Gènes, Livourne Civita Vecchia
3. Barcelone, Alicante, Carthagène, Cadix, Séville, Lisbonne.
4. Le coton servait à faire des mèches de chandelle, des bas et des tissus mélangés.
tanner), le soufre d'Italie, la soie du Levant, d'Italie, d'Espagne et de France *, le sucre de Hollande, Nantes et Bordeaux, le tabac de Lisbonne, du sel de Tarbes. les toiles de coton du Levant et de France ; à l'exportation, les amandes de Provence, les bonnets, les câpres, les draps de Marseille et du Languedoc, l'huile d'olive, la mercerie, les olives, les oranges et citrons, le papier, les peaux, le savon, etc.
Le Languedoc et Bordeaux. — Le Languedoc consommait ou expédiait dans d'autres provinces et à l'étranger le sel des marais salants de Mardirac et de Sijean, l'huile, les fruits secs, les fromages de Roquefort, les vins, les produits de ses manufactures de lainages (surtout pour le Levant), fabriqués avec les laines du pays et les laines importées à Marseille (londrins, demi-londrins, serges, etc.), les soieries fabriquées principalement à Montpellier, à Nîmes, à Toulouse, à Alais et dans les bourgs riverains du Rhône, le pastel et le safran récoltés dans le pays, le vert-de-gris de Montpelher. le cristal de tartre d'Aniane, les châtaignes du Vivarais, les dentelles du Velay, le fer et le charbon de terre, les chapeaux fabriqués dans la généralité de Montpellier.
D'après le mémoire de l'intendant de Basville ^, les principales marchandises qui sortaient de la province étaient les draperies (5.300.000 livres), les soieries (1 million 1/2 de livres), les taffetas et rubans (600.000 livres), les vins (830.000 livres) et eaux-de-vie (440.000 livres), les bestiaux (600.000 livres), les peaux d'agneau (400.000 livres). Celles qui y étaient importées étaient les toiles (1.480.000 livres) de Normandie, de Bretagne, d'Auvergne, de Suisse, les cotonnades des Indes (300.000 livres) malgré la prohibition, les bœufs et moutons d'Auvergne et du Limousin (1.340.000 livres), les poissons salés de Marseille et de Bordeaux (350.000 livres).
♦ Toulouse, grâce à son heureuse situation, était, dit Savary, « une des plus grandes villes du royaume et des plus riches par son trafic ». Elle fabriquait des couvertures de laine, des bas de laine, des chapeaux communs, des cuirs, des bergames (fil et laine) et autres petites étoffes.
Montpellier fabriquait et vendait aussi beaucoup de couvertures en France et à l'étranger, des étoffes mélangées, des cuirs, des liqueurs renommées.
Monlauban avait des foires très fréquentées et faisait surtout le commerce de vins et eaux-de-vie. Il se fabriquait dans la ville et aux environs des étoffes de laine (cadis, cordelats, serges, etc.), des chapeaux, des bas. Les expéditions se faisaient principalement par la Garonne sur Bordeaux.
1, Environ 13.000 balles de 250 livres.