EAUX-DE-VIE
4856 443,618 hecl. 45,559 hect.
L'importation d^s denrées coloniales les plus dignes d'attention s y trouve également représentée comme suit :
Cacao Kil.
Café..
Cocbenille
Gomme
Indigo
Poivre
Riz
Sucre colonies franc . . .
7(2. colonies étrang. .
Nous arrivons à la fin de notre tâche en ce qui concerne le commerce de Bordeaux proprement dit. Le monarque éclairé qui nous gouverne a tenu plus qu'il n'avait promis; le traité de commerce du 10 mars 1860 est le triomphe complet de la liberté commerciale sage, modérée, protégeant et développant tous les intérêts de la nation.
Au moment où nous traçons ces dernières lignes , un économiste impartial écrit :
ft Les adversaires les plus obstinés du traité de * commerce entre la France et l'Angleterre viennent
d'ôtre forcés, à la lecture du rapport annuel des commissaires des douanes britanniques, de reconuaitre les incontestables bienîaits résultants de celle grande mesure. Ce rapport ne contient que les chiffres de 1860, et la seule portion du nouveau larif français en vigueur à cette époque était celle qui Concerne les métaux, les minéraux, les machines el les manufactures de métaux. Les exportations anglaises en France se sont élevées de 49 p. 100 sur les totaux correspondants de 1859. En voici le détail : fer en gueuses, 4 p. 100; fer en barres, 6 p. 100; cuivre , 8 p. 100, et plomb, 35 p. 100. Dans les industries où Texécution a suivi de près le traité, les importations de France en Angleterre se sont élevées aux chiffres suivants : horlogerie, 24 p. 100: montres, 50 p. 400; gants de peau, 15 p. 100; soieries» 17 p. 100; châles, écharpes et fichus de laine, 300 p. 100.
» Ce n est que sur le vin que la taxe anglaise n'a pas été abaissée à son minimum en 1860; elle a été simplement ramenée de 5 schillings 6 deniers le gallon à 3 schellings; cependant, Teflet immédiat de cette réduction a -été considérable. En 1859, Timportation en vins de tous les pays dans la Grande*Breta- ' gne a été de 8,195,513 gallons; en 1860, elle a montée 12,483,362 gallons. Dans cette augmentation des quantités importées, le Portugal et TEspagne ont eu une large part aussi bien que la France; l'importation de ces deux pays a été presque doublée.
» Mais entre raccroissemeot des quantités de Porto et de Sherry introduites en Angleterre et celle des vins français, il existe une différence à signaler, c'est qu'en 1860, la consommation du vin de Sherry eq Angleterre ne s'est augmentée que de 3 p. 100, malgré les quantités considérables qui ont été apportées, et que celle du vin de Porto a descendu maintenant de 13 p. 100; la consommation des vins français, au contraire, s est accrue de 60 p. 100 en 1860. Dans la même période , on a remarqué également que la consommation des vins allemands importés en Angleterre par la voie hollandaise avait augmenté de 77 p. 100 ; mais l'ensemble du débit de ces vins est tout à fait insignifiant en comparaison de Tusage qui se fait des vins de France sur les tables anglaises.
» Le rapport met en lumière une autre face non moins intéressante du commerce des vins. Avant la réduction des droits perçus sur eux à leur entrée en Angleterre , la consommation des vins des colonies, principalement de celui du cap de Bonne-Espérance, s'était rapidement développée ; mais la diminution des taxes ayant permis aux consommateurs anglais de se procurer les meilleurs vins de France et d'Allemagne, l'usage des vins des colonies est considérablement tombé en 1860. »
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