Par l'établissement d'un système effectif de phares
5. En mettant nos marchands, nos meuniers, nos marchands de bois et nos manufacturiers en relations directes avec ceux qui sont à la tête des affaires dans les Antilles et dans la Guyane anglaise.
Au moyen des paquebots rapides, le Canada pourrait recevoir directement tous les fruits des Indes Occidentales en parfaite condition et à des prix accessibles à la masse de la population. Il y a aux Antilles des hommes influents disposés à faire leur part pour favoriser une semblable ligne de paquebots. Sommes-nous disposés à faire notre part ?
L'augmentation tant désirée de ce commerce ne peut s'effectuer qu'en autant que nos hommes d’affaires se mettront en relation directe avec ceux des pays mentionnés.
Il faut visiter ces marchés, se rendre compte de leurs besoins et leur faire connaître le Canada.
Sans doute, nous ne pouvons pas prétendre consommer autant de sucres et autres produits que les Etat-Unis, mais nous pouvons nous procurer directement ce qu'il nous faut de ces produits et augmenter de la sorte la valeur de notre commerce extérieur. Et pour arriver à ce résultat si désirable, il faut se mettre à l'œuvre sans retard et faire disparaître tous les inconvénients qui, sous une forme ou sous une autre, nous empêchent de profiter des avantages que nous offre le commerce des Indes Occidentales.
Le Conseil de cette Chambre, après avoir pris en eonsidératiom cette importante question, à sa séance du deux février 1880, adopta la résolution suivante :
‘* Considérant que le gouvernement du Canada a déjà pris l'initiative de l'établissement de relations postales et commerciales directes entre le Canada et les colonies anglaises des Antilles ;
‘* Considérant qu'il est important de donner suite à ce projet de relations directes avec les Antilles, et qu'un long retard serait préjudiciable aux intérêts commerciaux du Canada :
Résolu : Que cette chambre prie le exécution pendant la présente session du parlement, son projet de renouer ses
gouvernement du Canada de mettre à
relations directes avec les Antilles, afimque le commerce canadien soit en mesure de bénéficier de ces relations dès la présente année.
À la séance du 2 février (1889), la résolution suivante a été adoptée :
‘Considérant que l'exportation des beurres canadiens en Europe a diminué dans une proportion considérable depuis quelques années ;
Considérant qu'il est utile que des mesures soient prises pour donner à la fabrication des l'iurres, spécialement dans la province de Québec, l'importance qu'elle doit avoir ;
Considérant qu'il est utile de rechercher si l'exportation des beurres canadiens au Japon et en Chine serait possible en vue de compenser la diminution de l'exportation en Europe ;
Résolu: Que ie secrétaire reçoive instruction de rechercher les renseigne-
Commerce avec les Indes Occidentales,
Exportation du Beurre,
Lettres de Ville.
2s0ième Anniversaire de la fondation de Moutréal,
Officiers pour 1559,
Fraveys 4
l'Autné
ments utiles sur l'état présent de la fabrication des beurres dans notre province, comparée avec la fabrication des fromages, et fasse rapport de $es recherches à ce Conseil aussitôt que possible.”
À la séance du 2 mars, la résolution suivante fut adoptée unanimement :
Résolu: Que ce Conseil, ne saurait approuver l'augmentation du prix de l’affranchissement des lettres de ville de un centin à deux centins, non plus que des lettres chargées de deux centins à dix centins, telle que proposée au parlement fédéral, et prie l'honorable Ministre des Postes de vouloir bien renoncer à ces augmentations de frais de port dans l'intérèt du commerce de notre ville."
Les esprits sont émus à la perspective de cet événement solennel. Afin d'en conserver un souvenir durable, le projet fut émis de tenir, à Montréal, en cette circonstance mémorable une exposition universelle, projet que le Conseil approuva dans la résolution suivante qu'il a adoptée à la séance du 2 mars 1889 :
Considsrant que le premier ministre de Québec a déclaré officiellement devant la législature qu'il espérait voir une exposition universelle dans la ville de Montréal en 1892, à l'occasion du 25oième anniversaire de sa fondation par monsieur de Maisonneuve ;
Résolu : Que ce Conseil félfeite le gouvernement de Québec, d'avoir pris cette initiative, et prie l'honorable Premier Ministre de vouloir bien nommer sans retard une commission d'études, chargée d'assurer le succès de cette grande entreprise.”
Les élections de 1880 donnèrent le résultat suivant : Président, J. M. Du-
fresne ; vice-président, J. X. Perrexult ; secréfæire, S. Coté.
Wembres du conseil. MM #}, C. Brosgeau, L. E. Morin, jr., R. Thibaudeau, L. Beaubien, F. D, Sallow, Ÿ, Gæœuthwr, J. R. Savignac, Gus. Piché, A. S. Hamelin, 4 \, Vallée, D. Pariæau, P. E, Lamalice, L. I. Boivin, H. Parent, H, Lage te, U. Garand Porraar, J. Contant, À. Girard, C. L. Bossé, J. M. Féxier, À. Racine, &, W. #äfent.
lrbifres du tribunal dé L'ommercé. -MM, A. Leclaire, À. H. Desjar di | Tourville, C. Lacailie, J. Barsalou, J. H. C. Cadieux, P, P. Martin, L. W. Telmosse.
farines et grains, —MM. Ls. Tourville, F. X. Saint-Char-
DeMartigny, E. À, a À Gravel, S. Prevost Weurs di
(xénéreux, #4
ÆExamr P, Daigle, Hurtubise, Aug. Girard, MM. #. Richard, ].
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Bœuf et lurd B. Bourassa,
Beurre et fromage. —-MM. }. M. Dufresne, Thos. Gauthier, Ls. Beaubien, H. Laporte, C. Fanglois, issons el huiles. — MM, 1, E. Morin, L. W. Falmosse, D, C. Brosseau,
N. Quintai, A, Isson,
Potasses. -MM. J. Barsalou, J. Contant, T. Chüiwé, C. D. Morin, A. Robert. Penrx él étrs, MM. S. Délerme, !. ML Galarneau, [ Richard, J. L. Pelleiér, 4. Chévatter, }. Z. Désormeau.
Le nouveau conseil commença ses tras aux par une résélution qui réaffirmait
en substances celle de 1888 au sujet des améliorations du hâvre. Il conseïlla au
conseil de vill: d'adopter le système des tunnels, aimsi que la chose a été faite depuis, protesta contre l'emmagasinage des peaux crues dans la ville pour y être
inspectées, la province maritimes € canaux le €
Des ré licence des tion de la C droits d'esc du Canada.
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à plusieurs effort en co bert et Lé wouvernem
composée d de lettres d'en tion l'Eglis chiffresent quels il pas:
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Des co en douanes M. ].
où il eut l'h M. P., dont du Canada, Une di des relation A la sé donna comi qui jusqu'à La lect plusieurs di 5 juin.
A cette ses remarq
rovince, inspectées, et continua à s'occuper d'encourager l'éduc:tion commerciale dans toreusde
erches à la province. Il protesta contre l'imposition de droits de douanes sur les frets maritimes et contre toute législation tendant à rendre absolue la fermeture des
ent : canaux le dimanche.
prix de Des résolutions furent aussi adoptées pour demander l'augmentation de la
plus que licence des colporteurs, la mise des fils télégraphiques sous terre, la représenta-
Lu parle- tion de la Chambre dans le conseil des arts et manufacture, et la suppression des
joncer à droits d'escompte sur les billets de banque circulant entre les diverses provinces
ville." du Canada.
Afin d'en La Chambre s'était occupée de la question du chemin de fer de la Rive Sud te Charinne
n cette à plusieurs reprises sans grand succès, quand il fut décidé de faire un suprême ni
seil ap- effort en convoquant une assemblée des comtés de la Rive Sud entre Saint-Lam-
1889 : bert et Lévis, à Nicolet, pour adopter des résolutions qui seraient soumises au
nent de- gouvernement. Cette assemblée eut lieu à Nicolet le 26 octobre. Elle était
ville de composée de tout ce qu'il y avait de plus marquant dans les comtés intéressés et
ion par de hauts dignitaires de l'Eglise, n'ayant pu s'y rendre, avaient adressé des lettres d'encouragement et d'approbation qui faisaient voir que sur cette ques-
voir pris tion l'Eglise et l'Etat ne faisaient qu'un. À cette assemblée M. Parizeau prouva
ner sans chiffres en mains de quelle importance le chemin serait pour les comtés par les-
grande quels il passerait, et depuis cette époque il n'a cessé de s'occuper de cette ques-
tion. Un mémoire adopté à cette assemblée fut adressé 1 son excellence le très honorable lord Stanley, gouverneur général du Canada dans le temps, et dans lequel les avantages du chemin lui étaient présentés.
M. Du- Les changements ins le gouvernement, qui eurent lieu, furent la cause du peu de progres qui se ii: dans le règlement de la question, mais en 1893 la légis- Thibau- lature a accordé une charte qui met à néant toutes les difficultés qui surgissaient Piché, à chaque instant, du moment qu'il s'agissait de faire faire un pas à l’entreprise. vin, H. Un comité spécial fut nommé pour représenter au gouvernement l’impor- haéaitions . Bossé, tance des expositions annuelles à Montréal : et dans une entrevue avec l'hono- Annuelles rable M. Mercier, ce comité obtint la promesse d'une subvention considérable artigny, pour aider à l’entreprise.
üs 00: Des comités spéciaux furent nommés pour étudier la question des surcharges en douanes et celle du travail dans les prisons. t-Char- M. J. X. Perreault fut nommé délégué de laChambre à l'exposition de Paris,
où il eut l'honneur d’être membre du jury, section de l'agriculture, M. Joncas, M. P., donna sous les auspices de la Chambre, une conférence sur les pêcheries
aubien, du Canada. | Une discussion des plus importantes eut lieu en deux occasions au sujet Relations avec
‘osseau, des relations avec notre ancienne mère-patrie. À la séance mensuelle du 4 mai, un membre de cette Chambre, M. Dénard,
Robert. donna communication d’un travail très élaboré sur ces relations et sur les causes
L. Pelle- qui jusqu'à ce jour les avaient gênées. La lecture de M. Dénard provoqua une discussion à laquelle prirent part
affirmait plusieurs des membres présents et qui fut ajournée à la riunion mensuelle du
seilla au 5 juin.
‘té faite À cette date, la discussion fut reprise par M. L. I. Boivin, Au cours de
ar y être ses remarques, M. Boivin fit preuve à la {Lis d’une grande connaissance du tem-
Relationsavec péramment commercial du Canada et de son économie, il exposa avec lucidité les raisons des difficultés que rencontrent ces relations, difficultés attribuables plutôt au système de transiger qu'au manque de bonne volonté des négociants des deux pays.
M. L. I. Boivin fut suivi par M. Jules Goudron qui fit valoir d'excellentes raisons à l'appui de la thèse étudiée.
A l'assembite mensuelle du 3 juillet, la discussion sur ce sujet intéressant fut continuée et un comité permanent d'études sur cette question fut nommé,
Gaiere paUE Les élections de 1890 donnèrent le résultat suivant : —Président, M. D. Parizeau ; président-honoraire, M. J. X. Perreault ; vice-président, M. L. [. Boivin.
Membres du conseil. —MM. D. C. Brosseau, L. E. Morin, jr., J. X. Perreault, Emile Lefort, F. D. Shallow, Thos. Gauthier, J. R. Savignac, Gust. Piché, Chs. Desmarteau, G. Boivin, J. M. Dufresne, J. B. A. Lanctot, H. Parent, H. Laporte, Ubald Garand, J. Perrault, J. Contant, C. L. Bossé, J. M. Fortier, E. M. Saint-Louis, C. E. Delorme, C. H. Catelli, G. W. Parent, S. Coté, secrétaire.
Arbitres du tribunal de Commerce.--MM. A. Leclaire, Jacques Grenier, E. A. Généreux, J. D. Rolland, Ls. Tourville, C. Lacaiile, J. Barsalou, L. E. Morin, H. C. Cadieux, P. P. Martin, L- W. Telmosse.
Examinateurs des farines et grains. —MM. Ls. Tourville, G. G. Gaucher, J.
TT P. Daigle, Hurtubise, Aug. Girard.
Bœuf et lard. MM. J. Richard, J. Bourassa.
Beurre et fromage. —MM. ]. M. Dufresne, Thos. Gauthier, J. X. Perreault, H. Laporte, C. Langlois.
Poissons et huiles. MM. L. E. Morin, Sr., L. W. Telmosse, D. C. Brosseau, N. Quintal, J. €. Marchand.
Potasses. MM. S. Barsalou, j. Contant, T. Chivé, C. D. Morin, A. Robert.
Peaux et cuirs.-MM. S. O. Delorme, Guillaume Boivin, J. Richard, J. L. Pelletier, L. Chevalier, J. Z. Disormeau.
Raonsnnne Au mois de mai de cette année la Chambre transporta son bureau dans rar 0 C r se ‘ : ! : 4 Life. l'édifice du’New York Life, après avoir voté des remerciements à MM. F. D.
Shallow & Cie, pour l'hospitalité généreuse qu'ils avaient donnée à la Chambre dans les bureaux du Honileur du Commerce. fut aussi créée une classe de membres à vie de la Chambre. Les deux premiers membres à vie furent sir Donald Smith et M. J. X. Perreault.
FAR Le conseil s'occupa de nouveau d:s améliorations du Hâvre et des expositions à Montréal, s'en tenant aux idies qu'il avait déja exprimées,
En février une délégation de la Chambre obtint des compagnies du Grand Tronc et du Pacifique que les colis examinés à la douane de Montréal seraient livrés sans frais additionnels par ces compagnies. Priée d'intervenir dans la question de la fermeture des magasins à bonne heure, la Chambre répondit qu'étant en principe en faveur du commerce libre, elle s'opposerait à toute restriction par l'action législative.
La question de navigation d'hiver entre Montréal et Québec fut mise à
l'étude sur un rapport de M. Charles Maine, ingénieur civil,
Ua.
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M. D, Pari- . [. Boivin.
J. X. Pernac, Gust.
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