broches en 1895, 8.434.000 en
3. « La hausse générale des prix, l'amélioration du produit des impôts, l'augmen-
IV BAN'Ql'Ë ET LE CRÉDIT, LES PRIX ET LES CRISES 431
escomptes de l'année 1905 a été de 10.967 millions. M. Picard, dans son rapport de 1902, signalait la voie par laquelle la production devait désormais atteindre la consommation. « C'est dans les couches profondes des classes laborieuses que nombre de fabricants recrutent leur clientèle la plus étendue et la plus sûre ; ils sont en face de besoins sans cesse croissants, mais de moyens forcément limités. Une évolution démocratique s'impose donc à la production contemporaine.»
C'est en 1896 que les nombres-indices, qui en général diminuaient depuis la crise de 1882, ont atteint en France le plus bas niveau de la longue période de dépression qui avait commencé après l'explosion de la crise de 1882: 91 pour l'importation et l'exportation et 90 pour les marchés intérieurs '.
Un relèvement se produisit durant les années suivantes. En 1905 les nombres-indices étaient déjà 104, 109 et 105. Puis une hausse très rapide et très accentuée les porta à 130, 119 et 122 en 1907.
Cependant les récolles étaient satisfaisantes et le prix du blé était modéré ; mais celui de la farine haussait. Les prix de la viande, bœuf, mouton, porc, augmentaient beaucoup*. Le prix des textiles, colon, laine, soie, monta.
Uneenquête faite surleprixdes denrées alimentaires payées annuellement de 1885 à 1910 par 70 lycées répartis dans toutes les régions de la France a donné les résultats suivants qui sont partout dans l'ensemble concordants entre eux, nonobstant certaines différences locales, et qui concordent aussi d'une manière générale avec les séries de nombres-indices enregistrées dans divers pays.
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