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CHAPITRE PREMIER

LA POLITIQUE COMMERCIALE ET LE MERCANTILISME

SoMMAïUE. - Henri IV (233). — Richelieu (234). — Formation de la théorie mercantile (2.36). — Lalîemas (239) . — Montehrétien (239). — Vues commerciales de Richelieu (242).

Henri IV . — L'histoire économique du xvii* siècle peut se diviser eu deux périodes dont chacune comprend à peu près une moitié du siècle : la première, de 1595 à 1660, caractérisée par l'administration d'Henri IV et par celle de Richelieu, que séparent les troubles du gouvernement de Marie de Médicis et du duc de Luynes et que suit le ministère de Mazarin, troublé à l'intérieur par la Fronde. La seconde comprend le règne personnel de Louis XIV.

Henri IV a eu le mérite de mettre fin à la guerre civile par sa conversion et sa rentrée à Paris et à la guerre étrangère par la victoire de Fonlaine-F'rançaise et la paix de Vervins (1598) et d'apaiser les dissensions religieuses par l'édit de Nantes (1598). 11 donna Texemple de l'apaisement moral. « L'impression, écrivait-il au duc d'Epernon, que le roi craint le plus qui entre dans le cœur de ses sujets est qu'il se gouverne par autre chose que par la l'aison. » Et, sur quatre membres de son Conseil, il en choisit deux parmi les plus ardents ligueurs, le duc de Villeroy et le président Jeannin.

En même temps il veut être le maître. Franç^ois 1"' avait mis, comme on le disait, la royauté « hors de page ». Henri IV n'a pas eu une moins haute idée de sa mission souveraine et il a eu une autorité plus entière. Les légistes du xvi" siècle n'avaient cessé de chercher à fortifier cette autorité, malgré le relâchement du pouvoir pendant la Ligue. « Un roi, écrivait Henri IV à Jacques P'', n'est responsable qu'à Dieu seul et à sa conscience. »

Henri IV trouva le royaume dans un état misérable. « La longueur et la violence de ces derniers remuements de guerre, écrivait-il en 1595 aux échevins des bonnes villes, a tellement ruiné et désolé toutes les provinces de nostre royaume en général que, la plupart des terres demeurées désertes et incultes, il ne s'est recueilli, la présente année, de beaucoup près ce qui est nécessaire pour la nourriture du peuple. » A plusieurs reprises des soulèvements de paysans avaient eu lieu.

Lorsqu'il fui maître de Paris, il convoqua une assemblée de notables à Rouen (novembre 1596) qui ne lui apporta d'ailleurs qu'un très médiocre concours '.

Il trouva en Sully un précieux collaborateur. Les idées de Sully, quoique dift"érant parfois de la direction que le roi donnait à sa politique économique, ont beaucoup contribué au rétablissement de Tordre dans les finances. On connaît la définition qu'il a donnée des sources de la richesse de la France : « Le pâturage et le labourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, ses vraies mines et trésors du Pérou. »

Le brigandage des gens de guerre fut réprimé (ord. de 1597) ; le port d'armes à feu fut interdit sur les grandes routes (1598). Le dessèchement des marais de la Vendée fut confié à un brabançon (1597), puis au maître d'hôtel du roi (1607). Grâce à une autorité devenue forte, les campagnes recouvrèrent la sécurité. Olivier de Serres, gentilhomme campagnard du I^anguedoc, publia son Théâtre d'agriculture ou Mesnage des champs (1600) qui eut de nombreuses éditions et qui contribua à propager des cultures nouvelles. Il avait déjà (1597) publié, sur l'ordre du roi, La cueillette de la soye par la nourriture des vers qui la font ; ce îul le prélude des encouragements donnés à la plantation des mûriers et à l'élevage des vers ; les manufactures de soieries de Lyon commencèrent à se réorganiser.

Les corps de métier furent plus étroitement soumis à la discipline royale ; des manufactures commencèrent à se fonder.

En 1601 , Henri IV nomma une commission pour examiner les projets de réforme industrielle de Barthélémy Laffemas. Ce fut l'origine d'un conseil de commerce qui siégea pendant plusieurs années.

Richelieu. — Le désordre recommença avec le favoritisme et la faiblesse du gouvernement de Marie de Médecis et du duc de Luynes ; l'industrie et Je commerce souffrirent pendant une douzaine d'années. Richelieu ramena l'ordre. II fut, il est vrai, grand politique plus qu'administrateur appliqué au détail des affaires économiques. Sur l'autorité absolue du roi, il pensait comme Henri IV et il ajoutait que, lorsque le roi déléguait cette autorité à un ministre, il ne devait pas la partager entre plusieurs personnes : « Il n'y a rien de plus dangereux en un Etat que diverses autorités égales en l'administration des affaires, » A force d'énergie, il parvint à accomplir en dix-huit ans le triple dessein qu'il avait formé : réduire la noblesse à l'obéissance, abattre le parti protestant qui constituait un Etat dans l'Etat, combattre la puissance de la maison d'Autriche qui enserrait la France dans le cercle de ses domaines.

1 , L'impôt d'un sou par livre sur toutes les marchandises à l'entrée des villes bourgs et Toires établi sur le conseil de l'assemblée des notables rapporta peu et dut être supprime en 1602,

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Pour atteindre ce triple but, il fallait que la France fût forte. Richelieu savait combien les grands desseins sont vains quand on n'a pas la force pour les exécuter et il voulait, en conséquence, que la France fût forte. « La puissance en armes requiert non seulement que le Roi soit fort sur terre, mais qu'il soit puissant sur la mer. » Aussi fit-il de grands efforts pour créer une marine militaire.

En octobre 1606, après la suppression des charges de connétable et de grand amiral, Richelieu se fit donner le titre de grand maître, chef et surintendant général de la marine et de la navigation, considérant, dit le préambule, «... la prudhomie et affection singulière qu'il a au bien de notre service et capacité requise pour l'établissement et direction du commerce général que nous voulons établir en notre royaume... ». Ce titre lui donnait « le droit de traiter avec toutes personnes pour la formation de sociétés et compagnies de commerce, à condition toutefois que les traités seront ratifiés par le roi. Les voyages de long cours ne pourront être entrepris qu'avec congé du grand maître, sans quoi l'équipage sera considéré comme pirate. Le grand maître ordonnera aux vaisseaux de guerre de nettoyer la mer de pirates et corsaires. »

Ce ne fut pas un titre vain. Richelieu fil explorer le littoral de l'Océan et de la Méditerranée, commencer le travail d'une carte marine, établir des arsenaux ; il eut une forte flotte de galères sur la Méditerranée et sur l'Océan, jusqu'à 90 navires de guerre de 600 tonneaux.

Cette politique coûta cher et elle alourdit le fardeau des impôts ; mais elle donna plus de sécurité au pays et par là elle fut profitable à son développement économique. Dans les premières années de son administration, Richelieu réunit (1626),comme l'avait fait Henri IV, une assemblée des notables ; toutefois cette assemblée ayant eu la velléité de s'immiscer dans le détail de l'administration, il la congédia promptement, tout en s'inspirant dans la suite de ses délibérations '.

Mme de Motteville a été indulgente dans le jugement qu'elle a porté sur Richelieu : « Il se faisait adorer de toute la France et obéir de son roi même, faisant de son maître son esclave et de cet esclave un des plus grands monarques du monde. » En réalité, Louis XIII, qui avait le sentiment bien français, a su le maintenir aux affaires, mais il ne l'aimait pas et il ne l'a pas pleuré. La noblesse le détestait ; le parti protestant ne lui pardonnait pas de l'avoir abattu. Le peuple lui

1 . « L'Assemblée remercie Sa Majesté de l'intentioQ où elle est de vouloir rendre à ce royaume les trésors de la mer que la nature lui a si libéralement offerts et la supplie de continuer une entreprise si importante pour l'établissement d'une flotte de 43 vaisseaux de guerre ; ...d'obtenir aux négociants français et à leur commerce dans l'étranger les mêmes conditions dont les étrangers jouissent en France ; ou de traiter les étrangers dans ses Etats comme ses sujets le sont à l'étranger ; de prohiber l'entrée des manufactures étrangères... »

en voulait de la lourdeur des charges fiscales ; il l'a chansonné après sa mort :

t II est en plomb Téminent cardinal

f Qui de nos maux a ri plus de vingt ans. »

Formation de la théorie mercantile. — A toutes les époques la royauté était intervenue dans le commerce des céréales en vue d'assurer la subsistance du peuple. Elle avait réglementé la vente sur les marchés ; elle avait, dans les cas de disette, interdit l'exportation à l'étranger et même l'exportation d'une province à une autre. Henri IV, dès son avènement, agit autrement ; il accorda la libre circulation entre les provinces qui étaient soumises à son autorité.

Mais, comme le prix du blé avait été généralement très élevé depuis 1585 à cause des mauvaises saisons et de l'abandon de la culture et qu'en 1595 ce prix avait été celui d'une des grandes disettes de l'histoire de l'agriculture en France (47 fr. l'hectolitre d'après M. d'Avenel), l'exportation hors du royaume fut entièrement prohibée le 4 mars 1595, sous peine de confiscation de la marchandise et de punitions corporelles.

Dans le préambule de l'édit, le roi s'excuse de porter atteinte à la liberté du commerce : « Combien que l'expérience nous enseigne que la liberté du trafic que les peuples et subjects des royaumes font avec leurs voisins et estrangers est un des principaux moyens de les rendre aisez, riches et opulens, et qu'en cette considération nous veuiliions empescher que chacun face son profit de ce qu'il a par le moyen et bénéfice du commerce, néanlmoins.... considérons que si, « souz prétexte de la liberté du trafic, nous permettions les continuations des Iraictes et transports des bleds et autres grains et légumes aux pays estrangers, il seroit à craindre que, pensant à ayder à autruy, notre royaume n'en demeurast tellement dégarny que nos subjects, après avoir languy sous le faix de tant de sortes de misères et calamiteuses afflictions que les guerres civiles leur ont engendrées pendant une si longue suite d'années, ne vinssent à tomber en une extrême disette et famine insupportable. »

Pendant la période de calme qui suivit, les récoltes furent meilleures et le prix baissa beaucoup ; la libre circulation fut rétablie ('26 février 1601) et maintenue jusqu'à la fin du règne, malgré la prétenlion de certains magistrats provinciaux de Tentraver.

La noblesse, dans son cahier à l'assemblée des notables de 1626, se montra favorable à ce genre de liberté :

« Que le transport des grains d'une province en autres soit libre, permis et ordonné afin que la disette des unes soit secourue et soulagée par l'abondance des autres. »

Dans la première moitié du xvii* siècle, l'idée de protection de l'ii

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dustrie nationale au moyen des tarifs se précise et se fortifie. Etait-ce une idée nouvelle? Non. Nous l'avons vu apparaître sous Philippe le Bel et sous Louis XI et commencer à prendre corps pendant la Renaissance. Elle n'était pas plus nouvelle que l'intérêt personnel. Au Moyen Age la vie économique étant presque exclusivement municipale, c'était dans les statuts des corps de métier et dans les chartes communales que se manifestait l'esprit d'exclusivisme. La barrière se déplaça quand la royauté eut réuni les communes, puis les provinces sous son autorité. Les fabricants aspirèrent à retenir les matières premières qui leur étaient utiles et à écarter les produits de l'industrie étrangère qui pouvaient leur faire concurrence, et ils insistèrent pour obtenir dans ce double sens une protection douanière. A un certain point de vue, ce régime apparaît comme un progrès ; le royaume succédant à la commune, le cercle s'agrandit ; les restrictions commerciales ont pour objet de protéger surtout l'industrie manufacturière naissante pour certains articles, comme l'égoïsme des communes et des corps de métier avait protégé l'enfance des arts manuels. Il faut se garder de juger rigoureusement le passé avec les théories que suggère l'état présent des relations commerciales.

L'assemblée des notables qu'Henri IV convoqua à Rouen (1596) après être devenu maître du royaume, demanda que le roi interdît de nouveau l'entrée du royaume aux marchandises manufacturées d'or, d'argent, de soie et laine. Les marchands de soieries de Tours appuyèrent de leur côté cette demande en déclarant qu'ils étaient en état de suffire par eux-mêmes à la consommation du royaume. Et le roi rendit l'édit de janvier 1599 afin « d'apporter à ses sujets toute la commodité possible et de leur donner moyen d'entendre et de vacquer plu commodément à toutes sortes de manufactures ».En conséquence, il prohiba, d'une part, l'entrée des étoffes étrangères, principalement celle des étoffes de soie, et, d'autre part, il permit l'importation et défendit sous peines sévères l'exportation des matières premières, soie, bourre, laine, lin, chanvre, etc.

Henri IV et Sully voyaient avec déplaisir l'argent sortir du royaume pour solder des achats faits à l'étranger. Henri IV chercha à l'empêcher en créant en France la manufacture de certains produits qu'on importait. Sully songeait plutôt à empêcher les achats à l'étranger en réfrénant le luxe; il demandait «de bonnes lois défendant toutes superfluités et réduisant toutes personnes de toutes qualités pour ce qui regarde les vêtements, ameublements, bâtiments, logements, festins, parfums et autres bombances ».

Lyon, qui était le grand marché des soieries d'Italie et qui n'était pas encore une grande fabrique, se trouva grandement lésé par l'édit de 1599. Et, comme les fabricants de Tours furent loin de pouvoir satisfaire à la consommation, Henri IV se trouvant à Lyon, dont les habitants le

sollicitèrent vivement, révoqua son édit (1600) et borna la prohibition aux draps d'or et d'argent (édits de 1601 et 1602). Nous avons vu d'ailleurs que Sully réclamait, surtout en faveur de l'agriculture, la liberté du commerce comme un droit naturel et que Henri IV déclarait dans une ordonnance que la liberté du trafic rend les peuples opulents.

Sully, comme presque tous les politiques de son temps, regardait l'acquisition de l'or et de l'argent comme le plus grand avantage qu'un peuple pût retirer de son commerce avec les peuples étrangers. Cependant, contrairement à beaucoup de politiques, il n'était pas d'avis de fermer les barrières à l'importation, car il pensait que, la nature des productions étant différente d'un pays à l'autre, l'échange était profitable à tous deux. C'est ainsi qu'il parlait au roi au sujet de la plantation des mûriers qu'on préconisait parce qu'elle aurait pour effet, disait-on, de faire cesser l'importation coûteuse des soies et soieries d'Italie.

« Votre Majesté doit mettre en considération qu'autant qu'il y a de divers climats, régions et contrées, autant semble-t-il que Dieu les ayant voulu diversement faire abonder en certaines propriétés, commodités, denrées, matières et mestiers spéciaux et particuliers qui ne sont point communs ou pour le moins de telle bonté aux autres lieux, afin que par le trafic et commerce des choses (dont les uns ont abondance et les autres disette), la fréquentation, conversation et société humaine soient entretenues entre les nations, tant éloignées puissent-elles être les unes des autres, comme les grands voyages aux Indes orientales et occidentales en servent de preuve. »

Le système protectionniste, qui commençait à se constituer, reposait sur une théorie différente et flattait à la fois les partisans du système métallique et les industriels.

Après la mort de Henri IV, en 1614,1e Tiers état se fit dans son cahier l'avocat de cette cause. « Défense à toutes personnes, de quelque condition ou qualité qu'elles soient, d'amener ou faire entrer dans le royaume menues marchandises ouvrées d'or, d'argent, de soie, fil, ni même de dentelles et passements ou autres choses manufacturés, et soient pareillement défenses faites de transporter hors du royaume aucunes matières à manufacturer es pays étrangers, laine, fil, chanvre, drapeaux (chiffons) et autres quelconques sous peine de confiscation. »

A la suite de l'assemblée des notables de 1626, l'exportation des laines et l'importation des draps furent prohibées et le restèrent jusqu'en 1639. Richelieu leva l'interdiction parce qu'il reconnut que cette interdiction ne faisait que favoriser la contrebande.

Le système protecteur, qui paraît de prime d'abord simple et lutélaire, a eu au commencement du xvii« siècle un défenseur convaincu dans Laffemas, qui s'exprime à ce sujet avec autant de précision et

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même avec plus d'énergie que n'aurait fait Colberl lui-même,et un théoricien dans Montchrétien.

Laffemas, — Barthélémy de Laffemas, sieur de Baudhor, qui avait été tailleur, valet de chambre du roi et qui fut plus tard (1602) élevé au poste de contrôleur du commerce, proposa au roi ses idées de réformation, lors de l'assemblée des notables de Rouen, et les développa ensuite dans son Reiglement général pour dresser les manufactures du royaume. Il y déplorait, non sans exagération peut-être, la décadence de la fabrique française. « Les marchandises françaises se souloient faire en perfection ; tout a esté aboli par le désordre et confusion qui a esté dans le passé. » Et il indiquait plusieurs moyens de ranimer l'industrie, entre autres la prohibition d'importer des produits manufacturés ^ et d'exporter des matières premières *.Dans un mémoire de 1598, intitulé : Les monopoles et trafic des estrangers découverts, il dénonçait les ventes de produits étrangers faites aux foires et hors des foires dans les villes, maisons nobles et villages. « Il s'y trouve, dit-il, plus de trésors employés ordinairement que le roy d'Espaigne à payer ses armées en guerre, abus pernicieux qui achèvera de perdre et ruyner ce royaume.. Je dis de vérité que les négoces et traffic desdites marchandises, mises en ouvrages estrangères, sont pires que les guerres. Y mettre remède est facile, faisans lesdits ouvrages et marchandises dans ce dit royaume. Cette police fera trembler les ennemis de la France à cinq cents lieues d'icelle. »

Le désir d'empêcher la sortie de l'or et de l'argent était aussi un des motifs qui inspiraient le grand agronome Olivier de Serres, lorsqu'il recommandait la culture du mûrier. « Peu de lieux exceptés parmi ce grand royaume la soye peut croître... Aimez-vous mieux donner votre argent aux étrangers que d'en recevoir d'eux ? »

Montchrétien. — Quelques années après la mort d'Henri IV, Antoine de Montchrétien, qu'une vie d'aventures avait rendu témoin des progrès accomplis par l'industrie et par le commerce en Angleterre et en Hollande, écrivit un Traicté de l'économie politique qu'il dédia au jeune Louis XIII et à sa mère. Ce n'était pas un traité de science économique, science qui n'existait pas alors et dont Montchrétien n'a pas eu l'honneur de poser les fondements ; c'était un plaidoyer en faveur du monopole de l'industrie nationale et de la protection douanière présentée comme le seul moyen de relever la France. « Recevoir, ditil, de la quincaillerie estrangère, c'est osier la vie à plusieurs milliers de vos sujets dont cette industrie est l'héritage et ce travail le fonds de leur revenu. » «... Donnez le contentement de voir le fer se trans-

1 . 11 demandait même de punir de la pendaison les importateurs.

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