XIV PREFACE
rieur porte sur des quantités infiniment plus considérables que le commerce extérieur. Car toutes les marchandises de l'importation sont ensuite, à très peu d'exceptions près, l'objet d'échanges à l'intérieur, et presque toutes celles de l'exportation l'ont été avant de franchir la frontière ; de plus les marchandises importées ou exportées ne sont qu'une minime fraction du mouvement des échanges entre nationaux qui comprend la très grande majorité des produits de l'agriculture, la presque totalité des produits de l'industrie et dans lequel les mêmes produits figurent, non pas seulement une fois, mais le plus souvent plusieurs fois et même bien des fois avant de parvenir du producteur qui les a vendus au consommateur définitif qui les emploie pour son usage personnel. Mais le nombre total de ces échanges est inconnu ; aucune statistique ne saurait l'enregistrer. Les centaines de milliards de virements de la Banque de France sont loin d'en donner la mesure. On peut se faire une idée approximative, non du nombre total de milliards de ces «changes intérieurs, mais de leur progression par l'accroissement de certaines productions dont la statistique est enregistrée annuellement.
Nous connaissons du moins le chiffre du transport à l'intérieur d'une certaine partie des marchandises qui s'échangent dans le pays par la statistique des chemins de fer et par celle de la navigation intérieure. C'est pourquoi nous avons fait dans chaque période et dans le septième livre une place aux voies et moyens de communication, lois relatives à l'établissement des chemins de fer (construction et exploitation), marine, navigation et ports. C'est dans la même intention que nous avons suivi, de période en période, l'histoire de la Banque de France dont les opérations sont un précieux indice de l'état et du mouvement des affaires, que nous avons signalé l'ampleur qu'ont prise les opérations des autres établissements de commerce et que nous avons fait une étude spéciale des crises commerciales. Dans la première partie de cet ouvrage nous avions donné un