‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874Chapitre 34 sur 84 · I. — Travaux des vacances · texte numérisé non relu

I. — Travaux des vacances

M. Héroux profita des vacances pour faire faire aux vieilles casernes, certaines réparations à l'efiet de les rendre plus habitables. Réparations à la toiture, plafond dans la chambre de M. Panneton, plafond et armoires dans la sienne j)ropre, couloir entre sa chambre et la salle d'étude pour donner communication à la tourelle ouest ; au premier étage, chambrette à côté du vestibule pour servir de parloir, réparations aux escaliers ; dans la cour de récréation, nouveau kiosque pour remplacer le berceau plus que rustique élevé par M. P. Hubert, tels furent à peu près tous les travaux exécutés par les soins de M. Héroux pendant les vacances de 1864.

Il n'en fallait pas davantage pour ache ver de vider la bourse du procureur, et plus que jamais il devenait nécessaire d'aviser aux moyens de venir en aide à l'institution.

Le moyen le plus praticable et le plus prompt était d'organiser un bazar. C'est ce que comprirent les amis du Collège et, se mettant immédiatement à l'œuvre, ils furent prêts à tenir ce bazar vers la fin du mois d'août. Les bons Frères des Ecoles Chrétiennes voulurent bien donner l'usage de leur grande salle qui, à cette époque, se trouvait être la seule convenable à cet effet.

Ce bazar, quoiqu'improvisé donna nu résultat qui parut extraordinaire, comparé à celui des bazars précédents. Le profit net s'éleva à la somme de $525.00. C'était fort peu de chose pour liquider une dette qui quadruplait presque cette somme ; cependant cela put suffire à satisfaire les créanciers les plus empressés et les moins indulgents.

Mais le bazar eut un résultat moral autrement important que ce succès matériel, si beau qu'il fût, eu égard aux moyens de la population catholique, il eut pour effet de mettre en reliei l'enthousiasme des trifluriens pour leur Collège, et de faire voir les efforts généreux et les sacrifices qu'ils étaient prêts à faire pour en assurer l'existence.

Vers le môme temps, plusieurs des principaux citoyens donnèrent une preuve nouvelle de leur bonne volonté, et leur démarche consignée dans les archives de la maison demeurera à jamais comme un témoignage officiel de leurs excellentes dispositions à l'égard du Collège.

Voyant que le bazar n'avait pas produit une somme assez ronde, ils ouvrirent immédiatement une liste de souscription, motivée sur des considérants qui rappellent les principaux avantages que les citoyens tirent de l'existence du Collège et les raisons c^u'ils ont de lui prêter un secours efficace. " Cette " souscription faite dans le but spécial d'aider l'institution à " payer ses dettes, n'est pas un don, mais^un prêt sans intérêt, " remboursable en pension ou en instruction. " Elle produisit la jolie somme de $700.00, laquelle fut remise au procureur du Collège, pour être employée selon les conditions expressément spécifiées.

Forts de ces encouragements divers, les directeurs reprirent la besogne, sinon avec plaisir, du moins avec un courage et une énergie nouvelle.

Mr Lawler ayant quitté la ville des Trois-Rivières pour aller chercher aux Etats-Unis une position plus lucrative, la corporation du Collège reprit l'usage du " Château-bleu, " le divisa en deux pour y mettre des classes, fit des arrangements

avec Un iiovivoau profosseur d'anglais, et fixa In rentrée des élèves au sept septembre.

ÎI— OlUtANISATIOX (JÉNÉKAI.E.

Les ]:»rofesseiirs, prévenus d'avance, vinrent prendre leui poste, mardi, six septembre, veille de la rentrée des élèves, et l'organisation se lit avec les dispositions suivantes :

Monsieur l'abbé ,T. E. Panneton, Ptre, directeur des élèves et préfet des études.

" J. N. Héroux, Ptre, dir. des ecclésiastiques, professeur de Tliéol. et procureur

" " Ls Richard, Ptre, professeur de Philosophie

et de Mathématiques.

dis Lemire, EccL, professeur de Rhétorique.

Ls Côté, Eccl.. professeur de Belles-Lettres.

" On. St-Cyr, Eccl., professeur de Versification.

" Pli. Brassard, Eccl., professeur de Méthode.

" '■ Al. Delphos, Eccl., professeur de Syntaxe.

Pierre Champagne, Eccl., professeur des Eléments.

" ïrénée Bourque, Eccl., premier régent.

" " Pierre Roberge, Eccl., second régent.

Monsieur Riopel, laïque professeur d'anglais et du Cours com.

On remarque beaucoup plus de changements que de coutume dans le personnel. En effet, le départ de MM. Ls. Pothier, J-Bte Marcotte, Ths. Quinn, Ths. Fréchette et a. T\^ Lawler, avait nécessité la nomination de plusieurs nouveaux professeurs et le déplacement de la plupart des anciens. On a déjà fait connaître le départ de M. Pothier. MM. J-Bte Marcotte et Ths. Quinn allaient à leur tour entrer prochainement 'dans le saint ministère. Quant à M. Fréchette il se retira •20

dans sa famille pour prendre du repos et tâcher de refaire une santé qui menaçait de l'abandonner tout à fait, (a)

M. Panneton n'est plus tenté de quitter sa chambre, depuis que M. Héroux l'a fait réparer et garnir de châssisdoubles.

Egalement M. Héroux passera le reste de son séjour au Collège dans la chambre qu'il vient de se préparer. M. Richard remplacera M. Héroux dans la chambre de l'angle nord Ce sera à la fois, sa chambre à coucher, sa classe et sa salle d'exercices pour le chant.

in — Le premier Semestre.

Le mois de septembre 1864 fut particulièrement remarquable par le nombre de prêtres qu'il vit se consacrer au ser- A'ice de l'Eglise triflu vienne. D'abord, le 18, à St -Thomas de Pierreville, ce fut M. Thomas Maure ault qui fut ordonné prêtre chez sou oncle et son bienfaiteur, Messire .T. Maureault Ptre, curé de cette paroisse.

Puis le 25, au Séminaire de Nicolet, ce furent ]N[M. J-Btc Marcotte, Ls Richard, Ths Qainu, Aimé Masson, Norbert Ouellet, et Ag. Moreau.

Enfin, le 1er octobre, dans l'église de St-Célestiu, chez son protecteur et ami, M. l'abbé C. Marquis, ce fut M. Robert Walsh qui vint clore cette magnifique série d'ordinations au sacerdoce.

Parmi ces nouveaux prêtres, le Collège des Trois-lvivières

(a) Plus tard, M. Fréchette se rendit aux Iles de la Madeleine pour demander à l'air vivifiant de la mer im remède à répuisemcnt de ses forces. Ce fut peine perdue, plus que cela, le climat étrantrcr lui fut fatal et quelques semaines après être arrivé aux Iles il descendit dans la tombe, le .3 oct. 1807. Le Journal des Trois-llivières du 29 octobre ISfiT, en d(mnant ki notice biographique, l'apprécia comme suit : '• Dans tous les collèges où M. Frécliette a enseigné et notiimmcnt an.x Trois-Rivières, il était considéré par ses supérieurs comme un professeur distingué. Il avait une aptitude spéciale pour faire progresser ses élèves et il excellait à leur inspirer l'amour tle l'étude.... M. Frécliette était doué de précieuses et aimables qualités. Il était d'ime piété exemplaire. Sa bonté lui gagnait tous les cauirs. Son caractère quoique positil et sérieux était cependant affable. Les élèves se montrèrent toujours pleins destime et d'affection jiour lui. Sa mort prématurée sera vivement regrettée par tous ceux qui le connurent. '

ï'Omptait trois de ses professeurs. L'un d'eux, M. .T. Bte Marcotte, lui avait douué quatre années de services, et il s'était signalé par sa vigilante attention à aider le directeur dans la chari>-e importaatM d^ régent, et par son habilité à conduire les élèves ; un autre, M. Ths Quinu l'avait servi pendant trois ans, en dirigeant successivement les classes d'Eléments, de Syntaxe et de Versilication ; le troisième commençait sa cinquième année de professorat, sans se demander si cela finirait jamais. Cependant, quelque grand que fût le dévouement de ce dernier au Collège des Trois-Rivières, ce fut un dur sacrifice pour lui, que d'avoir à se séparer de ces deux confrères et amis, ouvriers comme lui de la première heure, derniers compagnons des travaux et des loisirs, des peines et des consolations des anciens jours, et qui s'en allaient servir l'Eglise dans l'exercice du saint ministère, le premier comme vicaire à St-Maurice, le second comme vicaire à St-Thomas de Pierreville.

Au lendemain de la grande ordination du 25 septembre, les élèves trifluviens voulurent partager, dans la joie d'un grand congé, le bonheur qu'avaient goûté leurs trois professeurs en montant pour la première fois au saint autel. Il faut croire que leur requête était gravement motivée, puisque Monsieur le directeur se rendit assez aisément à leurs désirs.

A la St-Michel de cette même année, Mgr Cooke appela à la cure des Trois-Rivières, en remplacement de feu M. Toupin, Monsieur l'abbé C. F. Baillargeon, alors curé de St- Crermain de G-rantham. Ce bon curé, comme tous ses confrères, s'était montré hostile à la fondation du Collège des Trois-Rivières. Il était en conséquence fort indift'érent à ses succès ou à ses revers ; et, en arrivant dans sa nouvelle cure, il prit l'attitude de la plus stricte neutralité, pour ne pas blesser le sentiment public de ses paroissiens et pour ménager ses affections personnelle's Mais il ne put résister bien longtemps à l'évidence de l'utilité et de l'opportunité du Collège des Trois-Rivières, et nous verrons plus tard comment il est devenu le plus dévoué et le plus entreprenant de se.s amis.

Les élèves eurent les exercices de leur retraite annuelle pendant la seconde semaine d'octobre. Ce fut le Rev. P. Point, de la Compagnie de Jésus, qui en fut le directeur et le prédicateur. Au jour de la clôture qui eut lieu, le dimanche, l(3e jour d'octobre, Mgr Cooke conféra la tonsure cléricale à MM. Alexis Delphos, Pierre Champagne et Philémon Brassard, et les ordres mineurs à MM. Louis Côté et Chs L?mire,*tous professeurs du Collège.

Le 18 octobre, fête de S. Luc, jour anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Cooke, fut un jour de fête extraordinaire à raison de la double circonstance de cet heureux anniversaire et de ses noces d'or comme prêtre que Mgr Cooke célébrait en même temps. A l'évê^hé et au Collège, on remarquait un mouvement inaccoutumé et une atiiuence extraordinaire du clergé diocésain et étrangvn*. Non seulement les amis les plus intimes et les plus dévoués de l'évêque étaient accourus auprès de sa personne pour le féliciter et lui offrir leurs hommages, mais presque tous ses collègues de la Province ecclésiastique de Québec étaient aussi présents à cette fête.

La messe pontificale solennelle lut chantée par Mgr Cooke lui-même, et dans le chœur de la cathédrale on remarquait nos Seigneurs les évêques Baillargeon. Bourget, Larocque, Gruigues, Linch, Horan et Pareil, k^s représentants des diocèses de Québec, Montréal, St-Hyacinthe, Ottawa, Toronto. Kingston et Hamilton ; les supérieurs des principales maisons d'éducation du pays, notamment du Séminaire de Québec, de Montréal, de St-Hyaciuthe, de Nicolet, des Jésuites etc., et presque tous les curés du diocèse des Trois-Rivières.

Le chœur des élèves, aidé de plusieurs des plus belles voix parmi les prêtres présents, chanta la messi» royale et à l'offertoire le magnifique morceau, Cd'li ennrranf i^lorùirn Dei.

Le banquet qui suivit la messe fut donné dans la grande salle de l'école des Frères et fut servi par les Dames de la ville.

Dès la veille au soir, les élèves du Collège avaient présenté leurs hommages à Monseigneur dans une adresse remplie des sentiments de la plus filiale afFjction, mais avec une réserve pleine de délicatesse, ils évitaient avec un soin extrême tout ce qui pouvait éveiller les moindres susceptibilités. Mgr Cooke sut également répondre avec un tact infiniment délicat et aucun des prêtres présents, fut-il l'ennemi le plus déidaré du Collège, ne put trouver rien à redire. Pour la même raison, on croit que Mgr Cooke pria ses collègues de s'abstenir d'aller au Collège, eu cette occasion, aRu de ne pas jeter d'ombre sur la fête, en coutristant par C3tte démarche les nombreux amis de Nicolet qui se trouvaient présents.

Quoiqu'il en soit, Mgr Linch, évêque de Toronto, vint dans l'après-midi faire une très gracieuse et très honorable visite à notre communauté, et, dans une allocution pleine de finesse et de bons mots, il sut amuser fort nos élèves. Avant de partir il voulut bien accorder un grand congé, en commémoraison de sa visite.

Le fait qui produisit la plus forte sensation au sein de la communauté triiluvienne, après les noces d'or de Mgr Cooke, fut le départ de Mr Héroux pour l'Europe. Depuis longtemps, <-e Monsieur visait l'occasion favorable pour réaliser ce rêve de sa vie. Un beau jour, apprenant que Mr Taschereau, Recteur de l'Université-Laval, partait pour Rome, Mr Héroux s'offrit immédiatement pour l'accompagner et il fut agréé avec plaisir, car Mr le Recteur ne demandait pas mieux que d'avoir un compagnon de voyage. En conséquence, avant que la nouvelle eut encore transpiré au dehors, un matin, le 19 novembre, on apprit que Mr Héroux se mettait en route pour le grand voyage d'outremer et qu'il allait se rendre jusqu'à Rome !

Après avoir réglé les affaires les plus urgentes de la procure du Collège, celles surtout qui pouvaient plus tard donner lieu à quelques difficultés, (et il est à noter ici que, par une inspiration spéciale de la Providence, Mr lïéroux voulut en particulier régler avant son départ le compte de Mr Turcotte.)

après avoir confié ses livres de comptes à Mr Ricliard, Mr Héroïix s'embarquait, pleiu de coufiance et de joie, pour aller visiter le pays des antiques merveilles et des grands monuments de l'histoire. Pendant quelques mois, la communauté va voyager en quelque sorte avec Mr Héroux, par la communication que Mr le directeur voudra bien lui faire des lettres de son confrère et ami. Elle traversera l'Atlantique pour aborder à Liverpool, visiter Londres, Paris, Lyon, Marseille. Kome, Naples, Lorette, Venise, Grènes, Toulouse, Lourdes etc., etc.

Arrivé à Rome le 14 décembre, Mr Héroux eut une audience privée auprès de l'Immortel Pie IX, le 3 janvier suivant, et il en obtint des faveurs extraordinaires pour lui, pour ses confrères du Collège des Trois-Rivières, et pour toute la communauté. Ainsi, les indulgences plénières dont bénéficieront perpétuellement tous les membres du Collège de» Trois-Rivières, directeurs, professeurs, élèves et serviteurs, et qui ont été fixées par Mgr Cooke, l'une à l'Immaculée Conception de la B. V. M. et l'autre au Patronage de S. Joseph, sont une des faveurs que Sa Sainteté a si bénignement accordées à Mr Héroux.

Comme si on eut eu un pressentiment du deuil qui allait bientôt se répandre sur la communauté, la fête de Mgr Cooke fut anticipée de toute une semaine et fut chômée le 14 décembre, par une petite fête intime donnée au Collège sur les cinq heures du soir. C'était le jour même où Mr Héroux arrivait à Rome,

IV — Mort de l'Hon. J. E. Turcotte.

Le 20 décembre suivant, la mort moissonnait un citoyen à la fortune duquel s'étaient trouvées intimement liées l'origine et l'existence du Collège : L'HonoTable Joseph IMouard Turcotte succombait prématurément à une maladie grave, causée par ses nombreuses et très importantes occupations. Il n'eut pas, avant de mourir, la satisfaction de voir le Collège-

qui avait été eu quelque sorte sou œuvre propre, daus uu état bieu rassurant de prospérité et de stabilité. Au contraire, les fiuaucesde l'institutiou se trouvaient gravemeut compromises et son crédit presqu'eutièroment ruiné. Et la maison ellemême ne possédait pas même un coin de terrd où elle put placer un souvenir qui rappelât sou fondateur.

Cette mort fut un grand deuil pour toute la communauté et en particulier pour les membres de la corporation dont il avait toujours été le président dévoué et actif. Ses funérailles eurent lieu le vendredi, 23 décembre, et elles furent faites avec toute la pompe et toute la solennité dues à la mémoire de ce grand citoyen qui emportait dans la tombe les regrets de tous ses compatriotes et les bénédictions des élèves tri flu viens.

La vi'^ de M. Turcotte est aujourd'hui du domaine de rhistoir(\ Elle sera sans doute jugée diversement, selon les points de vue divers sous lesquels le personnage sera considéré ; car sa vie politique ne fut pas sans fautes. Mais tous admettront qu'il a beaucoup aimé la ville des Trois-Rivières et qu'il a travaillé activement et efficacement à ses progrès et à son embellissement. Quant au Collège, il ne s'élèvera jamais le moindre doute sur la part importante que M. Turcotte a prise à sa fondation et sur l'intérêt qu'il lui a toujours porté. Sans doute que, si sa fortune eut été en harmonie avec les sentiments de son grand cœur, il n'aurait pas manqué de lui faire une magnifique fondation. Mais la vérité est que les sacrifices pécuniaires qu'il a faits pour l'institution ne sont pas aussi considérables qu'on pourrait raisonnablement le supposer. D'après les comptes du procureur, ses avances à la maison, en don pur et simple, ne dépasseraient pas la somme de cinq cents piastres. Car il ne faut pas oublier que le Collège lui remit eu pension ou eu instruction à ses deux fils, à ses deux neveux et à d'autres élèves qu'il protégeait, la plus grande partie des déboursés qu'il avait faits pour l'achat des livres de la bibliothèque et pour les frais d'installation, lors de l'ouverture de la maison. Tout de même, les secours moraux qu'il lui a rendus, sont trop grands pour

qu'où puisse aisémeut les apprécier, et ils lui vauctrout toujours la gloire de partag-er arec Mgr Cooke le titre de " fondateur DU COLLÈGE."

Yoici du reste la recomiaissauce officielle par les autorités collégiales des services reudus à Tiustitutiou par l'Hou. J. E. Turcotte :

Extrait du registre des délibérations de la corporation, page deux :

" La justice et la reconuaissance nous font un devoir de " noter ici que la plus grande part de mérite dans l'établis- "'' sèment du Collège des Trois-Rivières, revient d.^ droit à l'ho- "' norable Monsieur Turcotte.

'" C'est par ses talents, son activité et sa grande influence " eu Chambre qu'il a pu ohtemx Y itu-urporalion du Collège et un " octroi suffisant pour rencontrer les dépenses des preanières an- " nées. Il ne s'est pas contenté de cet appui moral qui lui a coû-' " té beaucoup de labeurs et de fatigues ; il a de plus contribué de " ses deniers au soutien de l'établissement, soit en protégeant " des élèves pauvres, soit en avançant de l'argent pour payer " les libraires, soit en faisant même des dons pécuniaires."'

Plus loin, piige onze, en notant sa mort, on dit : '• Au " mois de décembre, la corporation eut à déplorer la mort de *" son président l'Hon. M. Turcotte qui, par sou influence et " ses libéralités, avait tant contribué aux rapides succès de ''' l'institution."

Vers cette époque, ou peu avant la mort de M. Turcotte, quelques membres de la corporation, alarmés de la tournure mauvaise que prenaient les finances du Collège, et effrayés peut-être de la responsabilité plus directe qui allait peser sur leurs épaules par suite de la mort du président, donnèrent leur démission. De ce nombre furent Monsieur le juge Polette et M. E. M. Hart. En même temps, M. Napoléon Bureau donna sa résignation comme secrétaire-trésorier, ce qui donna lieu » l'entrée de M. Héroux dans la corporation et à sa nomination <i'omme secrétaire-trésorier.

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