‹ Histoire du commerce de la France (volume 2)Chapitre 115 sur 175 · CHAPITRE Vlll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vlll

Sommaire. — Les consuls (395). — La doctrine commerciale (396). — Commerce avec le Levant (397). — Relations de la France avec les Etats barbaresques (398). — Commerce avec les Etats barbaresques (398). — Commerce avec l'Italie (399). — Commerce avec l'Angleterre ; projet de traité et guerre de tarifs (399). — Le traité de commerce de 1713 (406). — Commerce avec la Hollande ; difficultés politiques et amoindrissement de ce commerce (409). — Commerce avec l'Allemagne et la Suisse (411). — Commerce avec l'Espagne et le Portugal (412). — Commerce avec les Villes hanséatiques et les pays du Nord (413).— Commerce du Sénégal ; les esclaves (415). — Commerce des Antilles (415). — Commerce dans les pays d'Orient (416). — Les premiers chiffres de la statistique commerciale (417).

Les consuls. — Soutenir le commerce des Français à l'étranger fut une constante préoccupation de Colbert. Au temps de Mazarin les ambassadeurs français à Gonstantinople n'avaient pas su se faire respecter ; les consuls, qui achetaient leur charge, s'en faisaient une rente sans s'astreindre à la résidence ^ ; leurs vice-consuls prélevaient des taxes indues sur les négociants français et faisaient le commerce pour leur compte personnel. Colbert s'eiTorça de réprimer ces abus.

Un arrêt du Conseil de septembre 1664 enjoignit aux consuls du Levant de remettre leurs titres entre les mains de Colbert, puis de se rendre dans les trois mois à leur poste pour exercer leur fonction en personne. Ils devaient fournir caution, appliquer tous leurs soins au rétablissement du commerce et à la protection des marchands ; il leur était interdit de faire aucun trafic et de recevoir des marchands aucune commission ; ils devaient se contenter de toucher les droits fixés par arrêts ou lettres patentes.

Colbert rédigeades instructions précises pour les agents françaisdans le Levant (16 mars 1669); il fît élever des jeunes gens dans le pays afin de les préparer à la carrière de consulat. Il ne réussit que bien imparfaitement dans cette réforme '^Seignelay (1685] et Pontchartrain (1691)

1. « I^e désordre qui s'est glissé dans les consulats étant presque universel... » écrit-il à l'intendant des galères (2 février 1666).

2. En 1075, le consulat français de Smyrne, le plus important du Levant, appartenait à deux citoyens de Marseille qui faisaient exercer les fonctions par un commis et percevaient les profits.

Page 1