AVRE DE MONTREAL EN
Les Rues de Montréal
Éclairage des Rues,
Règlements Municipaux.
Les Quais.
du collège de Montréal. Ce plan n'eût pas de succès, et la compagnie vendit sa charte à une autre société organisée par M. Porteous, en 1816. compagnie remplaça les tuyaux en bois par des tuyaux en fer, et alla puiser Elle établit sur la côte de la place Dalhousie un réservoir en plomb capable de contenir deux cent quarante mille gallons, et situé à quatre-vingt-dix-sept pieds au-dessus du fleuve. Ce
La nouvelle
l'eau dans le fleuve, vis-à-vis les vieilles casernes,
nouvel aqueduc commença à fonctionner en 1818,
En 1830, cette compagnie vendit l'aqueduc pour 415,000, à M. J. Hayes, qui forma une autre compagnie. Celle-ci remplaça les petits tuyaux de distribution par des maîtres-tuyaux de dix pouces et renouvela les pompes à vapeur.
En 1813, à la suite d'une agitation vigoureuse de la part des citoyens on
commença à éclairer les rues Saint-Paul et Notre Dame au moyen de lampes à l'huile de poisson, et afin de faire le service de ces lampes et de mieux préserver la paix on créa un corps de police, qui se composa d'abord de vingt-quatre hommes.
ES règlements municipaux étaient alors faits par les magistrats, ou juges de paix. Ils furent réunis en code en 1810, et confirmés par les juges du banc du roi. A part les règlements concernant les bonnes mœurs,
l'hygiène et la propreté de la ville, il y en avait aussi plusieurs qui se rapportaient au commerce.
la viande, le sucre d'érable, le tabac, les étoffes, etc., apportés par les cultivateurs, doivent être vendus à certains endroits et nulle part ailleurs, sous peine de cinq chelins par contravention, ‘‘pourvu que ceci ne soit pas interprété de manière à empêcher qu'on ne porte pour vendre par les rues des fruits et productions de jardin.” L'abattage des animaux dans les marchés est interdit. ‘ Cette partie de la grève qui s'étend depuis la limite nord-est du port de Montréal jusque vis-à-vis la rue Saint-Victor, près de l'église Bonsecours, est déclarée le port des bois de construction et bois de chauffage, à l'exception de cent pieds réservés, à la porte du nouveau marché, pour les bateaux, chaloupes,
Ainsi il est décrété que les cuirs, les souilliers, le poisson,
berges et canots qui seront arrivés avec des provisions pour le marche.”
A cette époque, il n'y avait pas de quais à Montréal, excepté les deux qui se trouvaient au pied de la rue Saint-Sulpice. Les charretiers qui se chargeaient de b° s de chauffage, reculaient leurs voitures dans l'eau jusqu'aux radeaux qui étaient amarrés à quelques verges de la grève. Le bois de chauffage arrivait de Beauharnois, de Chateauguay et autres endroits sur des radeaux de pin et de Un dessous de ‘‘ cage” contenant sept ou huit cordes de bois, se ven- En 1811 une ordonnance obligeait ceux qui déchar-
pruche.
dait $4, $3 et So.
geaient leur marchandises au port d'employer le premier charretier qui se présentait. Ce fut en 1813 que les magistrats qui composaient l'édilité de Montréal passèrent un règlement obligeant Îles charretiers et les cochers d'attacher en hiver des cloches ou des grelots à leurs chevaux.
Le commerce de détail se faisait en grande partie à l'encan, les jours de marché. Tout cultivateur pouvait à son gré se charger de marchandises et ouvrir un compte chez l'encantenr. Aussi voyons-nous, par le code de 1810,
que :--
“Les !
peu d'emba incommode année, et ( fait, des p conséquenc rées quelco pour d'autr ment pour
À cetti
‘Les encore d’'ar ami lui pa demandée était géné toute tent:
de ces heu tugal, pias entraient jc ensemble anglais em et les gard tout le moi Anglais, a!
venaient a:
cinq par ce et à Jacqu
‘6 L’ar soupçonna ses proprié
La plu l'été de 18 et à $750,0c trésorier N
Penda n'eut pas « autorités i pour lesqu
Le pr octobre 18
‘Le à À. B. où ciation et :
On at la défiance villes, la b fut fondée
e vendit jouvelle a puiser te de la uarante ve. Ce
Hayes, e distrivapeur.
yens on ampes à réserver t-quatre
juges de juges du mœurs, rapporpoisson, cultivapeine de prèté de s et prointerdit.
de Mon- )urs, est ption de aloupes, , ix qui se rgeaient eaux qui arrivait pin et de , $e vendécharr qui se dilité de
cochers
jours de ndises et de 1810,
‘ Les magistrats ayant remarqué que la pratique qui s'est introduite depuis peu d'embarasser les rues de différents articles devant être vendus à l'encan, incommode beaucoup le public, et voyant que cette pratique augmente chaque année, et qu'il pourrait arriver de sérieux accidents en pendant, comme on le fait, des pavillions au-dessus des rues, pour désigner un encan, défendent en conséquence strictement de placer aucuns effets, marchandises, articles ou denrées quelconques sur aucune place, rue ou ruelle, pour les vendre à l’encan ou pour d'autres fins, excepté pendant autant de temps qu’il en faudra raisonnablement pour les entrer dans une maison, cave ou magasin ou pour les en sortir.”
A cette époque, il n'existait pas encore de banque à Montréal.
‘Les Canadiens de 1808,” dit M. Benjamin Sulte, ‘‘ne prêtaient pas encore d'argent à intérêt. Si l'un d'eux avait besoin d'aide, son parent ou son ami lui passait, de la main à la main, sans contrat et sans témoin, la somme demandée et tout était dit ; le remboursement se faisait de même ; la femme était généralement dans le secret de la transaction. Le clergé réprouvait toute tentative d'usure, ce qui était bien d'accord avec les mœurs patriarcales de ces heureuses gens. Guinées, louis d’or, pistoles, doublons, jaunes de Portugal, piastres espagnoles, aigles américains, couronnes anglaises, pistarines, entraient journellement dans le traditionnel bas de laine, pour en sortir tous ensemble et payer l'achat d'une nouvelle terre. On voyuit des marchands anglais emprunter sur hypothèque de fortes sommes pour activer leur commerce et les garder longtemps sans payer d'intérêt ; un petit présent à la fin contentait tout le monde, Le commerce était presque uniquement entre les mains des Anglais, ayant peu de capitaux mais un grand crédit. £.es banqueroutes survenaient assez souvent parmi eux. Lambert affirme aue (1760 à 1808), à peine cinq par cent de ces trafiquants ont payé leurs dettes — le reste était dû à Pierre et à Jacques.
‘ L'arrestation pour dette, dont on a tant parlé, n'avait lieu que si l’on soupçonnait le débiteur de vouloir laisser la province ou de se désaisir de ses propriétés.”
La plus ancienne de nos banques, la Banque de Montréal, fut fondée dans l'été de 1817, avec un capital de $330,000, lequel fut porté en 1819 à $650,000, et à $750,000 en 1820. Le premier président fut M. John Gray, et le premier trésorier M. Robert Griffin.
Pendant les premières années de son existence, cette institution financière n'eut pas de charte. Une charte ne pouvait être donnée qu'avec la sanction des autorités impériales. Le grand problème à résoudre était l'émission de billets pour lesquels chaque actionnaire ne fût pas individuellement responsable,
Le premier billet de la Banque de Montréal fut mis en circulation le rer octobre 1817. Il était rédigé dans la formule suivante :
‘ Le président et les directeurs de la Banque de Montréal promettent payer à A. B. ou au porteur la somme de £#...... sur les fonds solidaires de l’association et nul autre.”
On abandonna cette formule lorsque las banque obtint sa charte. Malgré la défiance des habitants des campagnes et d’une bonne partie des habitants des villes, la banque eut du succès et bientôt des rivales. La Banque du Canada fut fondée en 1818. Il existait aussi en 1819 une banque d'épargne, dite la
les Hncins,
Premières Banques