.
On fera aussi quelquefois une x^artie de '""Cricket;'' mais ce ne seront que les plus forts qui goûteront cet exercice qui, de soi est très violent, et dont les parties sont quelquefois fort longues. Ce sera particulièrement durant les congés et à la campagne, qu'on f>ourra plus aisément prendre cet exercice.
En hiver, les récréations seront beaucoup moins bruyantes ^t encore moins variées dans leurs amusements. Une promenade au boulevard ou en ville sera souvent la seule récréation possible. Cependant, quelquefois, les patineurs auront l'avantage d'avoir une bonne glace sur les bords du fleuve, surtout, dans l'anse près du vieux moulin à vent, les marées renouvelant la glace plusieurs fois par hiver donneront ainsi aux patineurs l'occasion de pratiquer leur art et d'y faire leurs évolutions les plus variées comme les plus étendues. D'autres fois, durant les jours de congé, les amateurs de la glissade iront au coteau St-Louis pour se donner le luxe de leur exercise favori.
La première année du Collège, ils eurent même l'auto-
risation d'aller glisser sur le côté gauche du boulevard, qnaud leurs maîtres voulaient les y conduire. C'était alors l'âge d'or, les élèves étaient les enfants gâtés, non-seulement de révêc|ue, mais encore des autorités civiles qui n'osaient rien leur refuser. Aussi, il fallait voir comme les traînes sauvages, les petits sieighs écossais, et les traîneaux canadiens étaient eu honneur dans ces temps heureux.
Mais dans les jours mauvais des grandes pluies de l'automne, dans les tempêtes de l'hiver, quand il fallait passer la récréation à la maison, elle n'était pas si agréable alors. La première année, il n'y avait pas de salle spéciale pour la récréation. Elle se prenait dans les classes de Troisième et de Syntaxe, attenante l'une à l'autre, et les seuls jeux possibles étaient ceux de cartes, de dominos, d'osselets, etc.
La récréation commencée à midi, finit à une heure moins cinq minutes. Alors la cloche appelle les élèves à l'étude. Le premier régent les y conduit pendant que le second fait station aux lieux, pour la surveillance des élèves c[Ui viennent y faire visite.
L'étude commence à une heure précise. C'est M. le Professeur de Belles-Lettres qui est surveillant à cette étude. Il n'aime pas que les élèves y dorment. Cependant plusieurs d'entre eux, subissant trop fortement la réaction de l'activité de la récréation, seraient disposés à voler quelques minutes à la préparation de leurs leçons pour les donner au sommeil. Mais la bonne volonté, aidée de l'œil du maître, finit par triompher de la lassitude.
A deux heures, les élèves se rendent en classe. Après la prière accoutumée, l'ouvrage commence sans retard. La récitation des leçons, l'explication des devoirs, la traduction des auteurs et tous les autres travaux sont expédiés, avec toute la célérité possible ; car il y a beaucoup de variété dans les matières et deux heures sont bien vite écoulées. Trop souvent, la lin de la classe arrive, qu'il reste encore de la traduction à faire, un thème ou une dictée à donner. Mais on n'est pas exempt du devoir pour tout cela. Quand le maître n'a pas eu
le temps de l'aire éerire le thème, il s'en dédommagera en donnaiit une version. Les élèves de Versification et de Belles- Lettres auront la chance d'avoir des vers latins, ce qui ne va qu'à un fort petit nombre ; les poètes sont toujours si rares,
A trois heures et cinquante minutes, finit la classe, et les élèves toujours conduits par leurs professeurs respectifs, vont déposer leurs livres à l'étude, puis de là, vont à la collation. Les pensionnaires ne trouvent sur leurs tables qu'un morceau de pain et de Teau On p;^ste un peu contre le procureur qui ne daigne même pas donner une bouchée de beurre ou une cuillerée de sirop pour rendre ce repas plus appétissant. Mais les plus sages se rappelant qu'autrefois, à la maison paternelle, on ne leur donnait même pas ce repas, louent la bonté du pro^ cureur et mangent avec apj)étit leur morceau de pain. Du reste, ils savent qu'un estomac gorgé de nourriture, rend la tête lourde et incapable d'application à l'étude.
En moins de dix luinutes ce repas est fini, et l'on court prendre l'air sur le " Platon. " Les plus dévots vont alors à l'église paroissiale fi(ire leur visite au SS. Sacrement. Les quart-pensionnaires sont rappelés vers quatre heures et quart, et ils doivent être tous rentrés à quatre heures et vingtcinq minutes. Alors a lieu l'exercice dit " des cinq minutes " et. à quatre heures et demie précises, l'étude commence.
Le premier travail qui appelle Tattention de chaque élève, c'est le devoir à préparer pour la prochaine classe. Lorsque sonne la conférence des ecclésiastiques à cinq heures et quart, ce travail est ordinairement fini, alors il faut faire la préparation, puis ajjprendre les leçons, etc. Enfin les occupations ne manquent jamais à l'élève studieux ; mais il n'en est pas toujours ainsi pour les nonchalants et les indécis : ils trouvent que cette étude du soir est bien loin de la classe et qu'ils auront toujours bien le temps de régler leurs petites affaires scolaires. Ils ne seront donc pas pressés de se mettre à l'ouvrage. Il leur faut se rendre compte de tout ce qui' se passe à l'étude, voire même ce qui se passe à l'extérieur, s'ils sont à proximité des fenêtres. Si la nuit est close et qu'il
faille allumer la chaudelle, ce sont eux qui se chargeront du soin de la moucher. Ils feront leur principale occupation de la faire fondre inutilement ; et s'ils trouvent qu'elle ne s'use pas assez vite, ils la partageront en diverses parties et en feront des projectiles de guerre contre les élèves trop sages et trop appliqués qui, par leur conduite, condamnent leur dissipation et leur paresse. Malgré leur dissimulation et leur attention pour échapper à l'œil du maître, ils ne sont pas toujours assez heureux pour se sauver de la punition. Bien souvent, après s'être divertis à l'étude, ils sont, à leur très-grand regret, obligés d'étudier en récréation.
A six heures moins cinq minutes, la cloche annonce la lin de l'étude, et le second régent va conduire " ait Nord,^' les élèves qui ont des afi'aires à y régler.
Le chapelet se récite à six heures, à la salle d'étude. Il est partagé en deux parties ; la première est dite à genoux ; on se lève au commencement de la troisième dizaine, et l'on reste ensuite debout jusqu'à la fin. Après le chapelet, vient la lecture spirituelle faite par un élève des premières classes. C'est ordinairement le Catéchisme de persévérance de Gaume qu'on y lit.
Cependant M. le Directeur assiste le plus souvent au chapelet et c'est pendant le quart d'heure qui suit qu'il lit le règlement, en fait les commentaires convenables, donne ses conseils et ses avis, fait ses réprimandes et ses corrections ; eu un mot, c'est pour le directeur l'occasion de donner tous ses entretiens familiers dans lesquels il jette les semences de sa direction intelligente et sage ; direction dont les élèves subissent, sans s'en douter, la bénigne iniluence et dont ils montrent, dans leur conduite, les heureux effets.