Capital divisé en 1.200 actions de 3.000 florins
eut le privilège exclusif de la navigation et du commerce à Test du cap de Bonne-Espérance et à l'ouest du détroit de Magellan, le droit de fonder des colonies et de faire la guerre.
La plus grande partie des actions avait été souscrite par les villes et par les provinces. L'administration était confiée à des directeurs, au nombre de soixante, recrutés par l'élection au sein des intéressés. Les directeurs étaient répartis en quatre chambres particulières siégeant dans les principales places maritimes ; au-dessus des chambres particulières était la chambre de direction générale composée de dixsept directeurs, dont le siège était à Amsterdam et qui exerçait le pouvoir exécutif.
La Compagnie équipa des flottes qui furent plusieurs fois victorieusesdes Portugais et quisoutinrentunegrandelutte contre la Compagnie anglaise. Elle fonda des comptoirs à Amboine qu'elle avait enlevée aux Portugais, et dans d'autres îles, à Batavia (1611-1619) qui devint la capitale des Indes hollandaises; elle s'empara de Ceyian (1638), de Malacca sur les Portugais et étendit son commerce jusqu'au Japon (1611) et en Chine (1656).
Dès 1613 le capital de la Compagnie était presque triplé. Dans les bonnes années, suivies il est vrai souvent d'années mauvaises, la Compagnie donna à ses actionnaires jusqu'à 75 p. 100 de dividende *.Le taux moyen des dividendes a été de plus de 25 p. 100 jusqu'en 1661 A chaque renouvellement du privilège, les Etats généraux s'attribuèrent une part plus forte dans les bénéfices.
Il y avait en Hollande et en Angleterre d'autres Compagnies de commerce, mais qui avaient beaucoup moins de succès ^.
Création des deux compagnies françaises des Indes. — C'est la fortune des deux compagnies des Indes Orientales qui excita l'envie et l'émulation de Colbert.
Le pavillon français était encore presque inconnu dans les Indes orientales au milieu du xvn« siècle. Dans les Indes occidentales les premières compagnies avaient échoué ; celle des Iles avait vendu une à une presque toutes ses terres, soit à des Français, soit à des étrangers; elle laissait les Hollandais faire en contrebande le commerce. Celle des Cent associés qui avait le Canada pour domaine ne comptait plus que 36 membres ; elle dut se dissoudre en 1663 et céder au roi ses établissements.