‹ Histoire du commerce de la France (volume 2)Chapitre 148 sur 175 · Voir, pour le projet de Calonne, le chapitre VIII · texte numérisé non relu

Voir, pour le projet de Calonne, le chapitre VIII

2. Un état qui se trouve aux Archives nationales (F'*, 1835) et qui a pour titre /?e/<?vés particuliers des importations et des exportations entre t étranger et les ports francs de Saint-Jean-de-Luz, Lorient, Dunkerque et Marseille, porte :

Importations :

Marchandises 135.325.875 livres

Or et argent 6.425.395 —

Exportations :

Marchandises 37.789.615 —

Or et argent 3.237.470 —

Denrées des colonies françaises 30.5.37.000 —

Marchandises de rinde 3.030.901 —

3. Il y avait,en outre, 2.998 b&timenis jaugeant 165.426 tonneaux qui étaient entrés ou sortis sur lest.

LE COMMERCE EXTÉRIEUR ^21

1.191.000 tonneaux, prirent part au commerce. Le pavillon français figurait seulement pour un quart dans le total*. Les autres pavillons étaient ceux d'Angleterre, de Hollande, des Villes hanséatiques, d'Espagne. Le cabotage, qui occupait, en 1787, 22.523 bAtiments jaugeant 1.410.000 tonneaux, était réservé au pavillon français.

Par ces chiffres on peut voir combien était faible le tonnage moyen des bâtiments de mer : 72 tonneaux pour la navigation au long cours et 45 pour le cabotage ; il est vrai que ces totaux comprennent un très grand nombre de banques.

Commerce de la France par pays. — Les clients de la France étaient à peu près les mêmes qu'à la fin du règne de Louis XIV, mais l'ordre d'importance n'était plus le même. Les premiers rangs appartenaient à l'Italie, comprenant Gênes, Venise, bien déchue de son ancienne splendeur, Naples, la Sardaigne ; à l'Allemagne, dans laquelle étaient compris les domaines de l'empereur, ceux du roi de Prusse et la Pologne ; à l'Angleterre. Au second rang étaient les pays du Nord, c'est-àdire les Villes hanséatiques, l'Autriche, la Hollande, les Etats Scandinaves et la Russie ; la Suisse et le Portugal. Le commerce avec ces divers groupes avait beaucoup augmenté depuis 1716. Avec l'Espagne, le progrès du commerce était moindre, peut-être parce que le développement récent alors de l'industrie dans ce pays faisait obstacle à l'importation ; il était bien moindre avec la Hollande qui avait cessé d'être le grand entrepôt du commerce européen.

A cette liste, qui ne comprend que des Etats européens avec leurs colonies, il y a lieu d'ajouter l'Empire 'ottoman dont le commerce avec la France s'était en partie relevé malgré la concurrence anglaise ; les Etals-Unis, débouché nouveau, les colonies françaises d'Afrique et d'Amérique dont le commerce était devenu considérable et les Indes orientales dont les produits apportés dans les ports français étaient en partie réexportés. C'est pourquoi, dans le tableau du commerce général de la France, le sucre et le café figuraient en première ligne à l'exportation ; les vins, les toiles, les soieries ne venaient qu'en seconde ligne*. La suppression de la Compagnie des Indes ouvrit librement le champ au commerce colonial.

1. 3.933 bâtiments jaugeant 397.647 tonneaux. Les statistiques de celte matière donnent, comme pour le commerce, des chiffres qui diffèrent suivant les auteurs.

2. Dans le tableau du commerce en 1789 dressé sous l'Empire (Arch. Nal., F12, 643), on trouve à l'exportation 70 millions pour le sucre et 74 pour le café (exportés surtout pour la Hollande, l'Autriche, le Nord), 30 pour le vin et 19 pour l'eau-de-vie (exportés surtout pour les colonies et l'Angleterre), 28 pour les toiles (surtout pour les colonies), 20 pour la soierie (surtout pour l'Allemagne), 17 pour la draperie (surtout pour l'Empire ottoman).

A l'importation en 1789, les principaux articles ont été le sucre (108 millions) et le café (104 millions) des colonies, les céréales (54 millions, année de disette) venues

Voici la liste des principaux clients de la France :

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