‹ Histoire du commerce de la FranceChapitre 132 sur 266 · Loi du 21 mars · texte numérisé non relu

Loi du 21 mars

2. En 1906 le ministère de la guerre a installé à la tour Eiffel un service de télégraphie sans lil qui est eu communication régulière avec les places de l'Est et même avec le littoral de la Méditerranée.

3. Avec Rouen, le Havre, Lille, etc., en 1885 ; avec Bruxelles en 1887 ; avec Marseille en 1888.

4. Entre autres, la loi du 20 mai 1890, le décret du 7 septembre 189a et la loi du 28 décembre 1895, le décret du 16 novembre 1897, etc....

La marine marchande. — La marine marchande a progressé beaucoup moins que les moyens de communication pur lerre Après la guerre franco-allemande, eu 187*2, elle se composait de 15.574 navires jaugeant 1.089.000 tonnes et employant 100.000 hommes d'équipage ; il y avait 15.062 navires à voiles d'une jauge de 911.613 tonneaux et 512 navires à vapeur d'une jauge de 177.462 tonneaux.

Le nombre et le tonnage sont restés stationnaires jusqu'en 1900. Au xxe siècle, sous l'influence de lois nouvelles, le total a augmenté : en 1908 il y avait 17.316 bâtiments jaugeant 1.452.695 tonnes, avec un équipage de 99.716 hommes.

Ce qui a changé le plus, c'est le rapport de la voile et de la vapeur. Les bâtiments à voile ont constamment diminué jusqu'en 18% où ils étaient au nombre de 14.301 jaugeant 390.394 tonneaux. Depuis il y a eu une augmentation factice, de plus de 250.000 tonneaux jusqu'en 1906, sous l'influence peu heureuse d'une loi. Au contraire le nombre et le tonnage des navires à vapeur a constamment augmenté : 1.110 navires et 499.921 tonneaux en 1890, 1.608 navires et 808.284 tonneaux en 1908 \

Le nombre des bâtiments à vapeur n'a pas tout à fait doublé, mais leur tonnage a plus que quadruplé, parce que la capacité des navires de toutes les nations commerçantes va sans cesse en augmentant \

On a calculé qu à capacité égale un bâtiment à vapeur rendait, à cause de son aménagement et de sa vitesse, environ trois fois et demie plus de service pour le transport qu'un navire à voiles. En adoptant ce coefficient de comparaison, on trouve que le service des bâtiments à vapeur en France est à celui des bâtiments à voiles comme 28 à 5. D'ailleurs, dans la statistique de la marine à voiles est compté un très grand nombre de petits bateaux de pêche et de cabotage qui ne servent pas ou servent à peine à la navigation commerciale.

Le progrès pour la vapeur est donc grand. Toutefois il paraît faible quand on le compare à celui de plusieurs autres nations, non seulement de l'Angleterre, mais de l'Allemagne, des Etats-Unis qui ont dépassé la France.

C'est, entre autres causes d'infériorité, que les armateurs ont en France à compter avec des conditions de construction des bâtiments, d'enrôlement des équipages et d'armement qui grèvent leurs opérations et leur rendent difficile la concurrence avec des marines plus libres. L'inscription maritime qui, depuis Colbert, enrôle tous les

i. Ces chiffres extraits des Tableaux du commerce général et de la navigation française et reproduits dans 1' Annuaire statistique de la France, diffèrent de ceux que donne M. Colson par suite de changements apportés dans le calcul du tonnage net.

2. La puissance des machines motrices des bâtiments à vapeur était de 60.000 chevaux en 1869 et de 350.000 en 1890.

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