Voir aussi l'ordonnance de Biois de
suivirent (octobre 1570 et 17 juin 1577*) qui ne firent qu'atténuer le mal. Le produit des péages de la Loire, vers la fin de la Ligue, était de 1.600.000 écus (poids en argent = 15.200.000 francs). Un bateau chargé de sel avait à payer de Nantes à Nevers le quadruple de sa valeur initiale.
Sur la Seine, le Rhône et la Saône, la Garonne et autres cours d'eau fréquentés la situation était à peu près la même. Sur plusieurs de ces cours d'eau il y avait des communautés de mariniers analogues à celle de la Loire. La Hanse parisienne subsistait.
Il y a à noter dans cette période les premiers projets de canaux à écluses. C'est, dit-on, le peintre Léonard de Vinci qui en apprit l'usage aux Français. Adam de Craponne, constructeur d'un canal d'irrigation en Provence, ingénieur du roi Henri II, paraît avoir imaginé de réunir l'eau de plusieurs ruisseaux pour alimenter les écluses au bief de partage ; il conçut le projet de réunir la Saône à la Loire par un canal ; les travaux furent même commencés (1558) ; la mort du roi les interrompit. Plus tard (1568), Craponne commença aussi l'étude d'un canal entre l'Aude et la Garonne ; le projet n'aboutit pas non plus. Mais la France eut ses premières écluses construites sur la Vilaine,de 1538 à 1575.
C'est à peu près à cette époque que fut imaginé le transport par trains jusqu'à Paris des bois flottés du Morvan et de l'Avallonnais.
1. Cette dernière ne mentionne que sept péages ; mais il en existait bien davantage.