MORUE
» Quoique la ville de Bordeaux ne fit pas directement la pèche de la morue , le commerce de ce poisson y était très-considérable. Tous les ans plusieurs bâtiments terre-neuviers venaient y faire leurs ventes. Partie de ces cargaisons se réexportait dans les colonies; mais la majeure pai^tie s'expédiait dans les départements voisins. La moindre portion restait pour la consommation de la ville et des environs. Ce commerce était infiniment précieux par la quantité de salaires qu'il procurait à la classe laborieuse du peuple.
» Bordeaux était un grand entrepôt, non-seulement de la morue , mais de tous les autres poissons salés , comme le hareng, la sardine, le maquereau.